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relation interspécifique [Planète Vivante en Anthropocène]

relation interspécifique

Définition

Biologie-écologie

Relation entre espèces pouvant être régie par différents facteurs comme la lumière, la nourriture, les saisons ou l’espace disponible.

e. f.

Voir : espèceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigespèce

Ensemble d’individus se ressemblant plus entre eux qu’à aucun autre, capables de produire une descendance fertile par reproduction sexuée.
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Informations complémentaires

L’approche sémantique des relations interspécifiques est délicate, en particulier en ce qui concerne la valeur que l’on donne au mot symbiose. On consultera donc ci-dessous la rubrique « Remarque linguistique ».

Les différents types de relations sont présentés succinctement ci-dessous, mais chacune est développée dans une entrée du glossaire qui lui est propre.

Voir : symbioseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsymbiose

Relation impliquant une interdépendance entre des organismes appartenant à des espèces différentes.
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La promiscuité sans relation (indépendance = neutralisme)

Le neutralisme implique que deux espèces données n’ont pas d’interaction directe. Elles ne dépendent pas l’une de l’autre pour la nourriture, et elles ne sont pas en compétition pour l’habitat.

Voir : neutralismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigneutralisme

Situation entre individus d’espèces différentes, vivant dans un même biotope, lorsqu’ils ne sont pas tributaires l’un de l’autre pour la satisfaction de leurs besoins.
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Les relations dépourvues d’effet négatif

Les relations interspécifiques n’ayant d’effet négatif sur aucun des organismes de la relation, peuvent être répartis sur une échelle à trois niveaux : mutualisme (ou coopération), mutualisme symbiotique, commensalisme.

Le mutualisme (ou coopération)

Les deux termes, mutualisme, et coopération, reflètent bien l’aspect positif de l’association pour les deux partenaires. Derrière ces mots, il est généralement convenu de classer les relations non obligatoires.

C’est le cas des plantes à fleurs et des insectes pollinisateurs.

Voir : coopérationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcoopération [alias]

Voir : mutualisme.
, mutualismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmutualisme

Relation non obligatoire entre deux individus d’espèces différentes, dans laquelle il y a satisfaction réciproque pour les organismes impliqués.
, pollinisateurplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpollinisateur

Animal transportant du pollen produit par les étamines d’une plante jusqu’aux organes femelles d’une autre plante.
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Le mutualisme symbiotique ou symbiose mutualiste

Pour évoquer une relation obligatoire à bénéfice réciproque, certains auteurs parlent de mutualisme symbiotique ou encore de symbiose mutualiste qui ne sont que de façon d’exprimer la même chose en utilisant un substantif (la symbiose ou le mutualisme) et un adjectif (mutualiste ou symbiotique).

Pour illustrer ce cas, on peut signaler :

  • chez les animaux : on trouve l’exemple des termites qui ne possèdent pas les enzymes nécessaires à la digestion de la cellulose, mais hébergent dans leur tube digestif des protozoaires qui la possède. Les protozoaires profitent des particules de bois rendues microscopiques par les termites, et ces derniers, du glucose produit par les protozoaires ;
  • chez les végétaux : il y a le cas des lichens, associations d’un champignon dont les filaments offrent un hébergement protecteur à une algue unicellulaire. Il a également été montré que les herbiers de posidonies de la Méditerranée abritent dans les tissus de leurs racines des bactéries qui leur fournissent l’azote dissous dans l’eau et les sédiments en une forme utilisable (acides aminés) par les herbiers qui, en échange, leur fournissent des sucres ;
  • entre les animaux et les végétaux : c’est le cas de l’association obligatoire d’un animal (cnidaire) et d’une algue unicellulaire. Actuellement, les impacts climatiques actuels conduisent, dans de nombreuses régions du globe, à la rupture de l’association et à la mort des coraux. Ce type d’association est abordé avec l’entrée « symbiose ».

Voir : celluloseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcellulose

Molécule de taille importante, formant des fibres qui résultent de la polymérisation (addition de molécules) d’un glucide simple (glucose), et entrant dans la composition des parois des cellules végétales.
, corailplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcorail

Animal colonial pourvu d’un exosquelette calcaire dont certaines espèces vivent en symbiose avec des algues unicellulaires.
, digestionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdigestion

Processus au cours duquel de la matière organique passe d’une forme complexe inutilisable directement, en molécules plus simples assimilables (nutriments), pour un organisme comme pour une cellule.
, enzymeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigenzyme

Catalyseur biologique de nature protéique, produit par les cellules de tout organisme, accélérant les réactions biochimiques du métabolisme.
, glucoseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigglucose

Ose (C6H12O6) essentiel pour toutes les cellules eucaryotes (animales comme végétales), formé en fin de photosynthèse.
, protozoaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigprotozoaire

Organisme animal unicellulaire.
, unicellulaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigunicellulaire

Entité biologique faite d’une seule cellule.
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Le commensalisme

Dans cette relation, un des deux organismes retire un avantage alors que l’autre n’en tire aucun avantage (puce sur un animal). Mais il existe de nombreux cas qui vont du mutualisme au parasitisme. La relation est plus ou moins obligatoire. Pour l’hôte (celui qui accueille), la relation s’étend, du légèrement nuisible, au légèrement bénéfique, sans être jamais obligatoire.

Voir : commensalismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcommensalisme

Relation entre deux individus d’espèces différentes, l’un en profitant (logement et/ou nourriture, etc.), l’autre non.
, nuisibleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bignuisible

Animal dont l’activité a des conséquences préjudiciables à l’homme lui-même ou à ses activités.
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Les relations avec effets négatifs (antagonismes)

On distingue trois types de relations avec des degrés différents dans l’antagonisme.

Amensalisme

Relation entre deux individus d’espèces différentes (animaux comme végétaux), dans laquelle l’un ne subit aucun effet, contrairement à l’autre pour lequel les effets sont négatifs.

Voir : amensalismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigamensalisme

Relation entre deux individus d’espèces différentes (animaux comme végétaux), dans laquelle l’un ne subit aucun effet, contrairement à l’autre pour lequel les effets sont négatifs.
, individuplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigindividu

Entité vivante identifiable par rapport à d’autres qui lui sont semblables, et qui a une existence distincte.
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La compétition

Il s’agit de la concurrence entre individus de la même espèce (relations intraspécifiques) ou d’espèces différentes (relations interspécifiques) vis à vis de la satisfaction de leurs besoins en termes de matériaux ou d’espace.

Voir : compétitionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcompétition

Concurrence entre individus de la même espèce (relations intraspécifiques) ou d’espèces différentes (relations interspécifiques) vis à vis de la satisfaction de leurs besoins.
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La prédation

Ce terme est utilisé pour désigner le rapport entre deux espèces, dans lequel l’une sert de proie à l’autre, mais aussi le mode de nutrition du prédateur qui est l’organisme qui consomme l’autre. On peut faire entrer dans ce cadre, les plantes qui servent de nourriture aux herbivores ou phytophages.

Voir : herbivoreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigherbivore

Animal vertébré qui se nourrit de plantes herbacées.
, mode de nutritionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmode de nutrition

Ensemble des processus d’absorption et d’utilisation des aliments chez un organisme.
, phytophageplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigphytophage

Animal se nourrissant de matière végétale.
, prédateurplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigprédateur

Qualifie un organisme (en général, animal) capturant des proies animales pour ses besoins nutritionnels.
, prédationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigprédation

Désigne le rapport entre deux espèces, dans lequel l’une sert de proie à l’autre, mais aussi le mode de nutrition du prédateur qui est l’organisme qui consomme l’autre.
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Le parasitisme

Dans ce cas, un des deux organismes (le parasite) tire un avantage de la relation tandis que le second (l’hôte) n’a que des désavantages.

Hiérarchie des dépendances

On peut organiser les relations entre les espèces selon trois caractères principaux : l’indépendance (les espèces n’ont pas de relations directes), la dépendance, et la compétition. Il s’y ajoute des situations intermédiaires.

Au titre des dépendances, on peut distinguer les relations favorables pour une espèce et indifférentes pour l’autre (commensalisme), les relations favorables pour les deux (les deux formes de mutualisme).

La compétition peut aller d’une situation où l’une subit négativement la présence d’une espèce, sans que celle-ci ne profite de la situation (amensalisme), jusqu’à la prédation, en passant par le parasitisme dans lequel une espèce profite d’une autre, qui soufre de la relation et la compétition franche, dans laquelle, les deux espèces subissent des nuisances plus ou moins graves. Cette situation pouvant évoluer avec le temps. Au lieu d’amensalisme, certains auteurs parlent d’antagonisme.

Voir : amensalismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigamensalisme

Relation entre deux individus d’espèces différentes (animaux comme végétaux), dans laquelle l’un ne subit aucun effet, contrairement à l’autre pour lequel les effets sont négatifs.
, commensalismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcommensalisme

Relation entre deux individus d’espèces différentes, l’un en profitant (logement et/ou nourriture, etc.), l’autre non.
, compétitionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcompétition

Concurrence entre individus de la même espèce (relations intraspécifiques) ou d’espèces différentes (relations interspécifiques) vis à vis de la satisfaction de leurs besoins.
, neutralismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigneutralisme

Situation entre individus d’espèces différentes, vivant dans un même biotope, lorsqu’ils ne sont pas tributaires l’un de l’autre pour la satisfaction de leurs besoins.
, parasitismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigparasitisme 

Relation entre deux organismes d’espèces différentes, l’un (le parasite) en tire un avantage tandis que le second (l’hôte) n’a que des désavantages.
, symbioseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsymbiose

Relation impliquant une interdépendance entre des organismes appartenant à des espèces différentes.
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Tabl. : Les divers types de relations interspécifiques entre deux espèces A et B : (0) relation indifférente ; (-) relation défavorable ; (+) relation favorable.

Effet sur l’espèce A Effet sur l’espèce B Type de rapport
0 0 neutralisme = indépendance
0 + commensalisme (B commensal de A)
+ + mutualisme = coopération (relation non obligatoire)

symbiose mutualiste (relation obligatoire)
0 - amensalisme
- - compétition interspécifique
- + parasitisme (B parasite de A)
- ++ prédation (B consomme A)

Relativité de la nature des relations

Les relations entre deux espèces sont susceptibles d’évoluer soit au cours du cycle de vie de chacune, soit avec les adaptations de chaque espèce et l’Évolution. Le changement peut porter sur la nature obligatoire ou non d’une relation, et/ou de son caractère uni- ou bilatéral.

En fonction des conditions de milieu (physico-chimiques ou biotiques), il peut y avoir passage du commensalisme au mutualisme ou, à l’inverse au parasitisme. Un autre cas est le passage de la coopération au parasitisme.

Mutualisme et coopération

Coopération et mutualisme correspondent à une association de deux êtres vivants chacun retirant des bénéfices de leur relation, celle-ci n’étant toutefois pas obligatoire. Il y a synonymie. C’est le cas des plantes entomogames et des insectes nectarivores, les fleurs fournissant une nourriture aux abeilles, alors que celles-ci transportent leur pollen. L’association permanente n’est alors pas obligatoire. Dans le cas où la pollinisation est obligatoire, il y a symbiose mutualiste.

Parasitisme et commensalisme

Le commensalisme qui est la relation dans laquelle un des deux organismes retire un avantage alors que l’autre n’en tire aucun, peut évoluer vers une relation dans laquelle celui qui tire profit de la relation cause des nuisances à celui qui le nourrit ou l’héberge. Cette situation est alors celle du parasitisme.

Parasitisme et prédation

Lorsque dans le parasitisme la relation conduit à la mort de l’hôte, la relation est proche de la prédation. C’est le cas de certaines guêpes qui pondent leurs œufs dans une chenille, celle-ci étant dévorée vivante par les larves, celles-ci une fois sorties des œufs.

Dans d’autres cas, à l’inverse, une légère infestation peut ne pas être trop préjudiciable à l’hôte. Le virus du rhume tue rarement son hôte.

D’autre part, certains parasites qui parasitaient les animaux, sans leur causer de nuisance particulière, sont devenus des parasites de l’homme, lui causant des troubles pathologiques. C’est le cas d’un protozoaire (un trypanosome) qui transmis à l’homme provoque chez lui la maladie du sommeil.

Il y a aussi, le cas très particulier des herbivores qui ne détruisent pas leur proie, puisque les pantes peuvent régénérer les parties manquantes, sauf dans le cas du surpâturage.

Voir : herbivoreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigherbivore

Animal vertébré qui se nourrit de plantes herbacées.
, larveplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biglarve

Forme juvénile du développement de certains animaux, différente de l’adulte.
, œufplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigœuf

Œuf entouré d’une coquille, contenant un jaune (vitellus) et un blanc (albumine) pondu par les oiseaux, les reptiles ou les monotrèmes (mammifères ovipares).
, pathologieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpathologie

Science des causes, des symptômes, des mécanismes physiologiques et de l’évolution des maladies.
, surpâturageplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsurpâturage

Broutage excessif d’une surface fourragère par un bétail domestiqué ou non, aboutissant à la dégradation de la végétation si le broutage se fait sur une période trop longue.
, virusplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigvirus

Parasite obligatoire de cellules (procaryotes ou eucaryotes), dont la multiplication ne peut s’effectuer qu’au sein d’une cellule-hôte.
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Réflexion développement durable

Maladies parasitaires et impacts environnementaux

Les maladies parasitaires chez l’homme se développent en raison de circonstances liées à son environnement : le surpeuplement, le manque d’hygiène, la malnutrition, les eaux usées non traitées. La pandémie du Covid-19 est sans doute un bon exemple de l’importance des conditions environnementales dans l’émergence de maladies virales. Cette question est abordée avec l’entrée Covid-19.

Voir : Covid-19plugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigCovid-19

Maladie émergente ayant pris naissance en Chine en 2019, provoquée par un corona virus, et responsable d’une pandémie.
, eau uséeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigeau usée

Eau chargée de résidus, solubles ou non, provenant des activités humaines : domestiques, industrielles ou encore agricoles.
, malnutritionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmalnutrition

Mauvais équilibre qualitatif (proportions relatives entre protéines, glucides et lipides) et/ou quantitatif (excès ou déficit de nourriture) dans le régime alimentaire de l’animal ou de l’homme.
, pandémieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpandémie

Atteinte d’un grand nombre d’individus par une maladie contagieuse (épidémie) s’étendant sur une zone géographique importante, voire au monde entier.
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Remarque linguistique et/ou historique

À propos du mot symbiose

De façon stricte, aucun organisme ne se suffisant totalement à lui-même, il établit des relations avec son environnement et en particulier avec les êtres vivants qui l’environne. Les relations entre organismes sont plus ou moins directes et plus ou moins permanentes, allant des plus étroites aux plus lâches et des plus équilibrées aux plus déséquilibrées, impliquant tout ou partie des cycles de vie des deux organismes.

Pour ces raisons, la terminologie utilisée pour définir les relations interspécifiques est sujette à un certain nombre de désaccords entre les auteurs. C’est le cas pour le concept que recouvre le mot symbiose.

Approche anglophone

L’étymologie de symbiose nous dit qu’il s’agit d’organismes qui vivent ensemble (gr. sumbiòsis, de sum, ensemble et bioum, vivre).

En accord avec l’étymologie, les anglo-saxons parlent de symbiose pour les relations interspécifiques étroites, ainsi, pour les anglo-saxons, le parasitisme est une façon de vivre ensemble et c’est donc une forme de symbiose.

Approche francophone du mot

En français, dans le langage courant, la symbiose implique une dose de coopération, avec des avantages réciproques entre les éléments d’une association quelconque et, en tous cas, sans d’effets négatifs, lesquels sont par contre associés au parasitisme !

Dans notre but pédagogique qui est à destination des apprenants français, nous ne parlons ici de symbiose que dans le sens restreint dans lequel les bénéfices sont réciproques. En outre, on peut faire remarquer, que lorsqu’il y a un effet négatif pour l’une des espèces, on ne peut pas dire qu’il y a un « vivre ensemble » comme l’étymologie le signifie ! Il est donc, pédagogiquement, difficile de faire admettre que le parasitisme est une relation symbiotique !

Symbiose mutualiste

Pour qu’il n’y ait pas de confusion avec l’usage anglophone, nous utilisons l’expression « symbiose mutualiste » (adoptée par de nombreux auteurs) pour désigner les relations à bénéfices réciproques obligatoires, c’est-à-dire celles dans lesquelles au moins une des espèces impliquées ne peut pas vivre sans cette relation.

Pour évoquer les relations non obligatoires à bénéfices réciproques, ils utilisent l’expression mutualisme (et non symbiose mutualiste). C’est un mutualisme simple, facultatif.

Dans ce glossaire, nous retenons cette distinction, celle-ci nous paraissant être plus claire pédagogiquement.

Voir : cycle de vieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcycle de vie

Transformations d’un objet, au travers de phases successives, de sa fabrication à sa mise en déchets.
, être vivantplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigêtre vivant

Entité formée d’une ou plusieurs cellules, qui dès son début d’existence possède un métabolisme qui lui permet d’être actif ; sa mort le rend inactif (inerte).
, organismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigorganisme 

Entité vivante possédant une unité d’organisation et de fonctionnement.
, symbiose mutualisteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsymbiose mutualiste

Relation entre deux individus d’espèces différentes, dans laquelle il y a satisfaction réciproque pour les organismes impliqués (symbiotes), et où l’interaction est obligatoire pour au moins une des espèces qui ne peut vivre sans.
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