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durabilité [Planète Vivante en Anthropocène]

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durabilité

Économie, environnement

Concept de développement qualifiant la possibilité pour une économie, ou pour l’environnement en général, de ne pas se dégrader dans la durée.

n. f. (lat. durabilitas).

syn. : soutenabilité.

Informations complémentaires

Le concept de durabilité

Les ressources planétaires, au travers de leurs interactions (cycles biogéochimiques, réseaux trophiques, etc.), rendent à l’humanité une infinité de services écosystémiques. C’est pourquoi les activités humaines ne peuvent être considérées comme durables que si elles ne nuisent pas aux bonnes santés écologique, humaine et économique, et que si les projets durables adoptés restent des priorités sur le long terme, et que les ressources ne doivent pas être protégées que pour les générations actuelles ; elles doivent perdurer avec les mêmes fonctionnalités.

Voir : cycle biogéochimiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcycle biogéochimique

Ensemble des échanges d’un élément chimique particulier (carbone, azote), ou d’une molécule (l’eau, par exemple), entre l’atmosphère, l’hydrosphère et la lithosphère, en interaction avec les êtres vivants.
, réseau trophiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréseau trophique

Ensemble des relations existant entre les chaînes alimentaires d’un écosystème.
, service écosystémiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigservice écosystémique

Bénéfices que les humains retirent des écosystèmes.
.

La préservation du capital : la biocapacité

Une façon d’aborder leur durabilité, et donc l’héritage planétaire laissé aux générations futures, est de le faire en termes de capital,

L’approche en termes de capital conduit à rechercher des indicateurs qui donnent une valeur marchande à la nature, mais il est difficile de donner une valeur monétaire à la biodiversité et aux services écosystémiques. Par contre, pour qu’il n’y ait pas dégradation du capital, il est certain qu’il faudrait que le rythme :

  • de consommation des ressources renouvelables n’excède pas le rythme de régénération de ces mêmes ressources ;
  • d’émission des pollutions n’excède pas la capacité de l’environnement à absorber et résorber ces pollutions.

Ces conditions définissent ce que l’on appelle la biocapacité d’une région.

Voir : biocapacitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiocapacité

Pour une région, surface apte à reconstituer les ressources biologiques consommées, et à absorber les déchets générés par les hommes.
, biodiversitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, monétarisation de la natureplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, natureplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bignature

Au sens commun, c’est l’ensemble des milieux (atmosphère, hydrosphère, lithosphère) incluant ou non des organismes vivants.
, pollutionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, ressource renouvelableplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

Nature du capital

On distingue, le capital :

  • naturel : il est constitué par l’ensemble des ressources présentes dans les enveloppes terrestres ;
  • artificiel : il correspond à la richesse créée par l’homme ;
  • humain : il est constitué, en particulier, des compétences, connaissances, et expériences que possède un individu ou une population ;
  • social : c’est le réseau des relations dans une société permettant à cette société de fonctionner efficacement.

En dehors d’une valeur monétaire, plusieurs indicateurs nous montrent que le capital naturel se dégrade. Par exemple, le « jour du dépassement » est un indicateur qui nous donne le moment de l’année où l’humanité dépasse les biocapacités de la planète.

Voir : artificielplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, capital artificielplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, capital humainplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, capital naturelplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, capital socialplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcapital social

Concept économique relatif au développement durable, correspondant aux réseaux des relations dans une société (systèmes de gouvernance, cultures, habitudes sociales) permettant à cette société de fonctionner efficacement.
, développement durableplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdéveloppement durable

Mode de développement répondant aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.
, jour du dépassementplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

Impacts du modèle économique actuel

Le modèle économique actuel est fondé sur la croissance matérielle illimitée et le consumérisme à outrance. Ce modèle se décrit par : une extraction et une consommation massives des ressources, une accumulation de biens, une production de déchets toujours plus abondante. Cette économie dite linéaire se définit par quatre mots-clés : extraire ; produire ; consommer ; jeter. C’est ce type de développement qui a fait entrer l’humanité dans l’Anthropocène.

Voir : Anthropocèneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, déchetplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdéchet

Ce qui reste d’une matière, d’un objet, après son emploi.
.

Impacts sur la biodiversité

Ce modèle de développement dégrade, souvent de manière irréversible, tous les milieux de vie et donc nos sécurités alimentaire et sanitaire. En effet, réchauffement planétaire, destruction des forêts, artificialisation massive des terres, agriculture intensive et surpêche industrielle, pollution des eaux et des sols, créent les conditions d’une érosion massive de la biodiversité, et une dégradation irréversible de nos milieux de vie. Nous avons compris aussi à quel point ce bouleversement général des milieux génère les conditions de pandémies dévastatrices.

Voir : agriculture intensiveplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigagriculture intensive

Forme d’agriculture consistant à produire en quantités importantes, avec des rendements élevés, la matière première nécessaire à l’industrie de transformations, industrielle ou alimentaire.
, artificialisation des solsplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigartificialisation des sols

Transformation des sols lorsque des espaces naturels ou cultivés, sont remplacés par des zones aménagées (habitat, industries, commerces, équipements sportifs ou de loisirs, routes et parkings, etc.).
, érosion de la biodiversitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigérosion de la biodiversité

Diminution de taille des populations animales et végétales jusqu’à la disparition d’espèces.
, milieu de vieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, pandémieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, réchauffement planétaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, sécurité alimentaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, sécurité sanitaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, surpêcheplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

Données historiques

Face à l’agriculture productiviste et ses objectifs quantitatifs, tournés vers les rendements, Rudolf Steiner, à la fin du 19e siècle, tenta une approche globale, avec l’agriculture biodynamique.

Voir : biodynamieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

Données actuelles

Actuellement, la tendance scientifique d’aborder les impacts anthropiques environnementaux sur un plan global, se retrouve, par exemple, avec la théorie du Donut (évoquée ci-dessus), base d’un modèle économique qui respecte la justice sociale et l’environnement.

Voir : théorie du Donutplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigthéorie du Donut

Modèle économique qui respecterait la justice sociale et ne dépasserait pas la biocapacité terrestre.
.

Les concepts de RSE et de ESG

Deux concepts sont utilisés pour caractériser d’une part l’impact des entreprises sur la durabilité et, d’autre part, les méthodes qu’elles utilisent pour ne pas nuire à l’environnement. Ce sont les concepts de « Responsabilité sociétale des entreprises (RSE)» et de « critère environnemental, social et de gouvernance (critère ESG)».

On se reportera à ces deux entrées.

Ces deux concepts mettent l’accent sur l’importance des choix économiques des entreprises (et bien sûr des États) sur le social et l’environnement, mais ils ne doivent pas faire oublier, inversement, la nécessité de prendre en compte les contraintes qu’impose l’environnement sur le social et les choix économiques des entreprises.

Voir : critère environnemental, social, et de gouvernance, responsabilité environnementaleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, Responsabilité sociétale des entreprisesplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, social et de gouvernance.

Durabilité ou soutenabilité

Compte tenu des débats portant sur le sens donnés à ces mots, le contenu de cette rubrique pourrait tout aussi bien se trouver dans la rubrique « Remarque linguistique et/ou historique ».

Définitions

Les deux termes sont souvent donnés pour synonymes, pourtant, il ne fait pas de doute que l’on peut y voir une nuance :

  • durabilité : qualité de ce qui conserve son état dans la durée. Elle implique une stabilité des structures, une constance, une solidité, pour une durée limitée, même si celle-ci n’est pas quantifiée précisément (durabilité des ampoules électriques). C’est un caractère endogène (constitutif) à l’objet d’étude. En termes de « transition écologique », la durabilité s’oppose à l’idée d’obsolescence programmée qui correspond à un dispositif endogène mis en place par les constructeurs pour raccourcir la durée de vie d’un objet.
  • soutenabilité : qualité de ce qui, face au changement, conserve sa fonctionnalité en raison d’un soutien qui lui est apporté. La conservation de la fonctionnalité est dépendante de la permanence de l’aide, et donc, a priori, sans limite de durée, déterminée de façon endogène.

La durabilité insisterait donc plutôt sur la stabilité des structures, alors que la soutenabilité, sur leurs fonctionnalités.

Voir : obsolescence programméeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

Développement durable : un oxymore

Le concept de développement durable est bien établi depuis le Sommet de la Terre de Rio de 1992, mais il est couramment admis que l’expression « développement durable » est un oxymore qui impose d’éclaircir les deux notions, celle de développement, et celle de durabilité, surtout lorsque l’on traite des questions de l’état de la planète. Pour chacune des deux notions, un gradient existe de fort à faible.

Voir : Sommet de la Terreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

Durabilité forte et faible

Durabilité forte

Le concept de durabilité forte part de l’idée que les ressources planétaires ne sont pas remplaçables à l’infini, et que le développement aussi bien social qu’économique ne peut se faire que dans le respect des lois de la nature. De ce fait, les limites planétaires sont absolues et non relatives, et les dimensions sociales et économiques du développement durable sont étroitement corrélées à celle de l’environnement. La dégradation d’une ressource naturelle (eau, biodiversité, atmosphère, etc.) ne peut être compensée par un progrès technologique. Le stock de capital naturel ne doit pas baisser. L’exploitation des ressources naturelles doit rester dans les limites des biocapacités de chaque région, le capital naturel devant être transmis intégralement aux générations futures.

Par ailleurs, capital naturel et capital artificiel sont complémentaires et non substituables. Chacun doit être conservé et transmis aux générations futures en quantité au moins constante. L’ensemble constitue le patrimoine de l’humanité.

Voir : atmosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigatmosphère

Enveloppe gazeuse qui entoure la Terre, mais également plusieurs corps célestes.
, biodiversitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, limite planétaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, ressource naturelleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

Durabilité faible

Le concept de durabilité faible est fondé sur l’idée que les développements techniques et scientifiques peuvent permettre la restauration des dégradations de l’environnement naturel que les activités humaines ont dégradé, mais que, réciproquement, l’exploitation des ressources naturelles permet de préserver le développement (économique, culturel, etc.) ; ceci, dans une sorte de compromis. La possibilité serait ainsi offerte aux générations futures de bénéficier des retombées d’un développement économique soutenu. Ce choix stratégique implique néanmoins que le modèle économique en vigueur doit être amélioré… si on en juge par les résultats actuels !

Par ailleurs, ce choix stratégique se décline selon les niveaux technologiques de chaque pays.

Les réponses « faibles » aux impacts anthropiques

Types de réponses

Citons quelques voies de compensation des dégradations provoquées :

  • la compensation « comptable » : elle est fondée sur l’idée « pollueur-payeur ». La compensation carbone est un exemple. Elle consiste, pour une entreprise, à contrebalancer ses propres émissions en finançant des projets de réduction des émissions, de séquestration du carbone ou de développement des énergies renouvelables. C’est le MDP (Mécanisme pour un développement propre), mécanisme pouvant être considéré comme un droit à polluer ! Ou encore, replanter autant d’arbres qu’on en a arraché lors de la réalisation d’un projet d’aménagement qui a artificialisé les sols ;
  • la compensation par les améliorations technologiques : c’est par exemple l’idée que les impacts environnementaux de l’agriculture intensive, pourraient être « effacés » par une l’agriculture de précision ;
  • la compensation par l’action sur les processus naturels : cette vue est fondée sur la prétention de pouvoir maîtriser les forces biogéochimiques en œuvre dans la nature pour compenser. C’est le géo-ingénierie climatique (aspirateur à CO2, fertilisation des océans, ensemencement des nuages, propulsion d’aérosols dans la stratosphère, etc.) se positionne en réponse aux bouleversements environnementaux actuels.

Voir : aérosolplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigaérosol

Ensemble de particules liquides ou solides en suspension dans l’air et de petite taille, entre 0,001 et 10 micromètres.
, agriculture de précisionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, artificialisation des solsplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigartificialisation des sols

Transformation des sols lorsque des espaces naturels ou cultivés, sont remplacés par des zones aménagées (habitat, industries, commerces, équipements sportifs ou de loisirs, routes et parkings, etc.).
, compensation carboneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcompensation carbone

Fait de contrebalancer l’émission de dioxyde de carbone générée par une activité dont on est responsable, en finançant un ou des projets de réduction d’émission ou de séquestration de carbone.
, fertilisation des océansplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfertilisation des océans [alias]

Voir : fertilisation.
, géo-ingénierie climatiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, MDPplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, pollueur-payeurplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, séquestration du carboneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, stratosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

Réponses technologiques ciblées par type d’impacts

Pour les tenants d’une durabilité faible, les problèmes environnementaux se régleront par des progrès technologiques plus que par un changement de nos modes de vie, surestimant nos capacités d’adaptation qu’elles soient technologiques, ou encore, par exemple, sociologiques ou culturelles.

Voir : adaptationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigadaptation

Transformation des modes de vie et de l’organisation d’une société, répondant à une perturbation de celle-ci.
, culture hors-solplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, énergie décarbonéeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, dessalementplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, gaz à effet de serreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggaz à effet de serre

Constituant gazeux de l’atmosphère absorbant le rayonnement infrarouge émis par la surface de la Terre et le renvoyant vers elle (en grande partie), contribuant ainsi au réchauffement planétaire.
, mode de vieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, OGMplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, pollinisateurplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, sécheresseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, stressplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, terre arableplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, viande artificielleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

Tableau : Solutions technologiques pouvant être apportées à certains impacts environnementaux anthropiques.

Impacts environnementaux Exemples de solutions technologiques
Montée des eaux et submersion marine Digues
Sécheresse Plantes OGM résistantes au stress hydrique
Gaz à effet de serre Énergies décarbonées, géo-ingénierie climatique
Épuisement des ressources en eau douce Usines de dessalement
Perte des terres arables Culture hors-sol
Impacts consécutifs aux besoins croissants en viande Viande artificielle
Disparition des insectes pollinisateurs Robots-abeilles et ruches artificielles

Limite du concept de durabilité faible

Dépendance du capital artificiel à l’égard du capital naturel

La durabilité faible ne prend pas en considération le fait que le capital artificiel (machines, infrastructures) ne peut se construire que sur le capital naturel et que tout épuisement de ce dernier va à l’encontre d’un accroissement du capital artificiel. Nous ne prendrons que deux exemples :

  • les limites des réserves en terres rares nécessaires au développement des technologies sur lesquelles les énergies renouvelables reposent ;
  • la désorganisation profonde et catastrophique des sociétés résultant de la pandémie du Covid-19 : En effet, celle-ci s’est développée sur un fond de dégradation des écosystèmes (capital naturel), mais aussi une dégradation des capitaux sociaux (services de santé) et humains (sentiment d’injustice, dévalorisation).

Au final, cette conception selon laquelle l’humanité pourrait se permettre de dégrader l’environnement, si elle crée un capital artificiel qui compenserait les pertes de capital naturel, ne tient pas.

Voir : Covid-19plugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, écosystèmeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigécosystème

Ensemble fonctionnel (système) formé d’une biocénose (communauté d’êtres vivants) et du biotope (milieu : eau, sol, et atmosphère).
, énergie renouvelableplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, pandémieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, terre rareplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

L’irréalisme d’une durabilité faible

L’humanité est rentrée dans une période d’incertitude. Les modèles climatologiques sont régulièrement révisés vers le pire, les prévisions relatives à l’érosion de la biodiversité sont constamment aggravées, les pollutions progressent, et la technologie est impuissante à enrayer ces évolutions. La confiance aveugle en la technologie n’est plus de mise.

En fait, promouvoir la durabilité faible est un levier pour l’inaction climatique. Elle place l’humanité dans la perspective d’agir, mais trop tard ! 

Cela ne veut pas dire que certaines actions, comme la séquestration du carbone, ne sont pas utiles. Elles ne doivent pas être envisagées comme des actions complémentaires et suffisantes des dispositifs de réduction des émissions, celles-ci étant considérées comme impossibles à remplacer. La priorité demeure d’aller vers l’arrêt des émissions.

Réflexion pédagogique

Le champ des notions pouvant être abordées est vaste.

Les notions appelées par le thème de la durabilité

Notions d’écologie

On peut citer les concepts :

  • de limite planétaire : ce concept conduit à évoquer les théories de « limites planétaires », et du « Donut », mais aussi les concepts d’impact environnemental ;
  • d’interactions entre les facteurs de dégradation, d’effet domino, de synergie, et de complexité qui découle des interactions.

Voir : effet dominoplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigeffet domino

Processus ayant lieu lorsqu’un changement en provoque un autre, ce dernier en provoquant lui-même un autre, et ainsi de suite au cours d’une séquence linéaire.
, impact environnementalplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigimpact environnemental

Pression des activités humaines sur la nature et les dégradatons des écosystèmes (biotopes et biocénoses) qui en résultent.
, limite planétaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, synergieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, théorie du Donutplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigthéorie du Donut

Modèle économique qui respecterait la justice sociale et ne dépasserait pas la biocapacité terrestre.
.

Notions liées aux programmes de développement

Ce sont, par exemple, les notions :

  • de recyclage et surexploitation des ressources : la durabilité forte pose la question de notre capacité à recycler les ressources naturelles que nous épuisons mais aussi de cesser l’exploitation de ressources les terres rares, nécessaires pour développer les technologies sur lesquelles les énergies renouvelables reposent ;
  • d’adaptation, d’inadaptation et de maladaptation.

Voir : indice de réparabilitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, maladaptationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, recyclageplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, sobriétéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

Notions liées aux modes de vie

Par exemple, on peut réfléchir :

  • aux impacts du consumérisme ;
  • au concept de sobriété ;
  • à la mise au point de l’indice de réparabilité des objets.

Voir : indice de réparabilitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, sobriétéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

Adaptation et atténuation

Les notions d’adaptation et d’atténuation sont abordées avec l’entrée « adaptation transformationnelle ».

Voir : adaptation transformationnelleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

Les éducations à la durabilité

Une éducation dite « fortes » est nécessaire pour contribuer aux prises de décisions qui permettront de parvenir à une durabilité forte de nos conditions de vie. Ce type d’éducations implique des ruptures par rapport aux savoirs académiques classiquement donnés aux apprenants. Elle combine approches scientifiques, philosophiques, politiques, sociales, économiques.

Les connaissances approfondies dans chaque discipline ne sont pas requises. Par contre la capacité qui est attendue est celle de pouvoir mobiliser des connaissances dans des domaines variés afin d’être en mesure de gérer des situations environnementales complexes pour parvenir à une durabilité forte. De ce point de vue la qualification d’éducation forte peut paraître contre-intuitive puisque l’excellence disciplinaire (forte ?) n’est pas recherchée.

Remarque

Une approche transversale, qui décloisonne les disciplines, peut présenter, aux yeux des plus jeunes, le danger de minimiser l’importance de l’approfondissement des connaissances, spécialité, par spécialité, discipline par discipline.

Par ailleurs, si la durabilité forte exprime l’idée que l’être humain ne pourra jamais se libérer complètement des contraintes naturelles, même en s’appuyant sur la science et la technologie, à l’inverse, elle ne dit pas que le combat pour une durabilité forte implique que l’on mette un frein au progrès.

GreenComp

Dans le domaine de l’éducation, le GreenComp constitue un cadre européen de référence pour les compétences en matière de durabilité environnementale et de transition écologique, cadre qui répond aux politiques définies dans le Pacte vert européen (Green Deal).

L’objectif est la mise en place de formations inclusives et de qualité sur le changement climatique, la biodiversité et la durabilité, ainsi que l’apprentissage tout au long de la vie.

Voir : changement climatiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigchangement climatique

Ensemble des modifications climatiques qui persistent plus longtemps qu’un évènement météorologique, sous l’effet de causes naturelles (changements du cycle solaire ou éruptions volcaniques massives), ou de causes anthropiques (activités humaines).
, Pacte vertplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.