Table des matières
évolution de la nature
Ensemble des transformations au cours du temps, de la nature en général (atmosphère, sols, paysages, nappes phréatiques, etc.), ou des êtres vivants ou disparus (les dinosaures, par exemple).
e. f. (lat. evolutio, déroulement).
Voir : atmosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigatmosphère
Enveloppe gazeuse qui entoure la Terre, mais également plusieurs corps célestes., nappe phréatiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bignappe phréatique
Nappe d’eau souterraine (nappe aquifère) accessible par les puits ordinaires., natureplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bignature
Au sens commun, c’est l’ensemble des milieux (atmosphère, hydrosphère, lithosphère) incluant ou non des organismes vivants., solplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsol
Partie superficielle émergée de l’écorce terrestre, plus ou moins meuble, de structure et de qualité variable, cultivée ou non..
Informations complémentaires
Les phénomènes auxquels on s’intéresse ici sont différents selon les échelles de temps et d’espace, et selon les enveloppes terrestres considérées (atmosphère, biosphère, hydrosphère, lithosphère).
Le changement climatique, la pollution (marées vertes, pesticides, vortex marin, etc.), la surexploitation des ressources naturelles, font que tous les éléments des écosystèmes évoluent vers de nouveaux équilibres. La nature connaît une érosion de la biodiversité, une diminution des ressources naturelles en eau potable, une acidification des océans, une dégradation de la qualité des sols arables, etc.
Quand on parle de l’évolution du monde vivant, au cours des millénaires, ayant abouti aux êtres vivants tels qu’ils sont aujourd’hui, on écrit Évolution avec un É majuscule. Il s’agit de l’histoire de la vie, avec ses transformations successives ayant conduit à l’apparition de nouvelles espèces.
L’évolution du monde inerte, comme celle du monde vivant, s’observe à l’échelle de la vie de la planète, comme à l’échelle humaine, en tenant compte des relations constantes que ces deux mondes ont entre eux au travers des cycles biogéochimiques.
Voir : acidification des océansplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigacidification des océans
Diminution progressive du pH des eaux superficielles des océans., arableplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigarable
Qualifie une terre cultivable., biosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiosphère
Ensemble de tous les organismes vivants et des milieux où ils vivent., changement climatiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigchangement climatique
Ensemble des modifications climatiques qui persistent plus longtemps qu’un évènement météorologique, sous l’effet de causes naturelles (changements du cycle solaire ou éruptions volcaniques massives), ou de causes anthropiques (activités humaines)., cycle biogéochimiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcycle biogéochimique
Ensemble des échanges d’un élément chimique particulier (carbone, azote), ou d’une molécule (l’eau, par exemple), entre l’atmosphère, l’hydrosphère et la lithosphère, en interaction avec les êtres vivants., eau potableplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigeau potable
Eau pouvant être bue., écosystèmeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigécosystème
Ensemble fonctionnel (système) formé d’une biocénose (communauté d’êtres vivants) et du biotope (milieu : eau, sol, et atmosphère)., hydrosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighydrosphère
Ensemble de toutes les parties de la planète occupées par l’eau sous ses trois états (liquide, solide ou gazeux)., lithosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biglithosphère
Couche la plus externe du globe terrestre, dont l’épaisseur varie entre 70 km (sous les océans) et 150 (sous les continents)., marée verteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmarée verte
Prolifération importante d’algues vertes et leur échouage sur les plages, lors des marées hautes., monde inerteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmonde inerte [alias]
Voir : inerte., monde vivantplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmonde vivant
Ensemble des êtres vivants en interaction avec la matière et l’énergie constituant leur environnement., pesticideplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpesticide
Produit utilisé pour lutter contre les organismes (animaux, végétaux, et champignons) nuisibles affectant des végétaux cultivés ou des animaux d’élevage., pollutionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpollution
Dégradation de la qualité de l’eau, de l’air ou des sols, et de l’environnement en général, par l’action d’un ou de plusieurs agents physiques, chimiques ou biologiques., vortex marin.
Émergence des êtres vivants dans leur diversité
La Terre s’est formée il y a environ 4 milliards d’années (4 Ga, dans le Système international d’unités, G est utilisé pour giga). 0,7 Ga d’années plus tard, les prémices de la vie sont là. Mais ici nous ne discutons pas de l’origine de la vie sur Terre ; la vie est-elle apparue spontanément ou résulte-t-elle d’un apport extraterrestre (panspermie), le débat scientifique étant loin d’être tranché !
La technique des horloges moléculaires a permis d’estimer que l’émergence de formes de vie unicellulaires s’était produite il y a 2,9 Ga, c’est-à-dire beaucoup plus tôt que ce que l’on pensait encore récemment. Toutefois, il y a plus de 2 Ga la Terre est gelée en grande partie. La vie microbienne y est réduite. Puis, le CO2 expulsé par le volcanisme conduit au réchauffement de la planète, favorisant l’explosion de la vie.
Voir : dioxygèneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdioxygène
Corps simple, formé de l’association de deux atomes d’oxygène (O), gazeux dans les conditions de température et de pression régnant sur Terre., horloge moléculaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighorloge moléculaire
Méthode renseignant sur la chronologie des différents événements évolutifs ayant marqué l’histoire de la vie sur terre., microorganismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmicroorganisme
Organisme visible seulement au microscope., panspermieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpanspermie
Hypothèse selon laquelle la vie sur Terre serait due à des germes et à des spores venues de l’espace., photosynthèseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigphotosynthèse
Fonction de tous les organismes chlorophylliens assurant la synthèse des glucides, à partir d’eau et de dioxyde de carbone (CO2), avec la lumière pour source d’énergie., réchauffement planétaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréchauffement planétaire
Élévation de la température moyenne à la surface de la Terre., unicellulaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigunicellulaire
Entité biologique faite d’une seule cellule..
Explosion Précambrienne
Des recherches paléontologiques ont révélé une explosion Précambrienne du monde animal caractérisé par la possibilité d’utiliser les éléments chimiques du milieu pour édicter un squelette minéralisé (exosquelette, puis endosquelette).
Très schématiquement, vers :
- - 540 millions d’années (Ma), base du Cambrien, on connaît des fossiles de mollusques (gastéropodes, céphalopodes) ;
- - 530 Ma : apparition des arthropodes et des échinodermes ;
- - 520 Ma : tous les grands groupes du vivant sont présents, surtout dans le milieu aquatique.
Les océans, puis les continents et les airs se peuplent. De nouvelles espèces apparaissent, tandis que d’autres disparaissent. Les chaînes alimentaires ne cessent de se structurer et de se diversifier.
Voir : Cambrienplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigCambrien
Première période de l’ère primaire (Paléozoïque) commençant vers - 540 millions d’années (Ma) et se terminant vers - 490 Ma., chaîne alimentaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigchaîne alimentaire
Notion désignant une suite d’organismes d’espèces différentes ayant entre eux diverses relations trophiques., élément chimiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigélément chimique
Les substances constituées datomes identiques, liés par des liaisons chimiques formant des molécules sont des corps simples., endosqueletteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigendosquelette
Chez certains métazoaires, nom général donné aux formations anatomiques internes, solides et rigides, permettant le soutien du corps et, dans la plupart des cas, son mouvement, parfois rapide., espèceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigespèce
Ensemble d’individus se ressemblant plus entre eux qu’à aucun autre, capables de produire une descendance fertile par reproduction sexuée., exosqueletteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigexosquelette
Nom général donné aux formations anatomiques externes protégeant physiquement un animal (invertébré ou vertébré)., Précambrienplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigPrécambrien
Première ère géologique de l’histoire de la Terre commençant avec sa formation il y a plus de 4 milliards d’années et finissant il y a environ 540 millions d’années, avec le Cambrien, première période de l’ère primaire..
Apparition d’espèces adaptées aux terres émergées
Vers - 460 Ma, une glaciation est à l’origine d’une extinction massive d’espèces, mais elle est aussi la cause d’une baisse du niveau des océans. Certaines algues pluricellulaires chlorophylliennes se sont alors adaptées au milieu terrestre et l’ont colonisé. Ce sont des espèces pionnières qui disposent alors de pseudo-racines (des rhizoïdes) qui leur permettent de puiser eau et nutriments. L’Évolution se poursuit et vers - 350 millions d’années, les plantes terrestres acquièrent un cormus (racines, tiges et feuilles). Le port dressé des plantes devient possible grâce à l’apparition de la lignine, une molécule qui donne de la rigidité aux parois cellulaires. Les Ptéridophytes se dressent sur les continents.
Toutefois, d’autres travaux font remonter la terrestrialisation des plantes au Cryogénien (entre -720 et -635 Ma), période caractérisée par la plus importante glaciation qu’a connue la Terre, appelée glaciation Varanger. La glace ayant probablement recouvert toute la surface du globe, des scientifiques parlent de la « Terre boule de neige » ! Il ne s’agit plus d’une adaptation à la terre ferme mais à des territoires englacés.
Au delà de ces questions de dates, qui vont se préciser avec les avancées scientifiques, il est important d’avoir à l’esprit, dans le cadre de ce glossaire, que pour qu’une faune puisse se développer sur la terre ferme, il faut que des plantes autotrophes y soient installées et puissent constituer le premier maillon de chaînes alimentaires fonctionnelles, produisant une biomasse suffisante.
Vers -400 Ma, on trouve essentiellement des Arthropodes, et des précurseurs des Amphibiens, et des Reptiles.
Il y a environ 360 millions d’années (Carbonifère) apparaissent les œufs à coquille (œufs amniotiques) qui protègent les embryons. Les reptiles n’avaient plus à retourner à l’eau pour se reproduire, milieu, par contre, indispensable aux larves des batraciens. Les reptiles purent s’établir sur la terre ferme ouvrant la voie à la colonisation des continents par les tétrapodes. Sur la question de l’œuf, on se reportera, ci-dessous, à la rubrique « Réflexion pédagogique ».
Voir : autotropheplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigautotrophe
Organisme pouvant synthétiser sa propre matière organique à partir de matière minérale et gazeuse (CO2), la source de l’énergie nécessaire étant soit physique, soit chimique., biomasseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiomasse
Masse de l’ensemble des êtres vivants présents dans un espace déterminé, à un moment donné., Carbonifèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigCarbonifère
Période du Paléozoïque (anciennement appelé, ère primaire) débutant il y a environ 345 millions d’années (Ma) et se terminant vers - 290 Ma., chlorophyllienplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigchlorophyllien
Relatif à la chlorophylle., colonisationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcolonisation
Installation et développement d’êtres vivants dans un milieu., cormusplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcormus
Appareil végétatif des plantes supérieures, constitué au moins d’un système d’axes (tiges et rameaux), la présence de feuilles et de racines étant facultative., extinction massive d’espècesplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigextinction massive d'espèces
Disparition, à l’échelle planétaire, d’un nombre considérable d’espèces, en un temps très rapide à l’échelle des temps géologiques., feuilleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfeuille
Organe en général chlorophyllien, porté par la tige, siège principal de la photosynthèse chez les mousses, les fougères et les plantes à fleurs., glaciationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigglaciation
Période de refroidissement climatique s’étendant sur plusieurs dizaines de milliers d’années, au cours de laquelle eut lieu une extension importante des glaciers (calottes glaciaires, en particulier)., lignineplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biglignine
Chez les plantes supérieures, substance fibreuse déposée secondairement au niveau de certaines parois cellulaires pectocellulosiques, leur assurant une rigidité relative et l’imperméabilité, et conduisant à la formation d’un tissu, le bois (xylème)., moléculeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmolécule
Association d’un nombre fini d’atomes liés entre eux par des liaisons en général covalentes et parfois ioniques., œufplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigœuf
Œuf entouré d’une coquille, contenant un jaune (vitellus) et un blanc (albumine) pondu par les oiseaux, les reptiles ou les monotrèmes (mammifères ovipares)., paroi cellulaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigparoi cellulaire
Paroi rigide, externe à la membrane plasmique des cellules végétales, des champignons et des bactéries., pluricellulaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpluricellulaire
Qualifie un organisme ou partie d’organisme, végétal ou animal, fait de plusieurs cellules., racineplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigracine
Organe végétatif des végétaux vasculaires prélevant, dans le milieu, les nutriments et l’eau nécessaires à leur métabolisme., tigeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigtige
Organe végétatif constituant l’axe des végétaux vasculaires, porteur de feuilles et de bourgeons et assurant la conduction des sèves..
Extinction d’espèces
Après des alternances successives, pendant des centaines de millions d’années, de périodes d’explosion de la vie, et de périodes d’extinction d’espèces, on estime que plus de 99 % de tous les organismes ayant vécu sur Terre sont aujourd’hui éteints. Dans la dynamique d’un environnement qui évolue sans crise, ou par catastrophes, des anciennes espèces disparaissent, favorisant l’émergence de nouvelles espèces mieux adaptées aux transformations des milieux de vie, brutales ou non.
Le taux d’extinction n’est pas un paramètre constant. En fait, on identifie cinq extinctions massives au cours des 500 derniers millions d’années, au cours desquelles, à chaque fois, 75 à 90 % de toutes les espèces terrestres disparurent.
Voir : extinction d’espèces.
Théorie de l'Évolution
À l’échelle géologique, l’Évolution a donné lieu à de nombreuses théories (voir ci-dessous la rubrique « Remarque linguistique et/ou historique ») rendant à rendre compte des transformations conduisant à la diversité des êtres vivants ayant existé (fossiles) ou existant encore. Parmi les diverses causes évoquées pour expliquer ces transformations, on peut citer les mutations. C’est le domaine de la génétique des populations.
Les différentes populations naturelles, en fonction de l’évolution des conditions de l’environnement, sont plus ou moins aptes à survivre. Une sélection naturelle intervient sur les générations successives. Les gènes déterminant les caractères les plus favorables pour une espèce, dans un environnement donné, ont une probabilité plus élevée d’être conservés. L’Évolution est donc la résultante d’une suite de variations et de sélections.
La théorie de l’Évolution postule que tous les êtres vivants sont reliés entre eux par des liens de parenté, impliquant des ancêtres communs.
On peut décrire cet ensemble de relations sous forme d’un arbre phylogénétique.
Voir : arbre phylogénétiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigarbre phylogénétique
Représentation graphique des liens de parenté supposée entre groupes d’êtres vivants actuels et/ou fossiles., être vivantplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigêtre vivant
Entité formée d’une ou plusieurs cellules, qui dès son début d’existence possède un métabolisme qui lui permet d’être actif ; sa mort le rend inactif (inerte)., fossileplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfossile
Trace de vie d’un organisme ayant vécu avant la période géologique actuelle, conservée dans une roche sédimentaire ou dans une autre matière.,, mutationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmutation
Modification d’une partie du matériel génétique (ADN), aboutissant au changement de l’état d’un caractère héréditaire..
Action de l'homme sur la biodiversité
Actuellement, l’homme est responsable de changements importants de la biodiversité, en raison de ses actions sur la nature : surpêche, déforestation, OGM, agrosystèmes, changement climatique, etc. Ces modifications de la biodiversité sont très rapides, ainsi que les changements d’équilibres au sein des écosystèmes. Les dysfonctionnements sont nombreux : marées vertes, pullulation de certaines espèces (méduses), disparition de nombreuses espèces animales et végétales, sans qu’il soit possible d’évaluer l’impact de ces transformations sur l’Évolution.
Voir : agrosystèmeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigagrosystème
Écosystème artificiel à vocation agricole (culture et élevage)., biodiversitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiodiversité
Diversité du monde vivant s’exprimant par la richesse en espèces, la diversité des individus d’une même espèce et la diversité des écosystèmes., déforestationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdéforestation
Phénomène de régression durable des surfaces couvertes de forêts, d’origine anthropique ou naturelle., dysfonctionnementplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdysfonctionnement
Trouble du fonctionnement de la cellule, de l’organisme, d’une société, d’une population, d’un écosystème, etc., fossilisationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfossilisation
Processus physico-chimique subit par la matière organique (animale et végétale), mais aussi les endosquelettes et les exosquelettes d’animaux, piégés pendant des millénaires jusqu’à nos jours dans des sédiments., gèneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggène
Structure d’ordre moléculaire de l’ADN, contrôlant un caractère héréditaire particulier., méduseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigméduse
Animal gélatineux, transparent, mobile, vivant en milieu aquatique, principalement en mer (seulement 1 % sont dulçaquicoles), possédant des cellules urticantes., mutationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmutation
Modification d’une partie du matériel génétique (ADN), aboutissant au changement de l’état d’un caractère héréditaire., OGMplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigOGM [alias]
Voir : organisme génétiquement modifié., populationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpopulation
Ensemble d’organismes appartenant à la même espèce et vivant dans un même milieu à un moment donné., pullulationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpullulation
Multiplication rapide de certains organismes conduisant à leur surabondance., sélection naturelleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsélection naturelle
Processus par lequel les individus d’une même espèce, présentant des adaptations favorisant leur survie et leur reproduction sexuée, deviennent plus nombreux d’une génération à l’autre, par rapport aux individus inadaptés., surpêcheplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsurpêche
Exploitation excessive des ressources animales naturelles des milieux aquatiques..
L'homme résultat des pressions évolutives
Si l’homme est responsable de changements importants de la biodiversité, en raison de ses actions sur la nature, à l’inverse l’homme tel qu’il est, est le produit des pressions de l’environnement que le monde vivant a subi. Le système immunitaire permet à l’homme de résister aux infections, mais les inflammations chroniques que certains subissent en sont le fruit. L’aptitude à stocker des graisses qui permettait de résister aux famines, se retrouve dans les tendances au diabète et à l’obésité. Quand l’homme ou un animal est blessé, il est important que le sang puisse coaguler rapidement, mais la propension à former des caillots s’accompagne du risque d’obstruction des artères.
Voir : diabèteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdiabète
Maladie non transmissible correspondant à un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par l’alimentation se traduisant par un taux élevé de glucose dans le sang (hyperglycémie)., famineplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfamine
Situation créée par l’absence ou l’insuffisance d’aliments affectant les hommes et le cheptel d’une région., graisseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggraisse
Corps gras (lipide), solide à la température ambiante., infectionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biginfection
Pénétration et prolifération dans un organisme vivant d’agents pathogènes (bactérie, virus), provoquant des réactions de défense de l’organisme atteint, associées à des manifestations cliniques et biologiques chez celui-ci., obésitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigobésité
Excès de masse grasse d’un organisme ayant des conséquences néfastes pour sa santé., système immunitaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsystème immunitaire
Ensemble de moyens de défense d’un organisme contre toute intrusion, dans son milieu intérieur, de substances organiques étrangères ou d’organismes pathogènes (bactéries et virus)..
Évolution du monde inerte
Lithosphère
La contribution du monde vivant à l’évolution de la lithosphère apparaît clairement dans le cas de certaines roches (accumulation de squelettes calcaires ou siliceux d’algues planctoniques et d’animaux marins), laissant des traces observables à l’échelle géologique des temps (roches calcaires, grès, etc.).
L’orogenèse d’une montagne ou l’évolution d’un sédiment meuble en une roche cohérente (diagenèse), comme la transformation du sable en grès, s’étudient à l’échelle de millions d’années, tandis que l’évolution d’un sol cultivé peut s’observer sur une vie humaine.
Voir : diagenèseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdiagenèse
Ensemble des phénomènes physico-biochimiques assurant la transformation d’un sédiment en une roche., planctonplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigplancton
Ensemble d’organismes de très petites tailles (végétaux comme animaux), généralement unicellulaires mais aussi pluricellulaires, vivant en suspension dans l’eau ou l’air., sédimentplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsédiment
Dépôt d’origine détritique (débris rocheux meubles) ou organique (restes d’animaux ou de végétaux), à l’origine de couches rocheuses (calcaires, argiles, sables, grès, etc.)..
Atmosphère
L’atmosphère primitive a subi de profondes transformations, certaines particulièrement liées à la présence de la vie. Par exemple, l’apparition de l’oxygène gazeux résulte de l’activité des premiers organismes photosynthétiques présents sur terre.
La forte augmentation actuelle du taux de dioxyde de carbone (CO2, gaz à effet de serre) dans l’atmosphère est corrélée à l’activité industrielle.
Voir : dioxyde de carboneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdioxyde de carbone
Corps composé, formé de l’association d’un atome de carbone (C) avec deux atomes d’oxygène (O), gazeux dans les conditions de température et de pression régnant sur Terre., gaz à effet de serreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggaz à effet de serre
Constituant gazeux de l’atmosphère absorbant le rayonnement infrarouge émis par la surface de la Terre et le renvoyant vers elle (en grande partie), contribuant ainsi au réchauffement planétaire..
Hydrosphère
Dans les océans, les modifications actuelles de la teneur en CO2 atmosphérique provoquent une acidification de l’eau ayant des conséquences sur l’évolution de la vie des organismes marins, en particulier des coraux.
Le réchauffement planétaire observé actuellement est responsable de la fonte des glaciers et de la libération de masses importantes d’eau douce, contribuant à l’élévation du niveau des mers.
Voir : eau douceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigeau douce
Eau contenant moins d’un gramme par litre (g/l) de matières dissoutes, comme des sels, des éléments nutritifs, etc., élévation du niveau des océansplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigélévation du niveau des océans [alias]
Voir : montée des eaux., glacierplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigglacier
Masse de glace continentale (eau douce), alimentée par des précipitations neigeuses et animée d’un mouvement lent d’écoulement., réchauffement planétaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréchauffement planétaire
Élévation de la température moyenne à la surface de la Terre..
Réflexion pédagogique
La rubrique « Remarque linguistique et/ou historique » de cette entrée présente quelques unes des théories de l’évolution formulées au cours de l’histoire. Le thème de la priorité de l’œuf sur la poule ou de la poule sur l’œuf, tel qu’il fut posé par les philosophes de l’Antiquité y est abordé. C’est en effet une source de questionnements pédagogiques. Il faut bien comprendre qu’il ne s’agissait pas pour ces philosophes de se poser une simple question de chronologie dans le développement de l’organisme ! La génétique était alors inconnue, et pour beaucoup de temps encore. En termes d’aujourd’hui, la question était de savoir si l’individu (la poule), était déjà en puissance dans l’œuf. Ou encore, à quel moment l’information « poule » s’exprime-t-elle ?
Pour une approche pédagogique de la question, on peut, par exemple, demander d’argumenter l’opinion de pure logique : « Le premier œuf de poule, du fait qu’il était le premier, a nécessairement été pondu par un autre animal qu’une poule, sans quoi il ne serait pas le premier œuf de poule. »
Une piste d’argumentation biologique peut être la suivante :
Sur le plan de la reproduction sexuée, en général, les mutations génétiques aboutissant à des individus différents au sein d’une nouvelle génération (G+1) ont eu lieu au sein des cellules sexuelles des individus de la génération précédente (G). En conséquence, un œuf (la cellule résultant d’une fécondation) ayant reçu un gène muté donne un embryon muté qui donnera un individu adulte avec le même patrimoine héréditaire, et donc, muté. Dans le paradoxe choisi (l’œuf ou la poule ?), si l’adulte muté est la première poule de l’évolution, l’animal qui a fourni le gamète muté n’était donc pas une poule. Donc, l’œuf précède la poule !
Voir : celluleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcellule
Unité biologique de base de tout organisme, réduite à elle-même chez les protozoaires et les protophytes, ou associée à d’autres ayant la même structure et la même fonction pour constituer un tissu, chez les pluricellulaires végétaux comme animaux., gamèteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggamète
Cellule reproductrice haploïde (n), mâle (cellule nageuse = spermatozoïde, ou non nageuse = spermatie), ou femelle (oosphère chez les végétaux et ovule chez les animaux), participant à la reproduction sexuée., mutationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmutation
Modification d’une partie du matériel génétique (ADN), aboutissant au changement de l’état d’un caractère héréditaire., œufplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigœuf
Œuf entouré d’une coquille, contenant un jaune (vitellus) et un blanc (albumine) pondu par les oiseaux, les reptiles ou les monotrèmes (mammifères ovipares)., patrimoine héréditaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpatrimoine héréditaire [alias]
Voir : patrimoine génétique., reproductionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigreproduction
Perpétuation, naturelle ou artificielle, d’un organisme unicellulaire ou pluricellulaire..
Remarque linguistique et/ou historique
Les réflexions autour de la question de l’évolution des espèces (ou de leur stabilité) ont toujours été accompagnées de celles autour de l’origine de la vie, et cela même si les philosophes de l’Antiquité ne se posaient pas ces questions dans les mêmes termes. On se reportera donc aussi à l’entrée « panspermie » qui traite de ce sujet de l’origine de la vie.
Voir : panspermieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpanspermie
Hypothèse selon laquelle la vie sur Terre serait due à des germes et à des spores venues de l’espace..
Empédocle (5ᵉ siècle av. J.-C.)
Empédocle est un philosophe, poète, ingénieur et médecin grec de Sicile, du 5ᵉ siècle av. J.-C. Il fait partie des philosophes présocratiques. Il est connu pour sa théorie selon laquelle toute matière est composée des quatre éléments, la terre, l’eau, l’air et le feu, qui se combinent et se séparent sous l’influence de deux forces opposées, l’amour (au sens de l’attraction) et la lutte (pour la répulsion).
Son thème général est qu’il n’y a pas de naissance, il n’y a pas de fin, il y a seulement mélange et dissociation.
La genèse des êtres vivants
La genèse des êtres vivants selon Empédocle se déroule en parallèle avec la genèse de la Terre. Les végétaux furent les premiers à être créés à partir d’un mélange d’eau et de terre. Les animaux, apparaissant ensuite, purent s’en nourrir. Cette vue de la genèse ne nous dérange pas trop aujourd’hui ! La suite se complique pour nous, puisque les différents organes sont produits accidentellement et sont associés entre eux par une règle d’harmonie, et tous sont rassemblés par l’Attraction.
Il dit :
« Privés de corps, les membres, sous l’empire de la Répulsion, erraient çà et là, disjoints. Mais dès qu’une divinité se fut unie à l’autre plus étroitement, on vit les membres s’ajuster au hasard des rencontres, et d’autres en grand nombre sans cesse continuèrent la chaîne ; il naquit ainsi des êtres aux pieds tournant pendant la marche, aux mains innombrables, aux membres emmêlés. D’autres naissaient avec deux visages, deux poitrines, bœufs à face humaine ou au contraire hommes à crâne de bœuf, et encore les androgynes, créatures hybrides, aux membres délicats. »
Voir : être vivantplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigêtre vivant
Entité formée d’une ou plusieurs cellules, qui dès son début d’existence possède un métabolisme qui lui permet d’être actif ; sa mort le rend inactif (inerte)., hybrideplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighybride
Individu issu du croisement de deux parents appartenant à des communautés de reproduction normalement séparées (taxons différents)., organeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigorgane
Unité morphologique d’un organisme, constituée de différents tissus aux fonctions diverses..
Anaxagore (5ᵉ siècle av. J. –C.)
Anaxagore a posé les fondations d’une philosophie qui s’éloignait des explications mythologiques pour explorer les principes rationnels gouvernant l’univers, sans avoir recours à des explications surnaturelles. C’est sa théorie des particules infinies qui nous intéresse ici.
Théorie des semences d’Anaxagore
La théorie des semences est une vision sur la constitution de la matière dans l’univers. Selon cette théorie, chaque élément de l’univers porte en lui des « semences » de tout le reste. Ces semences sont divisibles à l’infini. Pour Anaxagore, ces semences sont la base de toute transformation matérielle. Selon lui, rien ne peut provenir de son contraire, tout doit provenir d’une entité de sa propre nature, cette entité, cette particule étant une semence.
En cohérence avec cette idée, rien ne naît ni ne périt de manière absolue. La matière est éternelle, et les changements ne sont que des réarrangements des semences.
Le concept s’applique aux particules constitutives des semences de plantes ; quand les semences retrouvent des conditions favorables, elles s’assemblent et forment une plante.
Aristote (5ᵉ siècle av. J. –C)
Qui de l’œuf ou de la poule est arrivé en premier sur Terre ? Aussi simpliste que cette question puisse paraître, mais parce qu’elle repose sur un paradoxe (aucune réponse ne paraît satisfaisante), c’est une question sur laquelle les philosophes de l’antiquité se sont penchés, tout en ouvrant leur réflexion sur l’origine du vivant.
Aristote, pour qui rechercher les paradoxes est une approche constante, développe une idée contre-intuitive. Pour lui, l’adulte (organisme mature) précède l’enfant puisque l’œuf est seulement une poule en puissance.
Dans son texte « Parties des animaux livre II, chap. 1 », il dit : « Ce n’est pas en effet la maison qui est faite pour les briques et les pierres, mais celles-ci pour la maison : il en va de même pour tout le reste de la matière. »
Cette vue le conduisit à nier l’évolution.
Le transformisme de Benoît de Maillet (17ᵉ - 18ᵉ siècle)
Toutefois, avant Lamarck, Benoît de Maillet (1656 – 1738), dans une œuvre clandestine, le Telliamed (anagramme de son nom… avec la particule), publiée après sa mort (mais connue dès 1720), sans argumentation scientifique, formule l’idée que les organismes vivant aujourd’hui sur les terres émergées, appartiennent à des lignées issues d’organismes nés dans les mers, qui se sont métamorphosés au fil des générations, et sont sortis des eaux, donnant les êtres actuels. Benoît de Maillet serait-il un prédécesseur du transformisme lamarckien ? Avec toutes les nuances (et même, les grandes différences) qu’il faut mettre, cette idée de métamorphoses au fil des générations, plus de l’ordre du pressentiment que d’une argumentation scientifique, paraît annoncer (avec 1 siècle d’avance) le transformisme lamarckien et la théorie darwinienne.
Le fixisme de Buffon (18ᵉ siècle)
Au début du 18e siècle, Buffon (1707 - 1788), de son vrai nom Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, qui était déiste, croyait en la fixité des espèces, et refusait l’idée d’une parenté entre l’homme et l’animal. Il faut signaler que Buffon était convaincu de la génération spontanée (sur cette question on se reportera à l’entrée « panspermie »). Mais son travail d’observation et de comparaison le poussa plus tardivement à se poser la question de l’existence d’ancêtres communs pour certains groupes d’animaux que l’on trouvait dans des milieux très différents et qui pourtant avaient des caractères communs. En même temps, il se posa la question du rôle des conditions de vie pour expliquer leurs dissemblances.
Voir : générationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggénération
Ensemble des individus d’une des phases (deux en général, diplophase et haplophase) d’un cycle de développement d’une espèce., panspermieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpanspermie
Hypothèse selon laquelle la vie sur Terre serait due à des germes et à des spores venues de l’espace..
Diderot (18ᵉ siècle)
Diderot, dans « Le Rêve de d’Alembert », rejette la vision fixiste d’Aristote, selon laquelle les espèces seraient éternelles :
« Si la question de la priorité de l’œuf sur la poule ou de la poule sur l’œuf vous embarrasse, c’est que vous supposez que les animaux ont été originairement ce qu’ils sont à présent. Quelle folie ! »
Le transformisme de Lamarck (18ᵉ - 19ᵉ siècle)
C’est son disciple J-B. Lamarck (1744 – 1829) qui, dans les toutes premières années du 19e siècle, professa la doctrine du transformisme (les espèces végétales et animales s’adaptent au milieu et dérivent les unes des autres par voie de filiation (hérédité des caractères acquis). Cette doctrine s’opposait donc au fixisme de Buffon.
La théorie de la sélection naturelle de Darwin (19ᵉ siècle)
Enfin, c’est C. Darwin qui, en 1859, avec la publication de L’origine des espèces, développa la théorie de la sélection naturelle.