Table des matières
réchauffement océanique
Définition
Élévation de la température moyenne à des eaux océaniques.
e. m.
Informations complémentaires
Le réchauffement océanique est une conséquence du réchauffement atmosphérique qui lui-même résulte de l’augmentation de l’effet de serre. Le surcroit d’énergie est essentiellement stockée par les océans. Ce réchauffement des océans est une des causes de leur fragilisation.
Réchauffement océanique et réchauffement atmosphérique sont les composantes majeures du réchauffement planétaire.
Voir : effet de serreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigeffet de serre
Phénomène de piégeage dans la basse atmosphère, de la majeure partie du rayonnement thermique (infrarouge) émis par le sol, provoquant une élévation de la température atmosphérique., fragilisation des océansplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfragilisation des océans
Déstabilisation des équilibres physiques, chimiques et biologiques des océans, résultant de la globalité des activités humaines., réchauffement atmosphériqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréchauffement atmosphérique [alias]
Voir : réchauffement planétaire., réchauffement planétaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréchauffement planétaire
Élévation de la température moyenne à la surface de la Terre..
Inertie thermique et stockage du CO2
Inertie thermique
L’océan est le principal réservoir d’énergie du système Terre. Avec des profondeurs de plus de 10 000 mètres et une moyenne d’environ 3 800 m, l’océan possède une inertie thermique gigantesque. C’est sur celle-ci que reposent les équilibres climatiques. Ainsi, l’océan limite l’intensité des changements climatiques.
Stockage du CO2
Toujours en raison de son immense volume et des courants qui transportent vers les grandes profondeurs le CO2 atmosphérique capté en surface, l’océan absorbe environ un quart des émissions anthropiques de carbone, minimisant ce que serait l’effet de serre sans ce captage.
Constat
En janvier 2024, la température moyenne mondiale de la surface des océans a connu un nouveau record avec 21,10 °C. Cette élévation des températures est due, en particulier, au réchauffement atmosphérique.
Seulement 1 % de la chaleur supplémentaire que nous créons par nos émissions de gaz à effet de serre reste dans l’atmosphère, environ 90 % de l’excédent thermique vont dans les océans. Ce transfert de chaleur explique l’augmentation de température des océans.
L’accumulation d’énergie dans les masses considérables des océans rend le changement climatique irréversible à des échelles de temps de plusieurs siècles.
L’élévation des températures océaniques a plusieurs conséquences qui sont abordées ci-dessous.
Voir : changement climatiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigchangement climatique
Ensemble des modifications climatiques qui persistent plus longtemps qu’un évènement météorologique, sous l’effet de causes naturelles (changements du cycle solaire ou éruptions volcaniques massives), ou de causes anthropiques (activités humaines)., émissions de gaz à effet de serre.
La modification des courants marins
Le réchauffement de l’océan est potentiellement à l’origine d’une perte de dynamisme des courants marins et le climat terrestre pourrait s’en trouver altéré. Pour cet aspect, on se reportera à l’entrée « courant marin ».
Voir : courant marinplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcourant marin
Déplacement d’eau de mer caractérisé par sa direction, sa vitesse et son débit..
La dilatation thermique des océans
On estime qu’actuellement, la hausse du niveau des océans est liée pour 1/3 à la dilatation thermique des océans, et pour 2/3 à la fonte des glaciers (montagnes et glaciers polaires).
Alors que le niveau des océans n’était monté que de 5 cm sur les trois derniers millénaires, il s’est élevé d’une quinzaine de centimètres au cours du dernier siècle, pour moins de 1 °C d’augmentation de la température. Depuis 2013, à l’échelle du globe, l’élévation moyenne a été de 4,4 mm par an ; cela laisse imaginer ce que pourrait être l’élévation à l’échelle du siècle !
La perte du dioxygène des océans (la désoxygénation des océans)
Le dioxygène se dissolvant moins dans les eaux chaudes, son taux global a baissé de 1 à 2 % entre 1960 et 2010. Cette désoxygénation va se poursuivre. Les conséquences sur la biodiversité seront importantes.
Près des littoraux, les zones appauvries en dioxygène se multiplient. À l’extrême (zones hypoxiques puis anoxiques), elles donnent des zones dites «mortes», puisque la vie y a disparu. Dans ces cas, le phénomène est dû, en grande partie, à cause de l’eutrophisation des eaux, en raison d’un apport excessif de résidus d’engrais dans des eaux peu profondes et chaudes.
Voir : anoxieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biganoxie
État d’un milieu dépourvu de dioxygène (O2)., dioxygèneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdioxygène
Corps simple, formé de l’association de deux atomes d’oxygène (O), gazeux dans les conditions de température et de pression régnant sur Terre., engraisplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigengrais
Matière mélangée aux sols pour leur conserver ou leur apporter des qualités (physiques ou chimiques) favorables à la croissance des plantes., eutrophisationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigeutrophisation
Enrichissement excessif d’une eau douce ou marine côtière en substances nutritives organiques ou non, pouvant provoquer un dysfonctionnement des écosystèmes touchés, hypoxieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighypoxie
État d’un milieu dont la teneur en dioxygène (O2) est faible., zone morteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigzone morte
Zone aquatique (eau côtière, estuaire, lac ou mare, rivière) dont la plupart des formes de vie ont disparu à la suite d’une pollution provoquant un dérèglement extrême du milieu et son appauvrissement en dioxygène dissout..
Capture du CO2 par les océans et réchauffement océanique
L’océan est un important puits de CO2. Il séquestre ainsi près de 30 % du CO2 émis par les humains. Globalement, il en contient environ 50 fois plus que l’atmosphère. Il s’y trouve sous différentes formes : gaz dissout, ions carbonates, et matière organique. Une part de cette dernière rejoint les fonds océaniques et sédimente.
Le piégeage du CO2 par les océans est le résultat du couplage de deux phénomènes, l’un physique, l’autre biologique :
- mécanisme physique : le CO2 atmosphérique se dissout naturellement dans l’océan. Cette dissolution est plus grande à basse température. En outre, l’eau froide étant plus dense, elle plonge, emportant le CO2 dissous vers le plancher océanique où il est stabilisé en raison des hautes pressions. C’est donc du CO2 extrait de l’atmosphère et moins effet de serre. Par contre, avec le réchauffement océanique moins de carbone est capté. Il y a donc une boucle de rétroaction conduisant à plus d’effet de serre et plus de réchauffement atmosphérique ;
- mécanisme biologique : ce mécanisme est celui de la photosynthèse qu’effectue le phytoplancton. Cette fonction fixe le CO2 et le transforme en matière organique. Celle-ci bénéficie à toute une chaîne alimentaire. À la mort des organismes de cette chaîne, une partie de la matière organique se sédimente au fond de l’océan où le carbone est stocké. L’effet de serre est ainsi diminué et donc du réchauffement climatique aussi. Tout déséquilibre des écosystèmes marins va ainsi contrarier ce processus.
Globalement, on constate qu’avec le réchauffement océanique, la capacité des océans d’absorber (de solubiliser) le CO2 diminue.
La question de l’acidification des océans en raison de l’élévation du taux de CO2 dissout dans les océans est traitée avec l’entrée « acidification des océans ».
Voir : acidification des océansplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigacidification des océans
Diminution progressive du pH des eaux superficielles des océans., chaîne alimentaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigchaîne alimentaire
Notion désignant une suite d’organismes d’espèces différentes ayant entre eux diverses relations trophiques., écosystèmeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigécosystème
Ensemble fonctionnel (système) formé d’une biocénose (communauté d’êtres vivants) et du biotope (milieu : eau, sol, et atmosphère)., fond océaniqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfond océanique [alias]
Voir : plancher océanique., matière organiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmatière organique
Matière synthétisée par les êtres vivants., photosynthèseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigphotosynthèse
Fonction de tous les organismes chlorophylliens assurant la synthèse des glucides, à partir d’eau et de dioxyde de carbone (CO2), avec la lumière pour source d’énergie., phytoplanctonplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigphytoplancton
Ensemble des organismes végétaux chlorophylliens aquatiques de très petite taille (micro-algues), unicellulaires ou pluricellulaires..
Adaptation et effondrement de la biodiversité
Les espèces adaptées aux eaux froides (océan Austral, par exemple) possèdent des adaptations physiologiques, en particulier un métabolisme ralenti qui leur permet de réduire le coût de leurs dépenses énergétiques, ou encore des enzymes dont le rendement est maximal à de basses températures. Ces adaptations sont le résultat de millions d’années d’évolution.
À la vitesse actuelle beaucoup trop élevée du réchauffement océanique, l’adaptation des espèces ne peut se faire. En outre, certaines n’ont pas la possibilité de migrer vers des zones plus froides, et pour la majorité de ces espèces, l’augmentation des températures génère un stress physiologique qui diminue leur chance de survie et/ou de reproduction.
Compte tenu des interactions multiples au sein des écosystèmes, le déséquilibre de ces derniers peut être très rapide et conduire à l’effondrement de leur biocénose.
Voir : adaptationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigadaptation
Transformation des modes de vie et de l’organisation d’une société, répondant à une perturbation de celle-ci., biocénoseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiocénose
Ensemble de tous les organismes vivant au sein d’un écosystème, qui ont de multiples relations inter- et intraspécifiques., biodiversitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiodiversité
Diversité du monde vivant s’exprimant par la richesse en espèces, la diversité des individus d’une même espèce et la diversité des écosystèmes., enzymeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigenzyme
Catalyseur biologique de nature protéique, produit par les cellules de tout organisme, accélérant les réactions biochimiques du métabolisme., espèceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigespèce
Ensemble d’individus se ressemblant plus entre eux qu’à aucun autre, capables de produire une descendance fertile par reproduction sexuée., évolution, métabolismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmétabolisme
Ensemble des réactions physico-chimiques fournissant aux organismes l’énergie et la matière organique nécessaires au fonctionnement cellulaire., reproductionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigreproduction
Perpétuation, naturelle ou artificielle, d’un organisme unicellulaire ou pluricellulaire., stressplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigstress
État atteint par un organisme, à la suite d’agressions diverses, ou les agressions elles-mêmes..