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réchauffement planétaire [Planète Vivante en Anthropocène]

réchauffement planétaire

Définition

Élévation de la température moyenne à la surface de la Terre.

e. m.

Informations complémentaires

Réchauffement climatique ou réchauffement planétaire ?

Dans la rubrique « Remarque linguistique et/ou historique » nous posons la question sémantique : est-ce que nous pouvons parler de réchauffement climatique, au lieu de réchauffement planétaire, comme cela est fait généralement, y compris venant de spécialistes ? Non pas parce que nous douterions qu’il y ait, réchauffement mais parce que la question est de l’ordre de la clarté pédagogique.

Le bilan radiatif

L’énergie incidente du soleil est une constante mais, depuis la révolution industrielle, en raison du renforcement de l’effet de serre, la Planète réémet moins d’énergie vers l’espace et absorbe davantage de rayonnement thermique ; le bilan radiatif est en augmentation, d’où le réchauffement atmosphérique. L’énergie supplémentaire est essentiellement stockée par les océans, mais également par l’air et les sols.

Cette augmentation de la puissance radiative reçue par le sol est qualifiée de forçage radiatif positif. Elle est due aux émissions de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère : dioxyde de carbone (CO2), méthane (CH4), oxyde nitreux (N2O).

En 2024, la concentration moyenne en CO2 atmosphérique est d’environ 420 ppm (parties par million).

Voir : bilan radiatifplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbilan radiatif

Différence entre les flux de radiations entrants et sortants du système climatique terrestre composé de l’atmosphère, du sol et des océans.
, dioxyde de carboneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdioxyde de carbone

Corps composé, formé de l’association d’un atome de carbone (C) avec deux atomes d’oxygène (O), gazeux dans les conditions de température et de pression régnant sur Terre.
, effet de serreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigeffet de serre

Phénomène de piégeage dans la basse atmosphère, de la majeure partie du rayonnement thermique (infrarouge) émis par le sol, provoquant une élévation de la température atmosphérique.
, gaz à effet de serreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggaz à effet de serre

Constituant gazeux de l’atmosphère absorbant le rayonnement infrarouge émis par la surface de la Terre et le renvoyant vers elle (en grande partie), contribuant ainsi au réchauffement planétaire.
, méthaneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigméthane

Corps composé, dont les molécules sont formées de l’association d’un atome de carbone et de quatre atomes d’hydrogène (de formule CH4), gazeux dans les conditions de température et de pression qui règnent sur Terre.
, oxyde d’azoteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigoxyde d'azote

Forme oxydée de l’azote.
, ppmplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigppm

Abréviation de l’anglais : part per million. En français : partie par million.
, solplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsol

Partie superficielle émergée de l’écorce terrestre, plus ou moins meuble, de structure et de qualité variable, cultivée ou non.
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Les données du réchauffement planétaire

Même s’il est difficile (et inutile) de déterminer avec précision le début de l’industrialisation, il est convenu de dire qu’elle commence avec la deuxième moitié du 18e siècle et que le processus s’est ensuite accéléré, et le réchauffement planétaire avec. Signalons aussi que les premiers relevés de température datent de 1850.

Pour le calcul du réchauffement planétaire, le Giec préconise de prendre comme référence les proxys climatiques de la période 1850-1900, c’est-à-dire, l’ère préindustrielle.

Voir : Giecplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigGiec

Groupe d’experts scientifiques mis en place par les Nations Unies pour alerter le monde sur les réalités du changement climatique et ses conséquences.
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Mode de calcul de la température planétaire moyenne

Le calcul prend en compte la température de l’air au dessus des continents (à 2 m de haut) et la température de l’eau à la surface des océans (qui est très proche de la température de l’air). Les océans représentant 2/3 de la surface de la Terre, ils ont une contribution prépondérante dans la mesure du réchauffement planétaire.

Pour évaluer le réchauffement global, l’Organisation météorologique mondiale (OMM), agence des Nations unies, utilise les informations issues de plusieurs systèmes d’observations et de bases de données historiques sur les températures mondiales. Copernicus, est le programme d’observation de la Terre de l’Union européenne,

Le constat sur les moyennes des températures

Ce sont toutes les premières années du 21e siècle qui ont été plus chaudes. À l’échelle mondiale, en 2015, la température moyenne avait augmenté d’environ +1 °C (degré Celsius) par rapport aux températures moyennes de la période préindustrielle (1850 – 1900). De 2015 à 2022, toutes les années ont été les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde. Toutes ont dépassé de plus de 1 °C les températures de l’ère préindustrielle. L’année 2022 a été environ 1,2 °C plus chaude. En 2023, la planète a connu un réchauffement de +1,5 °C pendant 12 mois consécutifs. L’année 2024, avec +1,6 °C a été la première année à dépasser le seuil symbolique de +1,5 °C à l’échelle mondiale, seuil fixé par l’Accord de Paris (signé en 2016) pour réduire les impacts des changements climatiques. Est-ce que 2025 et les années suivantes confirmeront cette hausse ? La réalité est que les émissions continuent de s’accroître, et les politiques actuelles, si rien ne change, nous conduisent à un réchauffement global d’environ 3,1 °C en 2100.

Dans ce contexte général, une autre donnée est à considérer, l’Arctique se réchauffe trois à quatre fois plus vite que le reste du monde.

Voir : Accord de Parisplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigAccord de Paris

Premier accord international sur le climat adopté en 2015, visant à limiter le réchauffement climatique, au cours du siècle présent, à moins de 2 °C (et si possible 1,5 °C) par rapport aux niveaux préindustriels.
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Les températures extrêmes

Durant l’été 2018, partout dans le monde, les pics de chaleur ont atteint des records. De nombreux pays ont enregistré des températures extrêmes : 33,7 °C en Norvège, 41,1 °C au Japon, 48,9 °C en Californie et 51,3 °C en Algérie, dans le Sahara. 2019 affiche les mêmes tendances.

Un autre constat est que ces canicules sont de plus en plus précoces.

Baisse de l’effet albédo

De ce point de vue, il faut remarquer que la fonte générale de la cryosphère (banquise, pergélisol, etc.) entraîne une baisse de l’effet albédo et donc par rétroaction un réchauffement supplémentaire.

Des chercheurs de la NASA et de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) ont estimé qu’au début de la deuxième décennie du 21e siècle, l’atmosphère retenait la chaleur deux fois plus vite que dans les 15 années précédentes. En conséquence, le déséquilibre énergétique de la Terre (différence d’énergie absorbée par la Terre et la quantité d’énergie émise par celle-ci) a approximativement doublé pendant cette période.

Voir : albédoplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigalbédo

Part de l’énergie solaire arrivant sur la surface terrestre et réfléchie par elle vers l’espace.
, banquiseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbanquise

Couche flottante d’eau de mer gelée.
, cryosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcryosphère

Ensemble des espaces de la planète constitués de glace ou de permagel.
, degré Celsiusplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdegré Celsius

Unité de mesure de température dans le système international d’unités.
, pergélisolplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpergélisol

Sol gelé en permanence en profondeur.
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Paléoclimatologie

Un réchauffement tel que celui observé durant les 30 dernières années ne se produisait dans le passé qu’à l’échelle du millénaire. C’est-à-dire que le réchauffement actuel est plusieurs dizaines de fois plus rapide que les phases précédentes de réchauffement.

Les indicateurs climatiques trouvés dans la nature (proxy climatiques) permettent de reconstituer les variations de températures du passé ; ce sont des sortes d’archives naturelles. Leur étude systématique par les paléoclimatologues conduit ces derniers à la conclusion que, depuis 2 000 ans, jamais le réchauffement n’a été aussi universel, tant dans son ampleur que dans sa répartition géographique.

En outre, pendant les 10 000 ans de la dernière déglaciation, la température a augmenté de 3 °C, alors que pour les seules cent dernières années, le réchauffement se fait beaucoup plus rapidement.

Voir : natureplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bignature

Au sens commun, c’est l’ensemble des milieux (atmosphère, hydrosphère, lithosphère) incluant ou non des organismes vivants.
, proxy climatiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigproxy climatique

Indicateur biologique, géochimique ou sédimentaire qui permet de quantifier indirectement les paramètres climatiques et environnementaux, pour reconstituer les climats du passé.
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Prévisions

Prévisions pour les émissions de CO2

La croissance continue du taux de dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique (2 % d’émissions supplémentaires entre 2016 et 2017) ne permet pas de prévoir un ralentissement du réchauffement planétaire. En 2019, des teneurs supérieures à 410 ppm ont même été dépassées.

Les carottes de glace et de sédiments marins prélevés à l’endroit le plus froid de la planète révèlent désormais que les 400 ppm (teneur actuelle) a en fait été dépassée pour la dernière fois il y a 3 millions d’années, pendant le Pliocène. Les températures étaient alors 3 à 4°C plus élevées, des arbres poussaient en Antarctique et le niveau des océans était 15 mètres plus haut. Nous sommes donc sur une trajectoire d’un climat similaire au Pliocène.

Quelles prévisions pour les températures ?

Les estimations portant sur la valeur que pourrait atteindre l’élévation de la température moyenne de la Terre au cours du 21e siècle, se situent entre 1,5 et 6 °C, selon les modèles et selon l’importance des mesures prises, contre le réchauffement.

En 2019, des scientifiques estimaient que pour rester sous l’objectif des 2 °C de réchauffement en 2100, il faudrait que les émissions de CO2 diminuent immédiatement, jusqu’à atteindre la neutralité carbone à l’échelle de la planète vers 2060. En outre, il faudrait aussi que des progrès considérables soient faits dans la captation de CO2 atmosphérique. Pourtant, on ne peut que constater que les concentrations des trois principaux gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, CO2 ; méthane, CH4 ; protoxyde d’azote, N2O) ne cessent d’augmenter.

Le constat du Giec dans son 6e rapport d’évaluation de 2022 est alarmant : même si les engagements actuels de tous les pays du monde sont respectés d’ici 2030, l’objectif de réchauffement global de 1,5 °C prévu par l’Accord de Paris reste hors de portée et celui de 2 °C nécessitera de gros efforts, comme dit ci-dessus. Cette limite de 2 °C sera sans doute dépassée avant 2100.

D’après le rapport du Giec d’août 2021, même si nous instaurons des mesures pour inverser la situation, la température globale sur Terre continuera d’augmenter jusqu’à la fin du 21e siècle. Le Giec a établi cinq scénarios d’évolution du climat en fonction des quantités émises de GES à partir de 2021. Le Giec revoit à la hausse le scénario le plus pessimiste et le fait passer à presque +6 °C.

Voir : dioxyde de carboneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdioxyde de carbone

Corps composé, formé de l’association d’un atome de carbone (C) avec deux atomes d’oxygène (O), gazeux dans les conditions de température et de pression régnant sur Terre.
, méthaneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigméthane

Corps composé, dont les molécules sont formées de l’association d’un atome de carbone et de quatre atomes d’hydrogène (de formule CH4), gazeux dans les conditions de température et de pression qui règnent sur Terre.
, protoxyde d’azoteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigprotoxyde d'azote 

Gaz incolore de formule chimique N2O, ayant un puissant pouvoir d’effet de serre, intervenant aussi dans la destruction de la couche d’ozone.
, scénario climatiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigscénario climatique

Prévision évaluant les risques potentiels liés aux changements climatiques.
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Impacts climatiques du réchauffement atmosphérique

Au niveau international, de nombreuses recherches sont dévolues aux questions de la variabilité et de la prédictibilité du climat. L’intérêt qu’il y aurait à comprendre les fondements de la variabilité climatique serait de pouvoir prévoir les variations sans de grandes marges d’incertitude. Pourtant, malgré l’afflux des données obtenues grâce aux progrès des techniques, si l’avancée des connaissances sur les climats est réelle, la complexité de la « machine thermique » de la Terre est encore à comprendre dans son détail.

Phénomènes extrêmes

Toutefois, les données climatologiques disponibles aujourd’hui permettent de laisser penser qu’il existe une corrélation entre le changement climatique actuel et de nombreux phénomènes extrêmes :

  • les canicules : si la température moyenne n’a augmenté que d’environ 1 °C, depuis la fin du 19e siècle, les anomalies extrêmes (vagues de chaleur) semblent toucher de plus en plus de régions (Afrique australe, Asie, Moyen-Orient et Afrique du Nord). Avec un réchauffement moyen de +2 °C, les vagues de chaleur seront plus chaudes de 4 °C par rapport à il y a un siècle, et leur fréquence augmente ;
  • les inondations : actuellement on observe une intensification des épisodes de précipitations intenses (Chine) et d’inondations dans l’hémisphère Nord ;
  • les sécheresses : on observe également une aggravation des sécheresses dans les zones arides (Afrique australe). Le réchauffement amplifie les sécheresses en diminuant les stocks de neige et en augmentant l’évapotranspiration. Il faut remarquer que les sécheresses favorisent les incendies de forêts qui, par effet retour, augmentent l’effet de serre et, conséquemment, le réchauffement atmosphérique, etc.;
  • les cyclones : on enregistre une multiplication des cyclones fortement destructeurs.

Voir : caniculeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcanicule

Phénomène touchant, pendant plusieurs jours (au moins trois), une région, un pays ou un continent, caractérisé par des températures anormalement élevées, avec peu d’écart entre le jour et la nuit.
, cycloneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcyclone

Zone de basses pressions atmosphériques se formant au-dessus des eaux chaudes des mers tropicales, dans laquelle l’air s’engouffre en violents tourbillons ascensionnels.
, effet retour, évapotranspirationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigévapotranspiration

Quantité d’eau libérée dans l’atmosphère par un écosystème, sous forme de vapeur.
, inondationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biginondation

Recouvrement rapide et temporaire par de grandes masses d’eau (submersion) d’espaces normalement découverts.
, réchauffement atmosphériqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréchauffement atmosphérique [alias]

Voir : réchauffement planétaire.
, sécheresseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsècheresse

Situation climatique résultant d’un manque de précipitations pendant une longue période.
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Rivières atmosphériques

Des travaux de 2020 montrent que le réchauffement, en augmentant le taux d’évaporation de l’eau et d’humidité dans l’atmosphère, devrait accentuer un phénomène atmosphérique inquiétant, la production de grosses rivières atmosphériques, et donc le renforcement des tempêtes et pluies diluviennes qui leur sont associées.

Dans les régions tempérées, les rivières atmosphériques causent d’importants dégâts. Des études estiment qu’elles seraient à l’origine de 40 à 75 % des précipitations extrêmes et des tempêtes. En Antarctique, le phénomène affecte déjà la plus grande banquise du monde, la barrière de Ross.

Enfin, remarquons que le Giec a fait des évaluations d’impacts pour +1,5 °C et +2 °C, mais il ne l’a pas fait pour un réchauffement de + 3 °C qui est température vers laquelle la trajectoire actuelle nous conduit pour 2030. En raison de ce risque, certains experts estiment que les changements climatiques extrêmes devraient être également évalués.

La fonte des glaces

La fonte des glaces affecte toute la cryosphère :

  • la banquise : depuis 1979, la banquise arctique a perdu presque 50 % de sa surface et 80 % de son volume ;
  • le pergélisol : celui de l’Arctique canadien fond bien plus vite que ce qui avaient été prévu et son niveau de dégel était déjà celui pronostiqué pour la fin du siècle ;
  • les glaciers : leur fonte, particulièrement ceux de l’Antarctique et du Groenland, contribue à l’augmentation du niveau de la mer, même si la dilation de l’eau est un facteur majeur (voir ci-dessous). Au cours du 20e siècle, l’élévation de ce niveau a été de 17 cm. Aujourd’hui le phénomène de montée des eaux s’accélère et l’élévation pourrait atteindre un mètre à la fin du 21e siècle avec comme conséquences des millions de réfugiés climatiques supplémentaires. De plus, la montée du niveau des océans va se poursuivre inexorablement pendant des dizaines ou des centaines d’années.

Voir : cryosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcryosphère

Ensemble des espaces de la planète constitués de glace ou de permagel.
, glacierplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigglacier

Masse de glace continentale (eau douce), alimentée par des précipitations neigeuses et animée d’un mouvement lent d’écoulement.
, montée des eauxplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmontée des eaux

Expression évoquant le fait que le niveau des mers et des océans augmente régulièrement et très lentement avec la fonte des glaciers et la dilatation des océans résultant du réchauffement océanique.
, pergélisolplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpergélisol

Sol gelé en permanence en profondeur.
, réfugié climatiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréfugié climatique

Personne obligée de fuir son lieu d’habitation en raison de violences climatiques et de leurs conséquences (montée des eaux, avancée d’un désert).
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Impact du réchauffement atmosphérique sur les températures océaniques

Le réchauffement océanique est une conséquence du réchauffement atmosphérique qui lui-même résulte de l’augmentation de l’effet de serre. Le surcroit d’énergie est essentiellement stockée par les océans. Réchauffement océanique et réchauffement atmosphérique sont les composantes majeures du réchauffement planétaire. On se reportera à l’entrée « réchauffement océanique ».

La température à la surface de la mer atteint régulièrement des records, 21,06 °C pour février 2024.

Voir : réchauffement océaniqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréchauffement océanique

Élévation de la température moyenne à des eaux océaniques.
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Impact du réchauffement planétaire sur la biodiversité

Effet sur les espèces

Le réchauffement planétaire menace d’extinction un grand nombre d’espèces espèces animales et végétales, en raison des nombreuses perturbations de leurs conditions de vie qui changeront l’équilibre des écosystèmes :

  • l’accélération des cycles de développement de certains végétaux peut entraîner des décalages entre les périodes de floraison et la présence des pollinisateurs ;
  • les modifications des aires de répartitions (certaines espèces animales
et végétales pouvant être trouvées plus au nord ou à des altitudes plus élevées) vont modifier les habitats de nombreuses espèces ;
  • les migrations et les pontes plus précoces de certains oiseaux, vont modifier le fonctionnement de certaines chaînes alimentaires.

Les coraux sont un bon exemple des effets possibles. Sous l’effet du réchauffement des eaux océaniques, expulsent leur symbiote, une micro-algue. C’est le blanchiment des coraux. À + 2 °C, ce sont 99 % des récifs coralliens qui disparaitront.

Voir : corailplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcorail

Animal colonial pourvu d’un exosquelette calcaire dont certaines espèces vivent en symbiose avec des algues unicellulaires.
, cycle de développementplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcycle de développement [alias]

Voir : cycle de vie.
, habitatplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighabitat

Au sens commun, c’est le milieu de vie d’une population d’une espèce, dans lequel les individus trouvent un abri et suffisamment de ressources pour se nourrir et se reproduire.
, migrationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmigration

Déplacement de populations en raison de l’aggravation des conditions climatiques, sociales, ou autres.
, récif corallienplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrécif corallien

Vaste structure marine étendue, formée par des coraux, à une faible profondeur, constituant l’habitat d’une faune abondante et diversifiée.
, symbioteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsymbiote

Être vivant associé à un autre, avec bénéfices réciproques.
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La perte des habitats

Avec un réchauffement de + 2 °C, il y aura une perte de la moitié des habitats naturels pour :

  • 8 % des vertébrés ;
  • 18 % des insectes ;
  • 16 % des plantes.

Voir : espèceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigespèce

Ensemble d’individus se ressemblant plus entre eux qu’à aucun autre, capables de produire une descendance fertile par reproduction sexuée.
, habitatplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighabitat

Au sens commun, c’est le milieu de vie d’une population d’une espèce, dans lequel les individus trouvent un abri et suffisamment de ressources pour se nourrir et se reproduire.
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Le déplacement des planctons vers le nord

Avec le réchauffement marin, les planctons de déplacent vers le nord où les températures leur sont plus adaptées, avec comme conséquence un déséquilibre des chaînes alimentaires, les prédateurs chassant de nouvelles espèces ou migrant eux aussi vers le nord.

Voir : planctonplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigplancton

Ensemble d’organismes de très petites tailles (végétaux comme animaux), généralement unicellulaires mais aussi pluricellulaires, vivant en suspension dans l’eau ou l’air.
, prédateurplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigprédateur

Qualifie un organisme (en général, animal) capturant des proies animales pour ses besoins nutritionnels.
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Réchauffement planétaire et baisse des productions agricoles

La modification du régime des pluies et les événements climatiques extrêmes combineront leurs effets à d’autres événements aux causes différentes, comme l’artificialisation des sols, et la pollution. Cela devrait amener une baisse des productions agricoles dans de nombreuses parties de la planète.

Voir : artificialisation des solsplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigartificialisation des sols

Transformation des sols lorsque des espaces naturels ou cultivés, sont remplacés par des zones aménagées (habitat, industries, commerces, équipements sportifs ou de loisirs, routes et parkings, etc.).
, pollutionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpollution

Dégradation de la qualité de l’eau, de l’air ou des sols, et de l’environnement en général, par l’action d’un ou de plusieurs agents physiques, chimiques ou biologiques.
, régime.

Augmentation des risques humains

Un degré de réchauffement en un siècle a déjà apporté plus de vagues de chaleur et de sécheresse, plus d’inondations, plus d’ouragans destructeurs et de feux de forêt gigantesques (mégafeux), tous ces événements affectant les productions agricoles. Or, selon le Giec, ces phénomènes vont s’aggraver.

Les risques pour les humains, liés au réchauffement planétaire, ne peuvent pas être détachés de ceux liés aux autres changements climatiques. Pour aborder cette question des risques, on se reportera à l’entrée « changement climatique ».

Voir : mégafeuplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmégafeu

Incendie de forêt échappant à tout contrôle et affectant un immense territoire.
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Les risques sanitaires

Si le réchauffement moyen se poursuit jusqu’à + 4 °C, il y aura des vagues caniculaires pouvant atteindre 50 °C, et une augmentation des évènements climatiques extrêmes (ouragans, et sécheresses prolongées).

Les conséquences sont d’ordre :

  • physique : les températures extrêmes prolongées sont mortifères pour les personnes à la santé physique fragile ;
  • mental : les évènements climatiques extrêmes génèrent des sentiments d’incertitude et de désespoir que l’on qualifie d’écoanxiété.

Voir : écoanxiétéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigécoanxiété

Angoisse, peur, face aux dégradations profondes de la planète, causées par l’homme, directement ou indirectement.
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Les réfugiés climatiques

Les personnes qui habitent dans les zones côtières sont exposées à l’augmentation des risques d’inondations côtières avec l’élévation du niveau de la mer, principalement due à l’expansion thermique de l’océan (voir ci-dessus, la sous-rubrique « La dilatation thermique des océans ») et à la fonte des glaciers continentaux. Les submersions marines contribuent aux flux de réfugiés climatiques.

Voir : fonte des glaciersplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfonte des glaciers

Fonte des masses de glace continentale (eau douce), en particulier des calottes glaciaires, sous l’effet du réchauffement atmosphérique.
, réduction des émissions de gaz à effet de serreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréduction des émissions de gaz à effet de serre

Ensemble de pratiques visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) résultant des activités industrielles et agricoles.
, réfugié climatiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréfugié climatique

Personne obligée de fuir son lieu d’habitation en raison de violences climatiques et de leurs conséquences (montée des eaux, avancée d’un désert).
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Réflexion développement durable

Les scientifiques du Giec estiment que ce réchauffement est une réalité durable, à laquelle l’humanité va devoir s’adapter, en s’efforçant d’en limiter la progression par une suppression rapide de ses causes anthropiques. Cela passe, en tout premier lieu, par une réduction des émissions de gaz à effet de serre. La responsabilité de l’homme est clairement engagée, mais on doit différencier les responsabilités des pays du Nord et celles du Sud, ces derniers subissant les effets du productivisme des pays industriels.

Les multiples déséquilibres engendrés par le réchauffement planétaires augmentent les risques systémiques et ont de nombreuses conséquences sur l’équilibre des écosystèmes et en particulier sur la biodiversité. Les mesures à prendre sont urgentes.

Voir : anthropiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biganthropique

Qui est relatif à l’homme.
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Les axes de lutte contre le réchauffement planétaire

Afin de lutter contre le réchauffement atmosphérique, la réduction des émissions de gaz à effet de serre est l’objectif premier. Cela impose des actions sur plusieurs plans qui interagissent :

  • sortir des énergies fossiles et désinvestir la filière ;
  • développer les énergies renouvelables ;
  • réduire la consommation d’énergie, avec, en particulier, des mesures pour la rénovation énergétique des logements qui sont des «passoires thermiques» ;
  • développer des transports propres (terrestres, aériens et maritimes) ;
  • maîtriser les besoins de transports, en allant vers un aménagement durable des territoires ;
  • sanctionner les multinationales non respectueuses de l’environnement ;
  • privilégier d’autres modes de consommation : diminuer la consommation de viande, et réduire le gaspillage alimentaire ;
  • réguler les émissions d’origine agricole ;
  • mettre en application, dans tous les secteurs, le principe pollueur-payeur (taxe carbone).

Le succès de ces actions nécessite que les populations en comprennent les raisons. Cela impose un gros effort dans le domaine de l’éducation au développement durable et une lutte sans relâche contre les campagnes climato-sceptiques.

Voir : climato-septique, énergie fossileplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigénergie fossile

Énergie produite par la combustion d’un combustible fossile.
, pollueur-payeurplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpollueur-payeur 

Désigne l’entité (individu ou entreprise) sur laquelle doit peser la charge financière de la prévention, de la réduction et de la lutte contre la pollution, dont elle est responsable.

e. m.

Voir : pollution.

Réflexion développement durable
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Exploitation des combustibles fossiles

Les spécialistes du domaine estiment qu’il est impératif de laisser dans le sous-sol entre 80 et 90 % des réserves connues de charbon, un tiers de celles de pétrole et la moitié de celles de gaz. L’exploitation actuelle des ressources en combustibles fossiles ne va pas dans ce sens. Pourtant, lors des COP (conférences des parties), les pays pétroliers, Arabie saoudite, Koweït, Russie et États-Unis, freinent les efforts des autres (près de 200 pays !), cherchant à minorer les recommandations du Giec. Ce clivage est profond.

Des mouvements très divers naissent dans de nombreux pays pour contraindre les politiques de s’engager franchement dans la lutte contre les changements climatiques et d’agir pour la planète.

Voir : agir pour la planèteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigagir pour la planète

Objectif partagé par de nombreuses organisations, contre la dégradation inquiétante de l’environnement.
, charbonplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcharbon

Roche combustible fossile, très riche en carbone, résultant de la dégradation partielle de la matière végétale enfouie au cours des temps géologiques.
, combustible fossileplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcombustible fossile

Résultat de la transformation de la matière organique accumulée à l‘échelle des temps géologiques, libérant par combustion une quantité importante de chaleur et de dioxyde de carbone (CO2).
, Conférence des partiesplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigConférence des parties

Organe suprême de chacune des trois conventions signées à l’issue du Sommet de la Terre de Rio en 1992 : la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), la Convention sur la diversité biologique (CDB), Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD).
, pétroleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpétrole

Roche liquide riche en carbone, huileuse et combustible.
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L’action internationale

En 2018, pour alerter sur l’urgence d’agir, des chercheurs Australiens et Allemands ont classé les engagements climatiques des différents pays selon leurs NDC (angl. Nationally Determined Contributions) c’est-à-dire leurs contributions déterminées au niveau national déterminés dans le cadre de l’Accord de Paris. Ce classement montre la hausse de température qui résulterait si le monde suivait tel ou tel exemple. Aucun des engagements ne permet de respecter les objectifs de l’Accord. En 2021, les engagements déposés par les États signataires de l’Accord de Paris conduisent à un réchauffement de + 2,7 °C à la fin du siècle, avec des catastrophes mortifères dans certaines régions du monde. La Chine est responsable de plus d’un quart des émissions mondiales de CO2. En 2020, elle a annoncé viser la neutralité carbone d’ici à 2060 et un pic d’émissions autour de 2030, mais sans réviser sa contribution (NDC).

Voir : Accord de Parisplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigAccord de Paris

Premier accord international sur le climat adopté en 2015, visant à limiter le réchauffement climatique, au cours du siècle présent, à moins de 2 °C (et si possible 1,5 °C) par rapport aux niveaux préindustriels.
, NDCplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigNDC [alias]

Voir : CDN.
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Objectif de développement durable (ODD) et cible

ODD concerné

La question de la lutte contre le réchauffement planétaire et les changements climatiques concerne l’ODD :

  • 13 - Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques : Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions.

Voir : ODDplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigODD [alias]

Voir : Objectif de développement durable.
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ODD-N° : 13.

Réflexion pédagogique

L’incertitude sur les calculs, la complexité des interactions entre l’atmosphère et les océans, oblige à prendre beaucoup de précautions dans les conclusions et les prévisions climatiques, certaines pouvant laisser penser que le grand basculement est proche ! Les données scientifiques sur les limites planétaires sont déjà en elles-mêmes objectivement inquiétantes, la communication autour des résultats doit être prudente si on ne veut pas générer de l’écoanxiété. D’ailleurs, les climatologues eux-mêmes insistent sur la difficulté d’établir une corrélation certaine entre le réchauffement actuel et l’ampleur des événements climatiques extrêmes observés.

Les scénarios climatiques du Giec, qui sont des prévisions hiérarchisées évaluant les risques potentiels liés aux changements climatiques, sont des aides aux décisions qui nous donnent les éléments pour choisir entre durabilité forte ou faible !

Cette incertitude est donc une vraie question pédagogique dont il faut discuter les différentes facettes.

Voir : durabilitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdurabilité

Concept de développement qualifiant la possibilité pour une économie, ou pour l’environnement en général, de ne pas se dégrader dans la durée.
, écoanxiétéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigécoanxiété

Angoisse, peur, face aux dégradations profondes de la planète, causées par l’homme, directement ou indirectement.
, limite planétaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biglimite planétaire

Concept selon lequel, à l’échelle de la planète, neuf grands processus (physiques, chimiques, biologiques) présentent chacun un seuil quantitatif qui ne doit pas être franchi pour que la Terre conserve des conditions favorables à la vie humaine.
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Remarque linguistique et/ou historique

Il est très courant de parler du « réchauffement climatique » pour évoquer accroissement de la température moyenne à la surface de la Terre, d’ailleurs une organisation française a pour nom : Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc). Toutefois, cette expression, même si elle est parfaitement établie, pose un problème sémantique et donc, pédagogique.

Voir : Onercplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigOnerc

Organisme français ayant pour objectif de collecter des informations sur le réchauffement climatique et de proposer des recommandations sur les mesures de prévention et d’adaptation à prendre pour limiter les risques liés aux changements climatiques.
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Hausse des températures

Pour évoquer la multiplicité des paramètres impliqués dans le climat (températures, vents, pluviométrie, etc.), et leurs interactions, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) utilise l’expression de « système climatique ».

Dans ce « système », par effet domino et interactions multiples, le réchauffement de l’atmosphère affecte les océans, la cryosphère, et la biosphère. Certaines de ces modifications ne s’évaluant pas directement par la mesure de la température.

Les différents changements de chaque élément du système, engendrent une grande diversité de phénomènes :

  • physiques : élévation du niveau de mers, fonte des glaciers et du pergélisol et une augmentation de l’effet de serre, inondations, etc. ;
  • biologiques et écologiques : modification des aires de répartition des espèces, destruction d’écosystèmes (mégafeux), disparition d’espèces (coraux, par exemple).

Voir : aire de répartitionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigaire de répartition

Ensemble des surfaces terrestres ou aquatiques qu’une espèce migratrice habite, traverse ou survole à un moment de sa migration.
, corauxplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcoraux [alias]

Voir : corail.
, effet dominoplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigeffet domino

Processus ayant lieu lorsqu’un changement en provoque un autre, ce dernier en provoquant lui-même un autre, et ainsi de suite au cours d’une séquence linéaire.
, élévation du niveau de mers.

Choix terminologiques

Réchauffement climatique : expression consacrée

Comme nous l’avons vu, le système climatique s’autoalimentant, tous les paramètres du climat changent en permanence (température atmosphérique, pression atmosphérique, vents, pluviométrie, etc.). Il y a donc bien des changements climatiques, et on peut même préciser, des changements climatiques anthropiques. Par contre, l’expression réchauffement climatique (réchauffement et non changement) semble moins appropriée, puisque, par exemple, n’y a pas de réchauffement des pressions. Pourtant, l’expression réchauffement climatique est quasiment officielle puisque les représentants du Giec l’utilisent eux-mêmes… alors !

Réchauffement atmosphérique  et réchauffement planétaire

La terminologie internationale (anglaise !) est claire, elle utilise les termes « global warming » ou « climate change » dont la traduction littérale n’est pas réchauffement climatique, mais, respectivement, « réchauffement global » (ce qui équivaut à réchauffement planétaire), et « changement climatique ». En outre, l’expression « réchauffement planétaire » apporte une vue totalisante, puisqu’elle inclue le réchauffement des océans et de l’atmosphère. Pour éviter les confusions, le glossaire retiendra l’expression « réchauffement planétaire ».