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Table des matières
système immunitaire
Définition
Ensemble de moyens de défense d’un organisme contre toute intrusion, dans son milieu intérieur, de substances organiques étrangères ou d’organismes pathogènes (bactéries et virus).
e. m. (lat. immunis, exempt).
Voir : bactérieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbactérie
Microorganisme unicellulaire (de 1 à quelques micromètres) ne possédant pas de noyau véritable (procaryote), ni d’autres organites., milieuplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmilieu
Ensemble des éléments externes et internes à un organisme, un organe, un tissu, ou une cellule et en conditionnant la vie., pathogèneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpathogène
Se dit d’agents pouvant provoquer une maladie : virus, bactéries, champignons, protozoaires, et autres parasites, mais aussi agents chimiques (nicotine, mercure) ou physiques (rayonnements nucléaires)., tissuplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigtissu
Association de cellules différenciées ayant sensiblement la même forme, la même taille et remplissant la même fonction., virusplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigvirus
Parasite obligatoire de cellules (procaryotes ou eucaryotes), dont la multiplication ne peut s’effectuer qu’au sein d’une cellule-hôte..
Informations complémentaires
Selon les organismes les systèmes de défense immunitaire sont divers.
Diversité des systèmes de défense
Animaux
Les poissons, les amphibiens, les sauriens et les mammifères possèdent des systèmes qui mettent en jeu un ensemble de cellules libres, de tissus et d’organes.
Les mécanismes en jeu sont très complexes et les types cellulaires impliqués nombreux. On peut distinguer deux grands systèmes de défense, l’un inné et l’autre acquis (ou adaptatif). Le premier intervient rapidement quel que soit l’intrus. Il est commun à tous les groupes animaux (depuis les éponges, jusqu’à l’homme). Le second, plus lent à se mettre en place, se distingue du premier, parce que sa réponse est adaptée à l’agent étranger qui agresse l’organisme. En outre, il confère une protection en cas d’expositions ultérieures au même agent.
Le système immunitaire adaptatif est présent chez les poissons, les amphibiens, les sauriens et les mammifères. Il n’est apparu que tardivement dans l’évolution.
Plantes
Les plantes possèdent des défenses d’ordre biochimique. Une multitude de gènes défensifs s’expriment en produisant des protéines, sans que l’on puisse distinguer des cellules et tissus particuliers. Les plantes ne possèdent pas d’immunoglobuline, mais des substances de défenses antimicrobiennes et antifongiques (des phytoagglutinines), ayant des propriétés agglutinantes semblables aux anticorps. Elles sont déclenchées par des molécules (les éliciteurs ou encore les phytostimulants) produites par un ravageur ou un agent phytopathogène.
En outre, le concept de stimulateur des défenses naturelles (SDN) des plantes ou, selon les auteurs, de stimulateur des défenses des plantes s’applique aux substances qui appliquées sur les plantes vont déclencher leurs défenses contre les pathogènes. Toutefois, le concept est plus large que celui des éliciteurs, les SDN pouvant être, par exemple, d’origine minérale.
Voir : anticorpsplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biganticorps
Protéine élaborée par le système immunitaire d’un organisme, pou lutter contre une substance étrangère (antigène) introduite dans le milieu intérieur de cet organisme., éliciteurplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigéliciteur
Substance naturelle ou non pouvant induire, chez les plantes traitées préventivement, un état de résistance à des stress biotiques ou abiotiques en activant ses défenses naturelles., microbeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmicrobe
Organisme unicellulaire responsable de maladies., gèneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggène
Structure d’ordre moléculaire de l’ADN, contrôlant un caractère héréditaire particulier., phytostimulantplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigphytostimulant
Substance qui, dans certaines conditions, favorise la nutrition ou le développement des plantes., protéineplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigprotéine
Substance organique résultant de la polymérisation de très nombreux acides aminés..
Bactéries
Un système de défense pour combattre les virus a été mis en évidence chez les bactéries, c’est le système immunitaire Crispr (Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats) qui permet à la bactérie de découper un ADN étranger. Ce système est particulièrement étudié actuellement pour mettre au point une technique d’intervention sur le génome de n’importe quelle espèce.
Voir : Crispr-Cas9plugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigCrispr-Cas9
Outil génétique permettant de cibler une zone spécifique de l’ADN, de la couper et d’y insérer la séquence ADN que l’on souhaite., génomeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggénome
Ensemble des gènes portés par les molécules d’ADN du noyau (génome nucléaire), des mitochondries (génome mitochondrial) et des chloroplastes (génome chloroplastique), les molécules d’ADN des bactéries, ou par les acides nucléiques viraux (ARN ou ADN)..
Les mécanismes des immunités innées et acquises
Système de défense non spécifique : immunité naturelle ou innée
Les réactions de défense qui s’opposent immédiatement à un agent infectieux relèvent de l’immunité dite naturelle (ou innée).
Ce système repose sur des moyens de défense qui, pour l’essentiel, sont présents à l’entrée de l’agent étranger dans l’organisme. Il n’est pas spécifique d’un agent particulier, c’est-à-dire qu’il réagit de la même façon face à une grande variété d’entre eux.
Ces défenses reposent sur des barrières protectrices :
- anatomiques : ce sont les tissus superficiels : peau, muqueuses, épidermes et cuticules, servant de barrière ;
- physiologiques : Ce sont des réactions inflammatoires qui suivent immédiatement l’intrusion d’un antigène dans un organisme, sans qu’il y ait encore de réactions antigène-anticorps. Un signal de danger, émis par des cellules immunitaires des barrières tissulaires, induit l’inflammation. Le signal résulte de l’interaction entre des récepteurs de l’organisme agressé et des molécules présentes sur tous les microorganismes, pathogènes ou non, mais aussi sur les cellules cancéreuses ou des molécules associées aux polluants. Au cours de cette étape, des cellules phagocytaires (capables d’englober bactéries et virus et de les digérer), attirées par chimiotactisme, quittent la circulation sanguine pour gagner les tissus où l’intrusion a eu lieu. Ces cellules phagocytaires proviennent de la différenciation de leucocytes sanguins. Elles portent le nom de macrophages.
Voir : agent infectieuxplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigagent infectieux
Entité susceptible d’envahir un organisme vivant puis de s’y multiplier., antigèneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigantigène
Toute substance étrangère à un organisme animal, provoquant dans le milieu intérieur de celui-ci, l’apparition de protéines (anticorps) susceptibles de réagir spécifiquement avec elle, en la neutralisant., bactérieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbactérie
Microorganisme unicellulaire (de 1 à quelques micromètres) ne possédant pas de noyau véritable (procaryote), ni d’autres organites., cuticuleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcuticule
Couche protectrice externe de végétaux (en particulier des feuilles de plantes supérieures), comme d’animaux (insectes et crustacés), apportant dureté et imperméabilité relatives aux organes qui en sont recouverts., différenciationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdifférenciation
Acquisition par une cellule de particularités morphologiques, structurales et fonctionnelles qui font d’elle une cellule spécialisée, incapable de se diviser, car ayant perdu ses caractères juvéniles., épidermeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigépiderme
Tissu recouvrant toute la surface du corps d’un organisme végétal ou animal, formé d’une ou de plusieurs couches de cellules., immunitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigimmunité
État qui permet à un organisme de lutter contre l’action de substances étrangères et d’agents infectieux., inflammationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biginflammation
Réaction d’un organisme à une agression externe (infection, trauma, brûlure, allergie, etc.) ou interne (cellules cancéreuses)., microorganismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmicroorganisme
Organisme visible seulement au microscope., pathogèneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpathogène
Se dit d’agents pouvant provoquer une maladie : virus, bactéries, champignons, protozoaires, et autres parasites, mais aussi agents chimiques (nicotine, mercure) ou physiques (rayonnements nucléaires)., phagocytoseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigphagocytose
Mécanisme membranaire et cytoplasmique au cours duquel certaines cellules englobent et digèrent des éléments étrangers., polluantplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpolluant
Substance dispersée dans l’environnement, accidentellement ou non, dégradant la qualité de l’eau, de l’air ou du sol, provoquant une nuisance et risquant de perturber les phénomènes vitaux., tactismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigtactisme
Mouvement d’un organisme unicellulaire ou d’un organe sans rapport avec sa croissance, dont l’orientation est fonction de l’hétérogénéité du milieu pour un facteur donné..
Système de défense spécifique : immunité acquise (ou adaptatives)
Le système inné de la première barrière active les défenses acquises. Les réactions de protection qui sont alors impliquées sont plus lentes que celles de l’immunité non spécifique. Elles reposent sur l’existence de leucocytes particuliers, les lymphocytes. Ces derniers, après avoir été en contact avec des antigènes, se multiplient dans des organes spécialisés, dits lymphoïdes. Cette fois, des réactions antigène-anticorps totalement spécifiques de l’agent infectieux se mettent en place.
On distingue :
- les lymphocytes B : ils sont sécréteurs d’anticorps et servent de mémoire en cas d’agressions ultérieures ;
- les lymphocytes T : ils attaquent les cellules infectées de l’organisme, les cellules cancéreuses ou les cellules greffées provenant d’un donneur incompatible. Ce sont les lymphocytes tueurs qui n’opèrent pas par phagocytose. Au contact avec les cellules cibles, ils libèrent des substances qui perforent les membranes cellulaires de celles-ci, les conduisant à la lyse cellulaire.
En comparaison, les réactions d’inflammation des défenses innées (première barrière) sont nettement moins spécifiques. Par exemple, elles ne font pas de différence entre des souches virales. Par ailleurs, les réactions se mettent en place plus tardivement (après un délai de quatre jours environ).
Les variations entre individus font que tous n’ont pas la même probabilité d’être contaminés lors d’une épidémie. En épidémiologie il est donc important de tenir compte de ce paramètre. On parle de susceptibilité individuelle.
Voir : cancerplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcancer
Prolifération cellulaire pathologique (tumeur maligne) au sein d’un organisme (humain ou animal)., épidémieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigépidémie
Atteinte d’un grand nombre d’êtres humains par une maladie contagieuse les affectant pendant un certain temps et sur un territoire donné., épidémiologieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigépidémiologie
Science qui étudie la transmission des maladies dans les populations humaines, animales, ou végétales, ainsi que leur fréquence, leurs distributions temporelle et géographique, leurs causes, et les moyens de lutter contre elles., lyseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biglyse
Action physicochimique de certains agents (physiques, chimiques ou biologiques), conduisant à la fragmentation de grosses molécules en molécules plus petites., membrane cellulaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmembrane cellulaire [alias]
Voir : membrane biologique..
La dynamique du système de défense
Lors d’une infection, la première ligne de défense est l’immunité innée. Elle repose sur un système de protéines, appelé « complément », qui active des cellules (monocytes, macrophages, neutrophiles, etc.) qui ont pour fonction de détruire tout agent infectieux de façon non spécifique. La deuxième ligne, l’immunité adaptative. L’agent infectieux est ciblé spécifiquement. Cette défense mobilise des cellules, les lymphocytes B, qui vont produire des anticorps qui reconnaissent les antigènes propres à l’agent pathogène et vont l’éliminer ou le neutraliser. Sont également mobilisées des lymphocytes T qui détruisent spécifiquement les cellules infectées (ces lymphocytes sont des cellules dites cytotoxiques). C’est l’immunité humorale qui repose sur la production d’anticorps par les lymphocytes B.
L’infection étant jugulée, la plupart des lymphocytes B et T disparaissent, mais certaines persistent, ce sont des cellules dites «mémoires» qui se réactivent dès qu’il y a réinfection.
Voir : système du complémentplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsystème du complément
Système complexe de protéines souvent présentes dans le sérum ou à la surface cellulaire, faisant partie du système immunitaire inné..
Lymphocytes B à mémoire
Les lymphocytes B mémoires, à la suite d’une deuxième exposition à leur antigène spécifique, sont capables de proliférer et de se différencier très rapidement en plasmocytes producteurs d’anticorps.
Lymphocytes T à mémoire
Les lymphocytes T à mémoire dits naïfs, à la suite de la nouvelle stimulation par l’antigène, se différencient en lymphocyte T effecteurs. Ils produisent alors une quantité importante de facteurs cytotoxiques (cytokines, en particulier). C’est l’immunité à médiation cellulaire ; elle complète l’immunité à médiation humorale reposant sur lymphocyte B.
Tissus du système immunitaire
Chez l’homme, les différents tissus impliqués constituent des :
Organes lymphoïdes primaires (ou centraux)
Aussi appelés organes lymphoïdes centraux, ce sont les lieux de formation des cellules immunitaires :
- la moelle rouge des os, à l’origine de nombreuses cellules sanguines, dont les lymphocytes ;
- le thymus, siège de la différenciation des lymphocytes T.
Organes lymphoïdes secondaires (ou périphériques)
Aussi appelés organes lymphoïdes périphériques, ce sont des lieux de stockage des cellules immunitaires :
- la rate, les ganglions lymphatiques, les amygdales, dans lesquels pénètrent les cellules formées dans le thymus et la moelle osseuse ;
- le sang et la lymphe qui transportent les antigènes et les anticorps.
Vaccination
La vaccination est un traitement préventif contre un organisme pathogène précis. Elle repose sur l’injection de microbes, agents de la maladie ciblée, rendus non dangereux (virulence atténuée). La vaccination déclenche la production d’anticorps et de cellules «mémoire», efficaces contre le microbe concerné. L’immunité est acquise en quelques semaines et avec une certaine durabilité.
En fonction des pays et des maladies, la vaccination peut être obligatoire, afin d’éviter la propagation de maladies infectieuses.
Sérothérapie
La sérothérapie est un traitement curatif d’une maladie, qui se fait par injection d’un sérum contenant déjà des anticorps spécifiques produits par un autre organisme ayant été en contact avec les antigènes correspondants. C’est une immunisation artificielle passive, immédiate mais peu durable.
Dans le cas du tétanos (maladie pouvant être mortelle), pour des personnes non vaccinées qui se sont blessées, alors qu’un risque de contamination bactérienne existe, la sérothérapie permet de lutter contre la toxine tétanique.
Allergie
Certains antigènes (venin d’abeille, produits chimiques, pollen, etc.) provoquent des réactions immunitaires dites allergiques (rougeurs, œdèmes, congestion des voies respiratoires, etc.). Ce sont des allergènes contre lesquels il est possible de se faire désensibiliser.
Toutefois, il est difficile d’apprécier correctement les effets cocktail entre différentes molécules de polluants. En outre, il faut tenir compte de la diversité génétique qui implique une diversité immunitaire entre les individus.
Voir : allergèneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigallergène
Substance (protéine en général) déclenchant des allergies, réactions du système immunitaire (asthme, œdèmes, rougeurs de la peau, etc.), chez une personne qui entre en son contact, si elle y a été préalablement exposée., allergieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigallergie
Sensibilité accrue d’un organisme vis-à-vis de substances étrangères (allergènes), provoquant chez lui des réactions variées, parfois excessives., effet cocktailplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigeffet cocktail
Effet toxique sur un organisme, de substances chimiques en mélange, et de facteurs physiques, agissant de façon synergique., individuplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigindividu
Entité vivante identifiable par rapport à d’autres qui lui sont semblables, et qui a une existence distincte..
Réflexion pédagogique
Ci-dessus, on a insisté ici sur les mécanismes qui permettent à un organisme de rejeter ce qui lui est étranger, substances ou organismes, mais un organisme peut rejeter ses propres constituants altérés (cellules tumorales, par exemple).
Maladies auto-immunes
Les maladies auto-immunes résultent d’un dysfonctionnement du système immunitaire, celui-ci s’attaquant aux constituants normaux de l’organisme. C’est le cas, par exemple :
- du diabète de type 1 ;
- de la sclérose en plaques.
Voir : diabèteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdiabète
Maladie non transmissible correspondant à un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par l’alimentation se traduisant par un taux élevé de glucose dans le sang (hyperglycémie)..
Remarque linguistique et/ou historique
Facteur humoral
Un facteur humoral est relatif aux liquides contenus dans l’organisme ; ce sont les humeurs du corps
L’adjectif humoral vient de humeur qui, au sens primitif est un liquide (on retrouve cette origine dans l’adjectif humide),
La théorie des quatre humeurs
Pour un des plus éminents médecins de l’Antiquité, Hippocrate (né vers 460 avant J.-C. ; mort vers 377 av. J.-C.), le corps humain est composé de quatre substances essentielles : la bile jaune, la bile noire, le sang et la lymphe qui sont supposées circuler dans l’organisme humain.
Hippocrate met ces 4 humeurs en relation avec les 4 éléments (eau, air, terre et feu), les 4 organes principaux (cœur, foie, rate, cerveau), les 4 saisons (printemps, été, automne, hiver) et les 4 âges de la vie (enfance, jeunesse, adulte, vieillesse).
- sang – air- cœur - printemps – enfance ;
- bile jaune – feu - foie - été –jeunesse ;
- bile noire – terre - rate - automne – adulte ;
- lymphe – eau - cerveau - hiver – vieillesse.
Les maladies sont causées par des déséquilibres entre les humeurs. Ce sont les sautes d’humeurs. C’est la théorie des quatre humeurs.
Il faut savoir qu’Hippocrate est contemporain de Platon pour qui quatre éléments (eau, air, terre et feu) sont à la base de toute chose, théorie reprise et complétée plus tard par Aristote, son élève.
Hippocrate est couramment considéré comme le «Père de la médecine», mais comme pour la théorie atomiste (voir l’entrée « atome »), on appréciera les sauts scientifiques depuis l’antiquité !
Différence entre les notions « système » et « appareil »
Pour la différence entre les notions « système » et « appareil », on se reportera à la rubrique « Remarque linguistique et/ou historique » de l’entrée « appareil ».
Voir : appareilplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigappareil
Ensemble des organes ou des structures participant à une même fonction..