Table des matières
écosystème
Définition
Ensemble fonctionnel (système) formé d’une biocénose (communauté d’êtres vivants) et du biotope (milieu : eau, sol, et atmosphère).
n. m. (gr. oikos, maison et sustêma, ensemble).
Voir : atmosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigatmosphère
Enveloppe gazeuse qui entoure la Terre, mais également plusieurs corps célestes., biocénoseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiocénose
Ensemble de tous les organismes vivant au sein d’un écosystème, qui ont de multiples relations inter- et intraspécifiques., biotopeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiotope
Ensemble des facteurs climatiques et physicochimiques caractérisant le milieu de vie d’un écosystème., eauplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigeau
Substance chimique dont la molécule (H2O) qui, par ses caractéristiques physico-chimiques, possède de multiples fonctions tant dans le monde vivant que dans le monde inerte., solplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsol
Partie superficielle émergée de l’écorce terrestre, plus ou moins meuble, de structure et de qualité variable, cultivée ou non..
Informations complémentaires
En écologie, le terme d’écosystème peut être appliqué à des milieux d’extensions très diverses : souche d’arbre, association forestière, lac, paysage. La biosphère est la somme de tous les écosystèmes élémentaires incluant toutes les parties de l’atmosphère, de la lithosphère, et de l’hydrosphère qui comportent des organismes vivants. On peut donc parler de l’écosystème planétaire dans lequel interagissent une infinité de sous-systèmes en interaction permanente.
Voir : atmosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigatmosphère
Enveloppe gazeuse qui entoure la Terre, mais également plusieurs corps célestes., biosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiosphère
Ensemble de tous les organismes vivants et des milieux où ils vivent., hydrosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighydrosphère
Ensemble de toutes les parties de la planète occupées par l’eau sous ses trois états (liquide, solide ou gazeux)., lithosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biglithosphère
Couche la plus externe du globe terrestre, dont l’épaisseur varie entre 70 km (sous les océans) et 150 (sous les continents)., organisme vivantplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigorganisme vivant [alias]
Voir : être vivant..
Régulation des écosystèmes
Un écosystème naturel ou artificiel (agrosystème) se caractérise par l’ensemble des interactions entre les organismes de la biocénose d’une part, et entre ces organismes et le biotope d’autre part. La régulation de ces deux types d’écosystèmes est différente :
- écosystèmes naturels : par la litière qu’ils forment, les végétaux restituent au sol une partie de éléments minéraux qu’ils y ont prélevé. En outre, ils y apportent la matière organique qu’ils ont synthétisée, contribuant à la fertilisation du sol. Par ailleurs, les plantes sont un élément majeur de l’évapotranspiration et donc du cycle de l’eau. Le système racinaire est le lieu de nombreuses symbioses. Toutes ces interactions font que les écosystèmes naturels s’auto-entretiennent ;
- agrosystèmes : les récoltes d’une agriculture intensive appauvrissant le sol, l’homme doit compenser les pertes en apportant, eau (irrigation) et engrais. Un agrosystème est un système artificiellement entretenu.
Voir : agriculture intensiveplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigagriculture intensive
Forme d’agriculture consistant à produire en quantités importantes, avec des rendements élevés, la matière première nécessaire à l’industrie de transformations, industrielle ou alimentaire., agrosystèmeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigagrosystème
Écosystème artificiel à vocation agricole (culture et élevage)., artificielplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigartificiel
Ce qui est produit par l’homme à l’aide de techniques plus ou moins complexes., cycle de l'eauplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcycle de l'eau
Échanges d’eau (H2O), sous diverses formes, liquide, gazeuse et solide, entre l’atmosphère, l’hydrosphère, la lithosphère et le monde vivant de la biosphère., engraisplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigengrais
Matière mélangée aux sols pour leur conserver ou leur apporter des qualités (physiques ou chimiques) favorables à la croissance des plantes., évapotranspirationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigévapotranspiration
Quantité d’eau libérée dans l’atmosphère par un écosystème, sous forme de vapeur., fertilisationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfertilisation
Amélioration des qualités d’un sol et donc de sa capacité à augmenter la production de matière végétale., irrigationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigirrigation
Apport d’eau à une culture., litièreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biglitière
Partie superficielle des sols forestiers formée par l’accumulation de débris végétaux en décomposition (feuilles, brindilles, branches, etc.), évoluant en humus., matière organiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmatière organique
Matière synthétisée par les êtres vivants., solplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsol
Partie superficielle émergée de l’écorce terrestre, plus ou moins meuble, de structure et de qualité variable, cultivée ou non., symbioseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsymbiose
Relation impliquant une interdépendance entre des organismes appartenant à des espèces différentes..
Groupes fonctionnels des biocénoses
La biocénose d’un écosystème inclut généralement trois groupes fonctionnels, des :
- producteurs primaires, c’est-à-dire les organismes chlorophylliens et les chimiosynthétiques ;
- consommateurs (herbivores et carnivores) ;
- décomposeurs (champignons et bactéries).
Ces groupes sont en interaction au travers d’échanges de matière organique et d’énergie. Par ailleurs, au sein des organismes d’une même espèce, il existe des interactions liées à la reproduction.
Voir : bactérieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbactérie
Microorganisme unicellulaire (de 1 à quelques micromètres) ne possédant pas de noyau véritable (procaryote), ni d’autres organites., carnivoreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcarnivore
Animal vertébré, mammifère, se nourrissant toujours, ou parfois, de chair., chlorophyllienplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigchlorophyllien
Relatif à la chlorophylle., chimiosynthèseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigchimiosynthèse
Synthèse de matière organique, chez certains procaryotes dépourvus de photorécepteurs, l’énergie nécessaire aux synthèses organiques venant de l’oxydation de substrats minéraux., consommateurplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigconsommateur
Être vivant devant utiliser la matière organique d’autres organismes vivants ou morts pour assurer son propre métabolisme., décomposeurplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdécomposeur
Organisme se nourrissant de détritus organiques (débris végétaux et fungiques, cadavres ou excréments), participant à la chaîne des dégradations de la matière organique., herbivoreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigherbivore
Animal vertébré qui se nourrit de plantes herbacées., producteurplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigproducteur
Tout organisme au sens où il fabrique sa matière organique., reproductionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigreproduction
Perpétuation, naturelle ou artificielle, d’un organisme unicellulaire ou pluricellulaire..
Les écosystèmes marins et côtiers (ou littoraux)
Les écosystèmes marins et côtiers (ou littoraux) se définissent globalement comme un ensemble fonctionnel d’une communauté d’êtres vivants et du milieu marin dans lequel ils vivent. Ils protègent les rives contre les risques d’érosion et de submersion marine.
Ces écosystèmes sont les :
- océans : les différents océans (Atlantique, Pacifique, etc.) ne forment qu’un seul immense écosystème marin. C’est le plus grand écosystème de la planète en termes de surface (plus de 71 % de la surface du globe) et de volume, puisque la profondeur est en moyenne de 3,5 km, mais certaines fosses s’enfoncent à plus de 10 km. ;
- mers ;
- marais littoraux ;
- estuaires ;
- cordons dunaires ;
- récifs coralliens ;
- herbiers marins ;
- mangroves ;
- lagunes côtières d’eau salée.
Certaines communautés d’être vivants sont benthiques (elles vivent sur les fonds), d’autres sont pélagiques (elles nagent ou flottent).
Voir : benthiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbenthique
Relatif aux fonds marins., communautéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcommunauté
Ensemble d’organismes de différentes espèces (animales et/ou végétales) se trouvant dans un espace donné (biotope), à un moment déterminé, avec un minimum de compétition entre elles., être vivantplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigêtre vivant
Entité formée d’une ou plusieurs cellules, qui dès son début d’existence possède un métabolisme qui lui permet d’être actif ; sa mort le rend inactif (inerte)., herbier marinplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigherbier marin
Prairies sous-marines, composées de plantes à fleurs, présentes dans les zones côtières, aux fonctions écosystémiques multiples., laguneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biglagune
Étendue d’eau salée, isolée de la mer par un cordon littoral laissant ou non une ouverture sur le large., mangroveplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmangrove
Formation végétale du littoral marin des régions tropicales, soumises à l’alternance des marées, comprenant en majorité des espèces de palétuviers.
n. f.
Voir : formation végétale.
Informations complémentaires
Certains facteurs des milieux où les mangroves existent ne sont pas favorables au développement de la vie. C, pélagiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpélagique
Relatif à la haute mer., récif corallienplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrécif corallien
Vaste structure marine étendue, formée par des coraux, à une faible profondeur, constituant l’habitat d’une faune abondante et diversifiée..
Les écosystèmes montagneux
On classe les écosystèmes montagneux essentiellement en fonction de l’altitude. Toutefois, les sols, les reliefs, les conditions climatiques sont très divers et en conséquence, la faune et la flore qui s’y trouvent aussi.
Les montagnes, sont des écosystèmes fragiles, sont particulièrement sensibles aux variations climatiques (température, précipitations, etc.).
Les écosystèmes montagnards offrent des services écosystémiques importants puisqu’ils sont essentiels au cycle de l’eau.
Voir : fauneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfaune
Ensemble des animaux présents dans un milieu., floreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigflore
Ensemble des micro-organismes présents dans un environnement particulier (tube digestif, rhizosphère, sols, etc.)., service écosystémiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigservice écosystémique
Bénéfices que les humains retirent des écosystèmes..
Classement en fonction des altitudes
Schématiquement, on distingue trois groupes d’écosystèmes de montagne :
- la basse montagne : On la trouve jusqu’à 500 mètres d’altitude. Elle se caractérise par des herbes hautes qui servent de pâturages mais, sans exploitation humaine, la prairie peut évoluer vers la forêt ;
- la moyenne montagne : De 500 à 2 000 mètres on trouve des lacs, des zones humides et des broussailles. Le relief étant plus accentué ;
- la haute montagne : Elle commence vers 2 000 mètres d’altitude. À partir de cette limite les températures sont faibles (on y trouve les neiges éternelles) et les vents permanents et la végétation devient donc plus rare.
Voir : forêtplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigforêt
Terre occupant une superficie de plus de 0,5 hectare avec des arbres atteignant une hauteur supérieure à cinq mètres et un couvert arboré de plus de 10 %, ou avec des arbres capables d’atteindre ces seuils in situ., zone humideplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigzone humide
Terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire..
La végétation en fonction des altitudes
Les altitudes de référence pour la végétation sont différentes en fonction des régions mais elles le sont également en fonction de l’exposition au soleil (ubac et adret). Toutefois, on convient de distinguer cinq étages de montagnes:
- l’étage collinéen : de 500 à 1 000 mètres. On y trouve des forêts de feuillus mais la faune et la flore sont encore semblables à celles des plaines ;
- l’étage montagnard : de 1 000 à 1 500 mètres. On y remarque une dominance des forêts mixtes (résineux et arbres à feuilles caduques) ;
- l’étage subalpin : de 1 500 à 2 000 mètres. Les forêts sont constituées de résineux ;
- l’étage alpin : de 2 000 à 2 500 mètres. La végétation y est rare ;
- l’étage nival : de 2 500 à 3 000 mètres. C’est l’étage des prairies sommitales ;
- l’étage des neiges éternelles : de 2 500 à 3 000 mètres.
Voir : adretplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigadret
Versant d’un relief le mieux exposé au soleil, orienté vers le sud dans l’hémisphère Nord., feuilluplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfeuillu
Plante à fleurs, ligneuse (des arbres, arbuste, arbrisseau), portant des feuilles au limbe bien développé., prairie sommitaleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigprairie sommitale
Formation végétale naturelle du sommet des montagnes, constituant une prairie d’herbes courtes et de plantes vivaces., résineuxplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrésineux
Plante ligneuse (arbre) possédant des cellules sécrétrices de résine, localisées dans l’écorce, le bois et les feuilles., ubacplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigubac
Versant d’un relief le moins bien exposé au Soleil, orienté vers le nord dans l’hémisphère Nord, par opposition à l’adret, orienté vers le sud..
Disparition ou modification de certains écosystèmes
L’exploitation de plus en plus intense des écosystèmes conduit directement à leur perte de viabilité. Pollution, érosion des sols, perte de biodiversité, ne changent pas les lois de la nature, ce sont les écosystèmes qui changent de nature. Les chaînes alimentaires nécessitent toujours des producteurs primaires et des producteurs secondaires, des consommateurs primaires et secondaires. De même, quand un écosystème est déstabilisé, les différents cycles biogéochimiques le sont aussi mais leurs fonctionnalités demeurent. Les exemples d’écosystèmes subissant de profondes modifications sont nombreux.
Voir : chaîne alimentaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigchaîne alimentaire
Notion désignant une suite d’organismes d’espèces différentes ayant entre eux diverses relations trophiques., cycle biogéochimiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcycle biogéochimique
Ensemble des échanges d’un élément chimique particulier (carbone, azote), ou d’une molécule (l’eau, par exemple), entre l’atmosphère, l’hydrosphère et la lithosphère, en interaction avec les êtres vivants..
L'exemple des coraux
Le réchauffement des eaux océaniques et leur acidification conduit les riches écosystèmes associés aux barrières de corail à s’appauvrir inéluctablement. En effet, le réchauffement de l’eau provoque la rupture de l’association symbiotique entre le corail (organisme animal) et l’algue (zooxanthelle), celle-ci étant alors expulsée du corail, or l’algue, par son autotrophie, répond à 95 % des nutriments nécessaires au corail. Ce dernier meurt et le corail blanchit. À cela, s’ajoute le phénomène d’acidification des océans qui tend à devenir un facteur limitant dans la formation du squelette calcaire du corail. D’où une nouvelle cause de dégradation des récifs coralliens. Un écosystème plus pauvre apparaît.
Voir : acidification des océansplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigacidification des océans
Diminution progressive du pH des eaux superficielles des océans., calcaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcalcaire
Dépôt de carbonate de calcium (CaCO3)., corailplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcorail
Animal colonial pourvu d’un exosquelette calcaire dont certaines espèces vivent en symbiose avec des algues unicellulaires., nutrimentplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bignutriment
Élément chimique ou molécule relativement simple, soluble, utilisable sans transformation lors du métabolisme cellulaire..
L'exemple des subéraies
Il existe des subéraies (forêts de chênes-lièges) naturelles ou artificielles. Sur les 3 millions d’hectares plantés au Maghreb, il n’en reste plus qu’un quart. En Europe du Sud (Espagne, France, Italie, et Portugal), la tendance à la régression est identique.
La première cause de leur disparition venant à l’esprit est celle de l’urbanisation, mais on peut y ajouter le remplacement des bouchons de liège par des bouchons synthétiques, ces derniers pouvant être préférés à des bouchons de liège de mauvaise qualité. Les subéraies ne sont alors plus entretenues.
La disparition attendue de la subéraie plantée montre l’importance de l’activité économique sur l’équilibre d’un agrosystème. Bien entretenu, cet agrosystème est le refuge d’une faune relativement abondante. En région méditerranéenne, un autre intérêt de ces forêts réside dans le fait, que les chênes-lièges résistent bien au feu grâce à leur écorce épaisse.
Voir : agroécosystème, écorceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigécorce
Enveloppe de la tige et des racines, constituée de plusieurs tissus..
Changement climatique
Sans développer ce thème du changement climatique, il est néanmoins important de noter qu’avec le réchauffement atmosphérique des animaux migrent soit en altitude, soit en latitude vers le nord, et que les floraisons se font plus précoces. Dans ces conditions les limites de nombreux écosystèmes sont en train de se déplacer et les interactions au sein des écosystèmes se modifient, en particulier, les interactions trophiques. Par ailleurs, d’autres écosystèmes peuvent lentement perdre leur biodiversité.
Voir : biodiversitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiodiversité
Diversité du monde vivant s’exprimant par la richesse en espèces, la diversité des individus d’une même espèce et la diversité des écosystèmes., floraisonplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfloraison
Processus de développement des fleurs et leur épanouissement., migrationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmigration
Déplacement de populations en raison de l’aggravation des conditions climatiques, sociales, ou autres., trophiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigtrophique
Qualifie ce qui concerne la nutrition de tous les êtres vivants..
Aire des écosystèmes et biodiversité
La relation entre la biodiversité d’un écosystème et la surface de ce dernier est un paramètre important. Les observations montrent très clairement que chaque augmentation de surface conduit à une augmentation de la biodiversité.
Réflexion développement durable
Services écosystémiques (ou services écologiques)
Dés la fin du 20e siècle, avec la prise de conscience que l’homme dégradait la planète, un nouveau concept est apparu, celui des services rendus à l’humanité, par la nature. Un très bon exemple est le rôle des insectes pollinisateurs, sans lesquels de nombreuses récoltes de fruits et de graines ne se feraient pas. Une telle notion conduit à une évaluation économique de la nature.
Voir : fruitplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfruit
Organe résultant de la transformation de l’ovaire (vrai fruit) ou de parties connexes des fleurs (faux-fruit) en principe après fécondation., graineplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggraine
Organe résultant de la transformation de l’ovule après fécondation, chez les Gymnospermes et les Angiospermes., natureplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bignature
Au sens commun, c’est l’ensemble des milieux (atmosphère, hydrosphère, lithosphère) incluant ou non des organismes vivants., pollinisateurplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpollinisateur
Animal transportant du pollen produit par les étamines d’une plante jusqu’aux organes femelles d’une autre plante..
Objectif de développement durable (ODD) et cible
ODD concerné
Les écosystèmes font l’objet des ODD :
- 14 - Vie aquatique : Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable ;
- 15 – Vie terrestre : Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres.
Voir : Objectif de développement durableplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigObjectif de développement durable
Un des dix-sept objectifs fixés par l’Organisation des Nations Unies (ONU), donnant un cadre mondial visant à remettre l’humanité sur la voie de la durabilité à l’horizon 2030, adoptés en 2015 par l’Assemblée générale des Nations Unies..
ODD-N° : 14, 15.
Cible concernée
Les cibles plutôt concernées sont les :
- 14.2 - Écosystèmes marins et côtiers : D’ici à 2020, gérer et protéger durablement les écosystèmes marins et côtiers, notamment en renforçant leur résilience, afin d’éviter les graves conséquences de leur dégradation et prendre des mesures en faveur de leur restauration pour rétablir la santé et la productivité des océans ;
- 15.1 - Préservation des écosystèmes terrestres : D’ici à 2020, garantir la préservation, la restauration et l’exploitation durable des écosystèmes terrestres et des écosystèmes d’eau douce et des services connexes, en particulier les forêts, les zones humides, les montagnes et les zones arides, conformément aux obligations découlant des accords internationaux ;
- 15.4 - Écosystèmes montagneux : D’ici à 2030, assurer la préservation des écosystèmes montagneux, notamment de leur biodiversité, afin de mieux tirer parti de leurs bienfaits essentiels pour le développement durable.
Réflexion pédagogique
La diversité des interactions qui sont en jeu au niveau de tout écosystème est un sujet pédagogique intéressant. Ci-dessous, regroupés par thème, quelques exemples. Ce sont les interactions :
- entre biotope et biocénose : ici, il s’agit de développer les notions de flux de matière et d’énergie (cycle de la matière et chaînes alimentaires, rhizosphère, etc.), de stockage dans les sols du carbone organique et des conséquences sur le taux de CO2 atmosphérique et sur l’effet de serre, ou encore de la notion d’évapotranspiration et de ses conséquence sur le cycle de l’eau, etc. ;
- au sein des biocénoses : relations intraspécifiques et interspécifiques (chaines alimentaires), dynamiques des populations, phénomène de colonisation d’un territoire ;
- entre les actions anthropiques et les services écosystémiques : les questions des maladaptations, de la renaturation, de la reforestation sont des sujets qui ouvrent largement les débats.
Voir : anthropiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biganthropique
Qui est relatif à l’homme., colonisationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcolonisation
Installation et développement d’êtres vivants dans un milieu., cycle de la matièreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcycle de la matière
Échanges permanents et répétitifs des éléments chimiques qui entrent dans la constitution de la matière organique, produisant pour chacun d’eux un flux constant entre l’atmosphère, l’hydrosphère, la lithosphère et le monde vivant., effet de serreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigeffet de serre
Phénomène de piégeage dans la basse atmosphère, de la majeure partie du rayonnement thermique (infrarouge) émis par le sol, provoquant une élévation de la température atmosphérique., maladaptationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmaladaptation
Choix d’aménagement de l’environnement, sensé améliorer la résilience de celui-ci, mais dont le résultat est d’accroître sa vulnérabilité., reforestationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigreforestation
Plantation d’arbres dans une zone où ils ont disparu, afin de reconstituer un espace forestier., relation intraspécifiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrelation intraspécifique
Relations s’établissant entre les individus de la même espèce., relation interspécifiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrelation interspécifique
Relation entre espèces pouvant être régie par différents facteurs comme la lumière, la nourriture, les saisons ou l’espace disponible., renaturationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrenaturation
Processus naturel ou opération d’aménagement visant à donner à la faune et à la flore la possibilité de recoloniser un milieu ayant été écologiquement déstabilisé par l’homme..
Remarque linguistique et/ou historique
Le terme écosystème a été formulé en 1935 par le botaniste anglais A.G. Tansley. Aujourd’hui, il est utilisé dans bien d’autres domaines que l’écologie, pour désigner métaphoriquement des ensembles complexes fonctionnels, comme, par exemple, un écosystème d’entreprises dans une région très active.

