Table des matières
gaz à effet de serre
Définition
Constituant gazeux de l’atmosphère absorbant le rayonnement infrarouge émis par la surface de la Terre et le renvoyant vers elle (en grande partie), contribuant ainsi au réchauffement planétaire.
e. m. (gr. khaos, gouffre et « effet de serre » est une analogie avec la forte élévation de température dans une serre par temps ensoleillé).
Abréviation substantivée : GES.
Voir : atmosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigatmosphère
Enveloppe gazeuse qui entoure la Terre, mais également plusieurs corps célestes., effet de serreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigeffet de serre
Phénomène de piégeage dans la basse atmosphère, de la majeure partie du rayonnement thermique (infrarouge) émis par le sol, provoquant une élévation de la température atmosphérique., gazplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggaz
Corps se trouvant dans un état combinant fluidité, compressibilité et expansibilité de la matière, ou état de la matière dont les constituants élémentaires (atomes, molécules, ions, complexes) sont libres dans l’intervalle de deux collisions., infrarougeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biginfrarouge
Partie du spectre des ondes électromagnétiques (0,8 à 100 micromètres), émise par les corps chauds, correspondant à des longueurs d’ondes supérieures à celles visibles par l’œil humain (0,4 à 0,8 micromètre) et inférieures aux micro-ondes., rayonnement infrarougeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrayonnement infrarouge [alias]
Voir : infrarouge., réchauffement planétaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréchauffement planétaire
Élévation de la température moyenne à la surface de la Terre..
Informations complémentaires
Les gaz à effet de serre sont aussi appelés par leur abréviation substantivée GES (que l’on prononce en épelant chaque lettre). Ils sont nombreux et nous ne donnerons des informations que sur quelques-uns d’entre eux.
L’eau contribue pour environ 75 % au mécanisme d’effet de serre global. La vapeur d’eau est un gaz dont la concentration moyenne dans l’atmosphère reste stable et ne contribue donc pas à l’augmentation de l’effet de serre. Seule une infime partie de la vapeur d’eau atmosphérique est due aux activités humaines. Cette vapeur d’eau joue donc un rôle direct très négligeable dans l’augmentation de l’effet de serre. Nous la distinguerons donc des autres GES.
Voir : azoteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigazote
Élément chimique de symbole N, ou nom donné ordinairement au gaz (N2), corps simple dont les molécules sont constituées de deux atomes (diazote)..
Augmentation de l'effet de serre
L’augmentation de l’effet de serre est due à des gaz dont la concentration augmente dans l’atmosphère avec le développement des activités anthropiques.
Enfin on remarquera que l’azote gazeux (N2) et le dioxygène (O2), avec des concentrations respectives dans l’atmosphère de 78 et 21 %, donc de loin les plus importantes, ne sont pas des gaz à effet de serre.
Par ses multiples effets indirects sur les climats (canicules, sécheresses, montée des eaux, etc.), les GES rendent la planète de plus en plus hostile à la vie humaine.
Voir : anthropiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biganthropique
Qui est relatif à l’homme., caniculeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcanicule
Phénomène touchant, pendant plusieurs jours (au moins trois), une région, un pays ou un continent, caractérisé par des températures anormalement élevées, avec peu d’écart entre le jour et la nuit., climatplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigclimat
Ensemble des variables atmosphériques et de surface, sur une période de 30 ans, pour une région donnée, en faisant abstraction des années particulières de cette période., dioxygèneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdioxygène
Corps simple, formé de l’association de deux atomes d’oxygène (O), gazeux dans les conditions de température et de pression régnant sur Terre., montée des eauxplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmontée des eaux
Expression évoquant le fait que le niveau des mers et des océans augmente régulièrement et très lentement avec la fonte des glaciers et la dilatation des océans résultant du réchauffement océanique., sécheresseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsècheresse
Situation climatique résultant d’un manque de précipitations pendant une longue période..
Durée de vie des GES dans l'atmosphère
Pour chaque GES, un certain taux de ses molécules disparaît constamment de l’atmosphère, soit par transfert dans un autre milieu (hydrosphère, lithosphère, biosphère), soit par transformation chimique au sein de l’atmosphère. Mieux connaître ces processus est important, puisque cela permet d’estimer combien de temps une quantité émise dans l’atmosphère mettra pour en disparaître.
On parle ainsi de durée de vie (la durée de séjour) dans l’atmosphère des gaz à effet de serre. Celle-ci est difficile à estimer, tant le système atmosphérique est complexe. D’une façon générale, ils mettent longtemps à s’éliminer de l’atmosphère. Ils peuvent être évacués selon plusieurs voies.
Voir : biosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiosphère
Ensemble de tous les organismes vivants et des milieux où ils vivent., hydrosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighydrosphère
Ensemble de toutes les parties de la planète occupées par l’eau sous ses trois états (liquide, solide ou gazeux)., lithosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biglithosphère
Couche la plus externe du globe terrestre, dont l’épaisseur varie entre 70 km (sous les océans) et 150 (sous les continents)., moléculeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmolécule
Association d’un nombre fini d’atomes liés entre eux par des liaisons en général covalentes et parfois ioniques..
Voie chimique
La voie chimique correspond aux réactions intervenant dans l’atmosphère, au cours desquelles les corps chimiques changent de nature et souvent de forme. Par exemple :
- les oxydations qui font que, par exemple, le méthane produit du dioxyde de carbone (CO2) ;
- les rayonnements électromagnétiques émis par le soleil et les rayonnements cosmiques scindent les molécules dans les couches supérieures de l’atmosphère.
Voir : dioxyde de carboneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdioxyde de carbone
Corps composé, formé de l’association d’un atome de carbone (C) avec deux atomes d’oxygène (O), gazeux dans les conditions de température et de pression régnant sur Terre., méthaneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigméthane
Corps composé, dont les molécules sont formées de l’association d’un atome de carbone et de quatre atomes d’hydrogène (de formule CH4), gazeux dans les conditions de température et de pression qui règnent sur Terre., moléculeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmolécule
Association d’un nombre fini d’atomes liés entre eux par des liaisons en général covalentes et parfois ioniques., oxydationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigoxydation
Réaction chimique au cours de laquelle une espèce chimique (atome ou molécule) est oxydée par perte d’un ou de plusieurs électrons, perte pouvant être combinée à celle de protons (H+). L’espèce chimique réceptrice est dite réduite..
Voie physique
La voie physique correspond aux transformations au cours desquelles les espèces chimiques ne deviennent pas d’autres corps, même s’ils changent d’aspects. Ce sont avant tout les changements d’état (pour l’eau, par exemple, c’est le passage de l’état liquide à solide) et la dissolution (la dissolution du CO2 dans l’eau, par exemple). À la surface des océans, une quantité importante du CO2 atmosphérique passe sous forme dissoute, réduisant ainsi l’effet de serre. Le dioxyde de carbone (CO2), une fois dissout, réagit avec l’eau, et modifie les équilibres chimiques entre plusieurs espèces chimiques, provoquant ce qu’il est convenu d’appeler l’acidification des océans.
Voir : acidification des océansplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigacidification des océans
Diminution progressive du pH des eaux superficielles des océans., dissolutionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdissolution
Processus par lequel un corps (soluté) est dispersé de façon homogène dans un autre à l’état liquide (solvant), en créant un mélange restant stable au repos (solution)., espèce chimiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigespèce chimique
Terme générique désignant une molécule, un atome, un ion, ou encore, un radical., état de la matièreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigétat de la matière
Nature sous laquelle se présente un corps : gazeux, liquide, solide., ionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigion
Atome, molécule, ayant cédé ou acquis un ou plusieurs électrons., liquideplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigliquide
Corps n’ayant pas de forme déterminée, mais dont le volume est invariable, ou état de la matière, dont les constituants élémentaires (atomes, molécules, ions, et complexes) sont mobiles en restant les uns contre les autres., solideplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsolide
Corps de forme et de volume déterminés, ou état de la matière dont les constituants élémentaires (atomes, molécules, ions, complexes) sont pratiquement immobiles.
n. m. (lat. solidus, massif).
Voir : atome, ion, état de la matière, molécule..
Voie biologique
Le CO2, lors de la photosynthèse, est réduit par les végétaux, se transformant en glucides simples.
Voir : glucideplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigglucide
Ensemble de sucres simples comme le glucose (ose), et de sucres faits de plusieurs molécules de sucres simples, comme l’amidon et le glycogène (osides), de formule générale Cn (H2O)m., photosynthèseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigphotosynthèse
Fonction de tous les organismes chlorophylliens assurant la synthèse des glucides, à partir d’eau et de dioxyde de carbone (CO2), avec la lumière pour source d’énergie..
Gaz à effet de serre à concentration constante : la vapeur d'eau
- teneur dans l’atmosphère : entre 0,1 (Sibérie) et 5 % (régions maritimes équatoriales) ;
- augmentation annuelle de cette teneur : elle n’a pas changé depuis le début de l’ère préindustrielle, les activités humaines n’augmentant pas les quantités de vapeur d’eau dans l’atmosphère ;
- origine : évaporation des océans et des lacs, évapotranspiration, combustion ;
- durée de vie dans l’atmosphère : quelques jours ;
- participation au réchauffement : sa concentration dans l’atmosphère n’augmentant pas, sa contribution au réchauffement est négligeable.
Voir : évaporationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigévaporation
Transformation d’un liquide en vapeur., évapotranspirationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigévapotranspiration
Quantité d’eau libérée dans l’atmosphère par un écosystème, sous forme de vapeur..
Fig. : contribution à l’effet de serre naturel (sans apport anthropique) de l’eau (vapeur et nuages) par rapport aux autres gaz.
Gaz à effet de serre à concentration croissante
Dioxyde de carbone (CO2)
- teneur dans l’atmosphère : plus de 0,04 %, en fait environ 420 ppm (parties par million) en 2021. Le CO2 est à une concentration beaucoup plus élevée que tous les autres gaz dont les émissions augmentent avec l’activité industrielle.
- augmentation annuelle de cette teneur : la quantité de CO2 aura bientôt doublé depuis la révolution industrielle ;
- part dans les émissions de GES à concentration croissante : 70% ;
- origine : il est principalement issu de la combustion du pétrole, du charbon et de la biomasse ;
- durée de vie dans l’atmosphère : il y est stable et sa disparition demande environ 100 ans ;
- participation au réchauffement : estimée à environ 60 % de l’effet anthropique.
En 2013, la teneur de l’atmosphère en CO2 était de 396 ppm. En 2019, la concentration en CO2 dans l’atmosphère dépassait 415 ppm. Cette accélération des émissions de dioxyde de carbone (CO2) trouve une explication dans le fait que les émissions de CO2 continuent de croître alors que les quantités de CO2 absorbées par la biosphère terrestre commencent à décliner.
Afin de limiter la hausse de la température mondiale moyenne à 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, il faudrait limiter cette concentration à 450 ppm d’ici 2050.
Voir : ppmplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigppm
Abréviation de l’anglais : part per million. En français : partie par million..
Méthane (CH4)
- teneur dans l’atmosphère : 1 824 ppb (parties par milliard) ;
- augmentation annuelle de cette teneur : 1 % (quatre fois plus que le CO2) ;
- part dans les émissions de GES à concentration croissante : 13 % ;
- origine : avant tout microbienne en condition d’anaérobiose, dans les sols ou les intestins des ruminants. Le bétail engendre 37 % des émissions actuelles de méthane (CH4) ;
- durée de vie dans l’atmosphère : dix ans, donc beaucoup moins que le CO2 ;
- participation au réchauffement : estimée à environ 20 à 25 % de l’effet anthropique.
Le méthane (CH4) est environ 25 fois plus efficace pour le réchauffement que le dioxyde de carbone (CO2) à masse égale.
La concentration en méthane (CH4) dans l’atmosphère est en augmentation, en raison : des émissions résultant des fermentations entériques des ruminants, de la riziculture, des combustibles fossiles, en particulier. En 2013, la concentration atmosphérique de méthane était de 253 % de ce qu’elle était à l’époque préindustrielle.
Voir : anaérobioseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biganaérobiose
Mode de vie des organismes vivant en l’absence d’air et, plus précisément, de dioxygène., combustible fossileplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcombustible fossile
Résultat de la transformation de la matière organique accumulée à l‘échelle des temps géologiques, libérant par combustion une quantité importante de chaleur et de dioxyde de carbone (CO2)., fermentationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfermentation
Processus se déroulant dans le hyaloplasme cellulaire, au cours duquel un substrat organique (glucose, éthanol, acide pyruvique, etc.) est dégradé incomplètement, formant une autre molécule organique (éthanol, acide acétique, etc.), tout en libérant de l’énergie (ATP)., méthaneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigméthane
Corps composé, dont les molécules sont formées de l’association d’un atome de carbone et de quatre atomes d’hydrogène (de formule CH4), gazeux dans les conditions de température et de pression qui règnent sur Terre., ppbplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigppb
Abréviation de l’anglais : part per billion. En français : partie par milliard..
Ozone (O3)
- teneur dans l’atmosphère : dans la troposphère (partie basse de l’atmosphère), il est en quantité infime (10 ppb), par contre, il peut atteindre 10 ppm dans la stratosphère ;
- origine : il est le produit d’une réaction entretenue par le rayonnement solaire, entre les hydrocarbures et l’oxyde d’azote (NO2). Il n’a donc pas une origine directement anthropique ;
- durée de vie dans la troposphère : limitée ;
- participation au réchauffement : estimée à environ 10 % de l’effet anthropique.
L’ozone (O3) est 2 000 fois plus efficace pour le réchauffement que le dioxyde de carbone (CO2) à masse égale.
Voir : hydrocarbureplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighydrocarbure
Composé ne contenant que du carbone (C) et de l’hydrogène (H), de formule moléculaire (CnHm)., ozoneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigozone
Molécule faite de trois atomes d’oxygène (O3), à l’état gazeux dans les conditions ordinaires de température et de pression., stratosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigstratosphère
Couche de l’atmosphère terrestre située entre 12 et 50 km d’altitude, c’est-à-dire au-dessus de la troposphère et sous la mésosphère., troposphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigtroposphère
Couche inférieure de l’atmosphère terrestre, avec un plafond à 12 km d’altitude..
Hydrocarbures halogénés (gaz fluorés)
Il s’agit d’un ensemble de gaz qui sont différents, en particulier, par le nombre des atomes les constituant (carbone, chlore, fluor) et la disposition de ces atomes les uns par rapport aux autres. Le fluor, le chlore, le brome, l’iode, sont des halogènes.
Utilisés comme fluides réfrigérants et comme agents propulseurs dans les aérosols, certains de ces gaz (CFC et hydrochlorofluorocarbures, HCFC), outre leur effet sur la dégradation de l’ozone troposphérique (trou d’ozone), ont aussi un très fort potentiel de réchauffement. Ils sont aujourd’hui remplacés par d’autres gaz, moins nocifs pour ces deux paramètres. Les CFC sont les premiers de ces gaz à avoir été interdits par le Protocole de Montréal (1987).
- teneur en CFC dans l’atmosphère : 0,5 ppb ;
- augmentation annuelle de cette teneur : 5 % ;
- part dans les émissions de GES à concentration croissante : 2 % ;
- origine : les CFC sont le résultat d’une activité industrielle récente (systèmes de réfrigération, aérosols et mousses isolantes) ;
- durée de vie dans l’atmosphère : 100 ans et plus. Compte tenu de leur stabilité chimique, ces gaz sont toujours présents, bien qu’interdits ;
- participation au réchauffement : estimée à environ 10 % de l’effet anthropique.
Certains CFC sont jusqu’à 17 000 fois plus efficace pour le réchauffement que le dioxyde de carbone (CO2) à masse égale.
Voir : atomeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigatome
Structure donnant son identité et ses propriétés physiques et chimiques à un élément chimique., HCFCplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigHCFC [alias]
Voir : hydrochlorofluorocarbure., Protocole de Montréalplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigProtocole de Montréal
Accord multilatéral, ratifié en 1987 à Montréal (Québec), engageant les pays à ne plus utiliser les substances appauvrissant la couche d’ozone (chlorofluorocarbures, CFC, en particulier)..
Oxydes d'azote (NOx)
Parmi ces oxydes :
- le monoxyde d’azote (NO) représente environ 95 % des NOx, il s’oxyde rapidement. Sa part dans le réchauffement est faible ;
- le dioxyde d’azote ou peroxyde d’azote (NO2), environ 5 %. Sa part dans le réchauffement est faible ;
- le protoxyde d’azote ou oxyde nitreux (N2O) ou encore hémioxyde d’azote, à l’état de traces, mais très stable, il possède une durée de vie de plusieurs siècles et constitue un puissant gaz à effet de serre.
La contribution au réchauffement du NO et du NO2 étant faible, nous ne considèrerons ci-dessous que le N2O.
- teneur du N2O : 326 ppb ;
- augmentation annuelle de cette teneur : 0,3 % ;
- part dans les émissions de GES à concentration croissante : 15 % ;
- origine : les oxydes d’azote sont essentiellement émis lors des combustions (industrie, transports routiers). En 2012, les transports routiers, en France métropolitaine, étaient responsables de 54 % des émissions, l’agriculture et la sylviculture, de 10 % ;
- durée de vie dans l’atmosphère : 150 ans ;
- participation au réchauffement : estimée entre 5 et 10 % de l’effet anthropique.
L’oxyde nitreux (N2O) ou hémioxyde d’azote est environ 300 fois plus efficace pour le réchauffement que le dioxyde de carbone (CO2) à masse égale.
La concentration atmosphérique du protoxyde d’azote (N2O) est en augmentation, en particulier, en raison de la combustion de la biomasse, et de l’utilisation abondante des engrais.
Voir : biomasseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiomasse
Masse de l’ensemble des êtres vivants présents dans un espace déterminé, à un moment donné., NOxplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigNOx [alias]
Voir : oxyde d’azote., oxyde d'azoteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigoxyde d'azote
Forme oxydée de l’azote..
Émissions de GES par secteur d'activité en France
Les disparités selon les pays sont importantes.
Échelle mondiale
À l’échelle mondiale, d’après le Giec (rapport 2014), les émissions sont les suivantes :
- énergie 35 % : il s’agit du chauffage et de la production d’électricité par les centrales à combustibles fossiles ;
- agriculture 24 % : cette part correspond à la culture, l’élevage et l’exploitation forestière ;
- industrie 21 % : ce sont les émissions de l’industrie lourde et manufacturière ;
- transports 14 % : ce sont les transports de marchandises et de personnes ;
- bâtiments 6 %.
Voir : Giecplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigGiec
Groupe d’experts scientifiques mis en place par les Nations Unies pour alerter le monde sur les réalités du changement climatique et ses conséquences..
Émissions de méthane par le bétail
D’une façon globale, on considère que l’agriculture est responsable de 40 % des émissions anthropiques de GES (directes ou indirectes).
Les émissions d’oxyde nitreux (N2O), et celles du méthane (CH4), sont essentiellement dues au bétail : digestion des ruminants pour le CH4, et fumier pour le N2O.
Les émissions annuelles moyennes de méthane (CH4) par les ovins et les caprins se situent entre 10 et 15 % de celles des vaches laitières. Par contre, si elles sont ramenées à une même production de protéines alimentaires, elles ne montrent que peu de différences entre les vaches laitières, les ovins et les caprins, ce qui signifie que les efficacités métaboliques sont semblables.
De nombreuses propositions existent pour limiter ces émissions, tout en améliorant la production de viande (nature du régime alimentaire, emploi d’additifs alimentaires, etc.). De toute façon, il faut bien garder à l’esprit que la viande est essentielle pour apporter aux populations les protéines dont elles ont besoin. Les estimations de la production mondiale de viande indiquent qu’elle devrait doubler entre le début du 21e siècle et 2050, en atteignant presque 500 millions de tonnes. On peut ajouter que les ruminants, étant herbivores, ne sont pas en concurrence alimentaire avec l’homme et refuser totalement leur apport protéique, sous prétexte de la pollution qu’ils occasionnent, ne serait pas très sensé.
Voir : additif alimentaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigadditif alimentaire
Substance ajoutée à un aliment lors de sa fabrication ou de sa transformation, soit pour améliorer sa conservation, soit pour lui garder ses qualités gustatives et nutritives., herbivoreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigherbivore
Animal vertébré qui se nourrit de plantes herbacées., métabolismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmétabolisme
Ensemble des réactions physico-chimiques fournissant aux organismes l’énergie et la matière organique nécessaires au fonctionnement cellulaire., pollutionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpollution
Dégradation de la qualité de l’eau, de l’air ou des sols, et de l’environnement en général, par l’action d’un ou de plusieurs agents physiques, chimiques ou biologiques., protéineplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigprotéine
Substance organique résultant de la polymérisation de très nombreux acides aminés..
Réflexion développement durable
Exemplarité de la mobilisation autour de l'ozone
Le rôle des scientifiques dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, rappelle celui qu’ils ont joué à propos des CFC (chlorofluorocarbures) et de leur impact sur le «trou d’ozone». En 1987, ils avaient alerté l’opinion mondiale sur les dangers de ces gaz et le Protocole de Montréal avait lancé la lutte contre la dégradation de la couche d’ozone. Il reste à remarquer que les HCFC, qui ont remplacé les CFC dans l’industrie, sont moins nocifs pour l’ozone, mais favorisent fortement l’effet de serre. À leur tour, leur retrait a commencé, afin de contribuer à la lutte contre le réchauffement atmosphérique.
Voir : CFCplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigCFC [alias]
Voir : chlorofluorocarbure., couche d’ozoneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcouche d'ozone
Couche de la stratosphère comprise entre 15 et 40 km d’altitude où se trouve l’essentiel de l’ozone de l’atmosphère., HFCplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigHFC [alias]
Voir : hydrofluorocarbure., nocifplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bignocif
Qui est nuisible, en particulier à l’état physiologique d’un organisme, voire à l’équilibre de l’environnement., réduction des émissions de gaz à effet de serreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréduction des émissions de gaz à effet de serre
Ensemble de pratiques visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) résultant des activités industrielles et agricoles., ozoneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigozone
Molécule faite de trois atomes d’oxygène (O3), à l’état gazeux dans les conditions ordinaires de température et de pression., Protocole de Montréalplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigProtocole de Montréal
Accord multilatéral, ratifié en 1987 à Montréal (Québec), engageant les pays à ne plus utiliser les substances appauvrissant la couche d’ozone (chlorofluorocarbures, CFC, en particulier)., trou d'ozoneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigtrou d'ozone [alias]
Voir : trou dans la couche d'ozone..
Teneurs en dioxyde de carbone (CO2) hors action anthropique
La teneur du CO2 atmosphérique, durant les périodes interglaciaires, a oscillé entre 280 et 300 ppm, alors qu’elle était proche de 180 ppm lors des glaciations. Ce fut le cas lors de la période Wurm de la dernière glaciation, époque à laquelle les populations humaines avaient des effectifs réduits. Aujourd’hui, elle dépasse les 400 ppm.
Voir : glaciationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigglaciation
Période de refroidissement climatique s’étendant sur plusieurs dizaines de milliers d’années, au cours de laquelle eut lieu une extension importante des glaciers (calottes glaciaires, en particulier)., Wurmplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigWurm
Dernière période glaciaire dans les Alpes (de - 120 000 à -10 000 ans)..
Remarque linguistique et/ou historique
Ci-dessous, une présentation rapide de l’historique de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. On constatera qu’entre les interrogations du chimiste Arrhenius (voir ci-dessous), il aura fallu presqu’un siècle pour que les États disent qu’ils avaient compris ! L’action viendra timidement ensuite, mais, aujourd’hui, des dégradations sont déjà irrémédiables.
1896
Svante Arrhenius (chimiste suédois, prix Nobel de chimie en 1903) fut le premier à proposer en 1896 que la combustion des combustibles fossiles augmentant la concentration en dioxyde de carbone dans l’atmosphère, il y avait une relation avec le réchauffement atmosphérique.
1979
La première conférence mondiale sur le climat est organisée par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) en 1979.
1988
En 1988, une conférence internationale sous l’impulsion de Gro Harlem Brundtland, dont le nom sera plus tard associé au concept de DD, présente dans son rapport le changement climatique comme une menace pour la sécurité internationale.
Toujours en 1988, la création du Giec est validée par l’OMM, le PNUE, et l’Assemblée générale des Nations unies. Le soutien que lui apportent le G7, Ronald Reagan et Margaret Thatcher, peut faire penser que la création du Giec ouvre la porte à une perte de contrôle des organisations internationales sur la gouvernance de l’environnement, au profit des États. Toutefois, il est vrai qu’elle conduit aussi les États à s’engager sur une seule évaluation internationale, même si ce n’est que timidement.
À cette époque, les États-Unis, premier pays émetteur de gaz à effet de serre, montrent beaucoup de réticences à prendre des mesures dont ils pensent qu’elles freineraient leur développement.
1992
1992 est l’année de la constitution de la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) adoptée au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro (Brésil).
Voir : CCNUCCplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigCCNUCC [alias]
Voir : Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques., Sommet de la Terreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigSommet de la Terre
Rencontre entre dirigeants mondiaux, organisée par l’ONU afin de définir les moyens de stimuler le développement durable à l’échelle de la planète..
2016
En 2016, à Paris, le premier accord universel sur le climat est signé.
Voir : Accord de Parisplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigAccord de Paris
Premier accord international sur le climat adopté en 2015, visant à limiter le réchauffement climatique, au cours du siècle présent, à moins de 2 °C (et si possible 1,5 °C) par rapport aux niveaux préindustriels..
2022
En 2022, beaucoup se demande si l’emballement climatique n’a pas déjà commencé.
Voir : emballement climatiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigemballement climatique
Accélération hypothétique du changement climatique qui se produirait à partir d’un seuil de réchauffement après le franchissement d’un point de basculement..
