Table des matières
Approche environnementale
Introduction
Le contexte actuel est celui d’un monde où les écosystèmes tendent à se dégrader toujours plus sous l’effet d’une multitude de facteurs anthropiques touchant tous les domaines (démographiques, techniques, industriels, agricoles, sanitaires, culturels, sociaux). Déséquilibré, l’immense et complexe écosystème planétaire est fragilisé.
De plus, une infinité d’interactions (effet domino, effet retour, effet synergique) relie ces facteurs, conduisant à des risques systémiques dont on peut craindre qu’ils creusent le lit de futures catastrophes humaines ; la crise pandémique du Covid-19 et les événements climatiques extrêmes actuels n’en étant sans doute que des avant-goûts amers.
Dans un environnement qui change plus vite qu’on ne l’imaginait, face aux nouvelles contraintes, les sociétés doivent s’adapter et/ou changer drastiquement si elles veulent perdurer. Seule une réaction à la hauteur des enjeux peut permettre d’édifier des sociétés plus harmonieuses et construire un Anthropocène durable, vivable, et pourquoi pas, vertueux ! Mais, déjà, vouloir réagir commence par être convaincu que l’humanité n’est qu’un épiphénomène de l’Évolution, et, également, être conscient que les espèces ayant disparu ne sont pas rares ! Si oui, on peut se poser la question de savoir si notre espèce accepte d’être une des prochaines à disparaître. En effet, la sixième extinction massive d’espèces est à la porte ! Allons nous ouvrir cette dernière, et faire le pas de trop, au delà du seuil du grand basculement ?
Approche de l’environnement
L’approche de l’environnement par la plateforme, tant pour le glossaire que pour les chemins pédagogiques, a été d’apporter les connaissances nécessaires à la présentation des écosystèmes, du plus petit au plus grand (la planète), sur trois plans : leur description, leur fragilisation et les moyens de les gérer dans le respect des équilibres naturels.
Domaines abordés
La plateforme se préoccupe des impacts environnementaux plus particulièrement dans les domaines suivants :
- Changements planétaires globaux et risques systémiques ;
- Écosystèmes et biodiversité ;
- Dynamique des milieux naturels ;
- Gestion des ressources naturelles et des déchets ;
- Gestion et aménagement durable des territoires.
Problématisation des notions
La conscience des impacts anthropiques sur la nature conduit à morceler cette dernière en termes de « problèmes », par exemple :
- Érosion de la biodiversité (surpêche, 6e extinction, etc.) ;
- Effet de serre anthropique et réchauffement planétaire (fonte des glaciers, etc.) ;
- Changements climatiques ;
- Épuisement des ressources en eau douce ;
- Exploitation des métaux rares et dégradation de l’environnement.
Gestion de l’environnement et Objectifs de développement durable (ODD)
Voir1)
Il faut être conscient que les propositions que l’on peut-être amené à faire pour un développement harmonieux et humain des sociétés, doivent être interculturels, en ce sens qu’elles doivent être le résultat d’interactions entre les cultures des différents pays auxquels ces propositions s’adressent. C’est pourquoi, les ODD sont des repères essentiels pour l’action, en ce sens qu’ils ont été conçus par la communauté internationale. La plateforme y fait largement référence, tant dans le glossaire que dans les chemins pédagogiques.
La fragilisation de l’écosystème planétaire
L’ampleur des effets des actions anthropiques sur l’environnement nous surprend à la manière d’un feu qui après avoir couvé s’embrase avec une violence qui nous laisse désarmés. Nous sommes sidérés par les événements climatiques extrêmes, par l’existence des immenses continents de déchets plastiques dans les océans, ou encore par l’effondrement rapide de la biodiversité. La liste des impacts anthropiques de grande ampleur est trop longue pour être déclinée ici ! Les pays industriels auraient dû réagir depuis longtemps pour ne pas en arriver à ces dégradations de l’environnement qui menacent le futur.
Si l’on veut trouver des solutions aux multiples stress planétaires et permettre une adaptation aux bouleversements climatiques annoncés, nous devons comprendre ce que sont les équilibres planétaires et en respecter les lois.
Par exemple, l’artificialisation des sols ne tient aucun compte de nos connaissances sur le cycle de l’eau et du fonctionnement des écosystèmes. Les inondations catastrophiques de zones urbaines se répètent année après année, avec des ampleurs inégalées.
Autre exemple, la disparition des insectes pollinisateurs, résultant de l’utilisation massive des insecticides et d’autres pesticides, tous de plus en plus puissants. Nous empoisonnons l’environnement et nous nous imprégnons de polluants, sous le prétexte que ce serait la seule solution… pour vivre. Difficile à admettre ! Outre l’effet des polluants sur notre santé, la disparition des pollinisateurs, si elle se poursuivait, pourrait être à l’origine d’une chute des productions agricoles et d’une crise alimentaire. Pour inverser la dynamique, les pratiques agro-écologiques doivent s’imposer. Or, sous le prétexte du réalisme économique, à la suite de la révolte du monde agricole, au début de l’année 2024, l’arrêt des mesures allant dans le sens d’un mieux pour l’environnement, ne pousse pas à l’optimisme !
Autre exemple encore, il nous apparu violemment, en 2019. Ce fut la pandémie du Covid-19. Ce fut le plus soudain de ces signes de déséquilibre de notre environnement qui toucha l’homme lui-même, lui rappelant sa misérable fragilité. La première vague épidémique, déferlant tel un tsunami depuis son épicentre chinois, désorganisa la plupart des sociétés. Certes, deux ans après, un espoir de contrôle de la pandémie s’est dessiné, des vaccins ayant été mis au point. Mais les séquelles seront encore longues à effacer complètement, ne serait-ce que sur le plan de la santé, si l’on pense à ceux souffrant de Covid long.
La multiplicité des exemples montre que des risques mal évalués nous guettent, avec une probabilité élevée de basculement des équilibres planétaires. En premier lieu, la survenue d’événements climatiques extrêmes, de plus en plus destructeurs, n’a jamais été aussi élevée. Mais, comme nous l’avons dit, le climat n’est pas la seule source d’inquiétudes. Pour le moment, la tempête ne s’annonce que par quelques vagues plus fortes, mais tous les ingrédients de son déclenchement sont là. Les coups de semonce que l’on subit, ne sont sans doute rien comparés aux turbulences qui arrivent !
Les facteurs de fragilisation de la planète
De nombreux facteurs d’origine anthropique sont responsables de cette fragilisation générale de la planète. Ce sont autant de sujets d’inquiétude qui avaient pris de l’ampleur au début des années 2000. Ils font débats encore aujourd’hui, parce que leurs impacts sur l’environnement sont toujours mal évalués ; certains sont l’objet de recherches scientifiques autour des concepts de « limites planétaires » et de « Signes vitaux de la planète ».
On peut faire une liste non exhaustive, et sans ordre particulier de causes de ces fragilisations :
Combustion des combustibles fossiles ; développement de l’agriculture intensive (élevages et monocultures) basée sur l’utilisation excessive d’engrais (nitrates, phosphates) et de pesticides (herbicides, insecticides) ; surpêche (baleines, requins, thons, etc.) ; gaspillage de l’eau douce et de nombreuses matières premières ; urbanisation sans limites sur des sols arables ; surexploitation des bois tropicaux ; non respect des règlementations sur les déchets ; pollutions sonore et lumineuse ; OGM ; nanoparticules ; déchets plastiques ; etc.
L’exemple du réchauffement climatique
Aujourd’hui, les attentions se portent particulièrement sur l’augmentation de la concentration du dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique. Ce gaz renforce l’effet de serre et conduit à une cascade de bouleversements planétaires : réchauffement planétaire, fonte des glaciers et de la banquise, intensification des événements climatiques extrêmes (canicules, cyclones, inondations, sécheresses). Bouleversements qui, eux-mêmes, conduisent à des catastrophes humaines.
Comment être surpris ? Dès le début du 20e siècle, un Prix Nobel, Arrhenius, alertait sa communauté scientifique sur l’accumulation CO2 dans l’atmosphère, mais il ne fut pas écouté !
Aujourd’hui, compte tenu du manque de responsabilité des vieux pays industriels, du développement industriel de nombreux pays émergents, de l’explosion démographique, et de nombreux autres facteurs, il est certain que les émissions de CO2 vont se poursuivre et que le renforcement de l’effet de serre est inéluctable. On estime qu’avant l’ère industrielle, la concentration du CO2 atmosphérique avoisinait les 280 ppm (partie par million). Elle dépasse aujourd’hui les 400 ppm, soit une augmentation de plus de 120 ppm. En outre, chaque année, l’augmentation est plus forte. De 2013 à 2014, elle a augmenté de 2,25 ppm. Entre mars 2014 et mars 2015, elle est passée de 398,10 ppm à 400,83 ppm, soit une augmentation de 2,73 ppm. Depuis, cette augmentation se poursuit. Au regard de concentrations qui nous sont familières (par exemple, le gramme par litre), ces augmentations annuelles qui se mesurent en ppm, représentent de très petites quantités apportées, sur un fond quantitatif lui-même faible (lui même en ppm). Pourtant, ces augmentations ont des conséquences très perceptibles sur les températures atmosphériques et océaniques. En outre, par le biais des équilibres physico-chimiques, ces augmentations de concentration atmosphérique se répercutent sur la concentration du CO2 dissous dans les océans, entraînant ce qu’il a été convenu d’appeler une acidification des océans, elle-même à l’origine de nombreuses conséquences sur le monde vivant marin, caractérisées par une érosion de la biodiversité. Les effets multiplicateurs sont donc à prendre en considération.
La pandémie du Covid-19
La pandémie du Covid-19, déjà évoquée plus haut, a causé un choc mondial qui a mis à mal les sociétés sur tous les plans : sanitaires, économiques, sociaux, et culturels. Les gouvernements qui le pouvaient ont mis en œuvre des mesures d’urgence pour atténuer les dommages causés aux niveaux sociaux-économiques. Les sommes dépensées par les pays riches ont été considérables.
L’enseignement de cette catastrophe fut clair, l’Homme, même doté des outils technologiques les plus performants, ne peut faire face instantanément, aux transformations brutales de la nature ; il doit changer d’approche du développement économique et des modes de vie. L’Homme doit se plier aux lois qui régissent la nature. Pourtant, contrairement à cette exigence, par ses actions irresponsables, il provoque la disparition d’écosystèmes, désorganisant ainsi toutes les relations entre les êtres vivants qui s’y trouvent. Or, comme cela est maintenant bien analysé, cette désorganisation facilite la transmission de maladies infectieuses des animaux vertébrés à l’homme, et ce n’est pas parce qu’il a surmonté la crise pandémique, après beaucoup d’efforts douloureux, qu’il doit se dire qu’il pourra toujours se dispenser de respecter les équilibres naturels.
Responsabilité des États
Il est difficile de modéliser les effets propres à chaque gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane, etc.), ainsi que leurs effets synergiques, mais il est certain que la résultante de tous ces effets va grandir pendant encore des années, et ceci même si des mesures drastiques étaient prises dès maintenant, or ces mesures ne sont pas prises. Les pronostics les plus pessimistes devraient donc être considérés avec plus d’attention. Par exemple, on sait, que la montée des eaux océaniques, qui est une des conséquences du réchauffement océanique, lui même causé par le réchauffement atmosphérique, sera à l’origine de millions de réfugiés climatiques supplémentaires chaque année. Autres conséquences du réchauffement atmosphérique, ce sont les phénomènes climatiques extrêmes mortifères qui vont se multiplier (températures caniculaires s’approchant des 50 °C, sécheresses prolongées, etc.) ; elles engendreront des drames humains.
Parfaitement alertés sur l’accélération des changements climatiques, sachant que restaurer ce qui a été dégradé prend beaucoup de temps, les gouvernements ont pourtant toujours préféré afficher une incrédulité de façade, afin de justifier une croissance économique sans frein. Mais il est urgent que les pays dépassent leurs problèmes mercantiles. Face à l’inaction, la colère des jeunes (Extinction rebellion) est légitime. C’est leur futur qui se joue maintenant !
La COP 21 de Paris, fin 2015, nous avait donné un léger espoir, mais fin 2016, l’élection aux États-Unis du climato-sceptique (pour ne pas dire pire) D. Trump nous avait ramené à la dure réalité, nous rappelant qu’un seul homme peut amener l’humanité au bord du gouffre. En 2021, débarrassé de Trump, on a cru que l’on pouvait respirer ! C’était sans compter sur la pandémie du Covid-19 et aujourd’hui, sur la folie de Poutine !
Après de fortes inquiétudes, la COP28 (2023) a montré que les États étaient au moins conscients de l’urgence, mais pas autant que les petits États insulaires proches d’une submersion marine !
Responsabilité des individus
Certes, il est nécessaire que ceux qui décident des axes de développement prennent en compte la complexité des interactions entre les paramètres de l’environnement, mais il faut aussi que chacun d’entre nous, au lieu d’en rester à la formulation « Il faut que… » (qui ne l’implique pas lui-même), en vienne à celle qui l’engage plus, « Il faut que je… » ! Seule l’éducation de tous, jeunes et moins jeunes, permettra d’y parvenir, chacun devant développer des facultés qui lui sont propres, et qui lui permettent d’agir lui-même pour l’environnement.
Pendant des milliards d’années, en l’absence de l’homme moderne, face aux divers bouleversements géophysiques, la planète a constamment retrouvé de nouveaux équilibres ; aujourd’hui, l’Homme n’est qu’un paramètre secondaire dans les mécanismes des transformations planétaires, au même titre que l’ont été les espèces qui ont disparues au fil de l’Évolution. L’Homme devrait se garder d’être présomptueux et de persister à croire en sa toute puissance ; les bactéries et les virus ont déjà un passé plus riche que lui et, potentiellement, plus d’avenir que lui ! Pour prendre une métaphore empruntée à la génétique, l’Homme n’est qu’un caractère récessif de l’organisme appelé Gaïa !
Une des premières prises de conscience : la destruction de la couche d’ozone
Parmi les premiers impacts qui ont mobilisé le monde entier, il y eut la destruction de la couche de l’ozone stratosphérique par les CFC (famille de gaz chlorofluorocarbonés) fabriqués dès les années 1930, pour être utilisés comme gaz réfrigérants. Cette dégradation de l’ozone a formé, au niveau des pôles, des “trous” dans la stratosphère (en fait des zones de moindre densité en ozone), or ce gaz absorbe les radiations ultraviolettes provenant du soleil et protège ainsi les êtres vivants terrestres de leur action mutagène. La surface des trous augmentant avec les années, cela suscita de graves inquiétudes. La communauté internationale réunie à Montréal (1987) décida l’interdiction de leur production et de leur utilisation. Grace à cette mesure, la dégradation de la couche d’ozone est aujourd’hui stabilisée et se restaure même. Toutefois, pour remplacer les CFC, l’homme utilisa d’autres gaz, les hydrofluorocarbures (HFC) or on sait aujourd’hui qu’ils sont à l’origine d’une autre fragilisation, le réchauffement planétaire, puisque ce sont de puissants gaz à effet de serre (voir ci-dessous). La production des HFC devrait, elle aussi, être progressivement arrêtée, avec une totale interdiction en 2050 pour l’Union européenne. À cela, il faut ajouter que le temps de vie dans l’atmosphère des molécules de CFC est proche de 100 ans.
Cet épisode la dégradation de la couche d’ozone, est un exemple d’une succession d’événements déclenchés par une aventure industrielle où seuls les avantages technologiques furent pris en considération. En outre, en termes de gestion de l’environnement, de nombreux exemples montrent que des projets qui avaient pour objectif d’être une solution apportée à un problème de l’environnement, ont eu des conséquences sur d’autres plans, plus graves que celles qui résultaient du problème initial. Cet exemple, nous montre que même si l’homme a tendance à se convaincre qu’il est en mesure de corriger toutes ses erreurs, il faudrait qu’il reste vigilant et ne se lance pas dans des adaptations qui ne prennent pas en compte la diversité de leurs conséquences sur l’environnement. Conséquences que souvent il connaît ou soupçonne, sans vouloir appliquer le principe de précaution.
Le développement durable : bref historique
Les idées selon lesquelles il fallait mettre un terme à une croissance industrielle débridée et à la surexploitation des ressources naturelles ont eu un échos international avec les travaux du Club de Rome (association privée internationale créée en 1968), dans son rapport publié en 1972 The limits to growth, titre traduit en français par Halte à la Croissance ?.
Toujours en 1972, le concept d’écodéveloppement est apparu au Sommet de la Terre de Stockholm (Conférence des Nations Unies sur l’Environnement humain).
En 1980, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) propose l’expression développement soutenable (Sustainable Development).
En 1987, la présidente de la Commission Mondiale sur l’Environnement et le Développement (Mme Brundland, Première ministre de Norvège) donne une définition du développement soutenable (Sustainable Development, traduit à partir de ce moment par Développement durable) : « développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».
En 1992, lors de la Conférence de Rio (troisième Sommet de la Terre), le terme de développement durable est adopté, et l’on évoque ses trois piliers, indissociables les uns des autres :
- le progrès économique pour créer une économie prospère ;
- la justice sociale pour permettre le plein épanouissement de toutes les femmes et de tous les hommes, et le respect de la diversité ;
- la préservation de l’environnement pour préserver les écosystèmes et assurer les sécurités alimentaire et sanitaire.
Bien que la remarque ait été souvent faite, mais parce que c’est important sur le plan pédagogique, il est important de relever la contradiction introduite par la traduction française de Sustainable development, par Développement durable. En effet, il ne peut y avoir de durabilité de quoi que ce soit si il y a développement et/ou changement. En s’en tenant au sens des mots, il faudrait choisir entre le développement (aspect quantitatif) et la durabilité (aspect qualitatif). Personnellement, nous trouvons curieux que le terme écodéveloppement (concept présenté par Strong, en 1993), qui nous semble sans ambiguïté (développement écologique), ne se soit pas imposé. Ceci étant, l’expression développement durable s’est imposée avec la définition déjà donnée ci-dessus. Toutefois, rien n’interdit de parler de soutenabilité ! De surcroit, dans de nombreuses régions du monde, c’est de la survie des populations qu’il s’agit, certaines confrontées aux inondations, d’autres aux chaleurs extrêmes. Certains font donc remarquer que les adjectifs viable et vital seraient les plus pertinents !
Lorsqu’il s’agit de choix de stratégie économique, le débat est souvent vif (ou simplement, compliqué) pour ce qui est du choix entre soutenabilités faible et forte. En 2022, avec les conséquences économiques et sociales de la pandémie et de la guerre en Ukraine, le débat s’est renforcé. La soutenabilité faible correspond à des améliorations peu contraignantes qui ne conduisent qu’à des atténuations des changements planétaires, alors que la soutenabilité forte prône des bouleversements dans les choix économiques et les modes de vie, permettant une protection forte de l’environnement.
Aujourd’hui, les sociétés sont devant cette interrogation, est-ce que leur choix de développement apportera aux citoyens une réelle qualité de vie par un bon équilibre entre :
- le dynamisme de l’économie,
- la qualité de l’environnement,
- l’équité sociale, objectif qui exigerait un puissant un combat contre la pauvreté, or c’est celui qui est le moins considéré !
Ces trois axes pour un développement durable ne peuvent être atteints que par la prise de conscience et l’action responsable de chacun, ce qui n’est possible que si formation et éducation sont à la hauteur des objectifs.
Faire connaître les programmes internationaux
Les réunions internationales qui se sont penchées sur la santé de la planète et de l’humanité, ont conduit les Nations Unies à adopter, en 2015, le Programme de développement durable à l’horizon 2030, intitulé Agenda 2030. Il définit 17 Objectifs de Développement Durable (17 ODD)2) et donne un cadre mondial qui doit contribuer à la cohérence des politiques en faveur du développement durable à l’horizon 2030.
Les 17 ODD à atteindre pour 2030 sont : pauvreté, faim, santé, éducation, égalité des sexes, eau, énergies, travail, résilience et innovation, inégalités, urbanisation, consommation et production, changements climatiques, conservation et gestion des océans et des écosystèmes terrestres, pacification et partenariats. Les ODD se déclinent en 169 cibles, et 244 indicateurs. Tous les champs de la vie sont concernés. Objectifs, et cibles segmentent la réalité, mais les textes des ODD insistent sur le fait que les interrelations entre les objectifs et entre les cibles sont essentielles et ne doivent pas être négligées. Les ODD insistent sur le rôle de l’éducation (un des 17 objectifs s’y consacre particulièrement). De plus, l’Unesco3) a décliné les ODD en 17 objectifs d’éducation au DD. Ce glossaire signale ces objectifs, chaque fois que cela semble approprié.
Il faut être conscient que les propositions que l’on peut-être amené à faire en termes de développement doivent être interculturelles. C’est pourquoi les ODD conçus par la communauté internationale sont des repères essentiels pour l’action. Et même si ces programmes sont à bien des égards insuffisants, et beaucoup critiqués, ils sont nécessaires si l’on veut agir ensemble pour éviter l’effondrement écologique qui est à craindre, nombreuses étant les limites planétaires déjà atteintes.
Récupéré le 27 février 2024 sur :
https://intranet.pactemondial.org/storage/basedocumentaire/Liste%20des%2017%20ODD%20 et%20169%20cibles.pdf
Récupéré le 27 février 2024 sur :
https://intranet.pactemondial.org/storage/basedocumentaire/Liste%20des%2017%20ODD%20 et%20169%20cibles.pdf
Récupéré le 27 février 2024 sur :
https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000247507

