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glyphosate [Planète Vivante en Anthropocène]

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glyphosate

Définition

Herbicide (désherbant) à large spectre.

n. m. (gr. glukus, doux, et suffixe -ate, qui indique la formation d’un sel).

Voir : herbicideplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigherbicide

Produit destiné à la destruction des plantes indésirables dans un agrosystème (adventices).
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Informations complémentaires

Cet herbicide est un organophosphoré qui bloque une enzyme dont la plante a besoin pour fabriquer des acides aminés et donc des protéines. Il est utilisé pour lutter contre les adventices.

Le glyphosate est toxique pour toute plante qui n’a pas été modifiée génétiquement pour le tolérer. L’entreprise Monsanto a parfaitement vu tout le bénéfice qu’elle pouvait tirer, à produire cette molécule et les plantes génétiquement modifiées (PGM) pour la supporter. Le Roundup est un herbicide dont la molécule active est le glyphosate, les molécules ajoutées (adjuvants) servant à faciliter la pénétration du glyphosate dans les plantes. Diffusant dans toute la plante jusqu’aux racines, son action du glyphosate est systémique (au sens de global). Le glyphosate détruit la plante en quelques jours.

Voir : acide aminéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigacide aminé

Molécule organique possédant une fonction amine (NH2) et une fonction acide (COOH) portées par le même atome de carbone.
, adventiceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigadventice

Espèce végétale présente parmi des plantes cultivées et considérée comme indésirable.
, enzymeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigenzyme

Catalyseur biologique de nature protéique, produit par les cellules de tout organisme, accélérant les réactions biochimiques du métabolisme.
, moléculeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmolécule

Association d’un nombre fini d’atomes liés entre eux par des liaisons en général covalentes et parfois ioniques.
, organophosphoréplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigorganophosphoré

Qualifie un corps chimique organique de synthèse, comportant au moins un atome de phosphore.
, PGMplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigPGM

Plante dont l’information génétique a été artificiellement modifiée pour lui conférer au moins une nouvelle qualité, par addition d’un ou de plusieurs gènes venant d’un autre être vivant (gène d’un procaryote pour un eucaryote, par exemple), ou produits artificiellement.
, protéineplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigprotéine

Substance organique résultant de la polymérisation de très nombreux acides aminés.
, racineplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigracine

Organe végétatif des végétaux vasculaires prélevant, dans le milieu, les nutriments et l’eau nécessaires à leur métabolisme.
, Roundupplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigRoundup

Herbicide non sélectif, à base de glyphosate, la substance active, associée à un surfactant.
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Type d'utilisation

Bien que le glyphosate soit particulièrement utilisé pour les plantes modifiées pour le tolérer, il est aussi très utilisé sur les cultures non-OGM en Europe : les céréales, le colza, les féveroles, le tournesol, le maïs, la betterave sucrière, les vergers, les oliveraies, les vignobles et les herbages.

Voir : OGMplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigOGM [alias]

Voir : organisme génétiquement modifié.
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Utilisation en pré-récolte pour la dessiccation

Dans plusieurs pays européens (où les étés sont humides), le glyphosate est utilisé pour les céréales et les oléagineux, deux semaines environ avant la récolte, l’objectif étant de «sécher» la production. La plante meurt rapidement, en produisant des graines pauvres en humidité. Cette pratique renforce les risques de retrouver du glyphosate dans les aliments, comme le pain. En outre, elle pourrait même baisser les rendements si l’épandage se fait sur des grains trop verts.

Voir : graineplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggraine

Organe résultant de la transformation de l’ovule après fécondation, chez les Gymnospermes et les Angiospermes.
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Utilisation pour tuer les adventices avant les semailles

Un tel traitement tue aussi les adventices, ce qui facilite les semailles suivantes.

Les dangers du glyphosate

Au début du 21e siècle, les risques associés aux produits phytosanitaires sont devenus une question capitale. Depuis, le glyphosate a été mis en cause dans de nombreux problèmes écologiques et de santé humaine.

L’absorption du glyphosate chez l’être humain se fait surtout au niveau de la peau lors des épandages.

L'AMPA, produit de dégradation du glyphosate

L’AMPA (acide aminométhyl phosphonique) est la principale molécule de dégradation du glyphosate dans le sol. L’AMPA est une molécule qui présente les mêmes dangers toxicologiques que la molécule-mère, mais sa durée de vie dans l’environnement est bien supérieure à celle du glyphosate. L’AMPA se retrouve dans les eaux de surface par ruissellement, ou souterraines par infiltration.

Évaluation de la toxicité

Les effets toxiques des pesticides sont difficiles à évaluer en conditions naturelles (c’est-à-dire non expérimentales). Les phénomènes étudiés sont complexes puisque dans l’environnement les pesticides sont multiples au même endroit et au même moment. Or, il n’est plus possible de nier les effets cocktails. Pourtant, distinguer précisément les effets respectifs des différents pesticides est impossible, mais cela veut-il dire que les faisceaux de preuves n’existent pas ? Non, en fait, de nombreuses études expérimentales et des enquêtes, concluent à la toxicité du glyphosate. On se reportera à la rubrique « présomption de toxicité » de l’entrée « toxicité ».

Voir : effet cocktailplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, pesticideplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpesticide

Produit utilisé pour lutter contre les organismes (animaux, végétaux, et champignons) nuisibles affectant des végétaux cultivés ou des animaux d’élevage.
, toxicitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

Fig. : Glyphosate (Dessin d’Aurel ; Le Monde, 10 septembre 2019).

Impacts sur les plantes

Le glyphosate augmente de façon importante la gravité et la fréquence des maladies des plantes, non seulement dans les cultures de plantes OGM tolérantes au glyphosate, mais aussi dans les cultures se développant ensuite sur le même sol pollué par le glyphosate. Les effets connus sont les suivants :

  • apparition de résistances au glyphosate : de nombreuses adventices ont développé des résistances, obligeant à augmenter les doses et les fréquences d’utilisation et, en conséquence, tous les risques liés à cette pollution augmentent aussi ;
  • chélation des éléments minéraux : le glyphosate est un chélateur à large spectre, liant aussi bien les macroéléments que les oligoéléments. Présent dans le sol, il perturbe leur absorption par les plantes, et présent dans la plante, il perturbe la disponibilité des ions minéraux pour le métabolisme. Il rend les plantes plus sensibles aux maladies et moins productives ;
  • effet antibactérien : les bactéries fixatrices de l’azote possèdent une enzyme sensible au glyphosate et ne peuvent donc pas se développer correctement quand elles y sont exposées.

Ces effets s’appliquent aussi bien aux plantes tolérantes à l’herbicide qu’à celles qui ne le sont pas. Les plantes tolérantes au glyphosate sont donc affaiblies, ce qui explique, au moins en partie, la baisse de rendement des cultures de plantes tolérantes au glyphosate. C’est le cas du maïs OGM qui subit une forme de pourriture.

Voir : absorptionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigabsorption

Action de faire disparaître une substance (à l’état solide, liquide ou gazeux) en la faisant pénétrer dans une structure et de l’y retenir.
, bactérieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbactérie

Microorganisme unicellulaire (de 1 à quelques micromètres) ne possédant pas de noyau véritable (procaryote), ni d’autres organites.
, biocideplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, ionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigion

Atome, molécule, ayant cédé ou acquis un ou plusieurs électrons.
, macroélémentplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, métabolismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, oligoélémentplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, pollutionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, rendementplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrendement

Au sens strict, rapport entre deux valeurs exprimées dans la même unité (kg, watt, euro, etc.), caractérisant l’efficacité d’une transformation et ceci dans tous les domaines (biologie, physique, chimie, économie, etc.).
, résistanceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, toléranceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

Mortalité des abeilles

De nombreuses équipes de chercheurs ont constaté que l’ingestion de pesticide (dont le glyphosate) provoquait un phénomène de désorientation chez l’abeille. En outre, le glyphosate (qui est un herbicide) ajoutant ses effets à ceux d’autres insecticides, l’intoxication génère une surmortalité chez les butineuses intoxiquées.

Certaines bactéries vivant dans le système digestif des abeilles sont, semble-t-il, affectées par le glyphosate, rendant le microbiote intestinal vulnérable à des infections, fragilisant ainsi les populations d’abeilles.

Cette responsabilité du glyphosate dans la surmortalité des populations d’abeilles mellifères, ne doit pas faire oublier la part due à leurs nouveaux prédateurs, le frelon asiatique et/ou le Varoa.

Voir : insecticideplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, microbioteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, surmortalitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

Impacts sur la biodiversité

Sous l’effet du glyphosate, la biodiversité des sols est dégradée et, en conséquence, les services écosystémiques qu’elle rend aussi. Dans les agrosystèmes, par exemple, l’érosion des populations de détritivores du sol (lombrics, millepattes, cloportes, etc.) impacte négativement le recyclage des nutriments et donc la croissance des plantes. En outre, les lombrics, dans des conditions naturelles, contribuent à l’infiltration de l’eau par les galeries qu’ils créent pour leurs déplacements. La décroissance de leurs populations sous l’effet du glyphosate

Voir : agrosystèmeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigagrosystème

Écosystème artificiel à vocation agricole (culture et élevage).
, biodiversitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiodiversité

Diversité du monde vivant s’exprimant par la richesse en espèces, la diversité des individus d’une même espèce et la diversité des écosystèmes.
, détritivoreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdétritivore

Organisme se nourrissant de détritus organiques qu’il dégrade (débris végétaux, cadavres), les transformant en matière plus simple dont peuvent se nourrir les décomposeurs participant au même réseau trophique.
, infiltrationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biginfiltration

Absorption des eaux de surface et leur passage à travers les couches perméables du sol, sous l’effet des forces gravitationnelles.
, service écosystémiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigservice écosystémique

Bénéfices que les humains retirent des écosystèmes.
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Santé humaine

L’analyse d’échantillons d’urine et de cheveux provenant de citoyens de 18 pays européens révèle que des traces du produit sont présentes dans la moitié des échantillons. Ce type d’enquête se multiplient et confirment, que l’imprégnation corporelle au glyphosate est largement répandue.

Outre l’absorption par voie cutanée, le glyphosate peut être absorbé avec l’alimentation, produits agricoles bruts (lait, œufs, viande, graines, etc.) ou transformés, ou encore l’eau.

Une fois dans l’organisme, le glyphosate est peu métabolisé, et il est rapidement éliminé (à l’échelle des heures), notamment dans les urines.

Les impacts sur la santé sont graves :

  • cancer : pour le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le glyphosate est classé comme substance «cancérogène probable» ou reprotoxique (CMR), toutefois, sans le classer comme cancérogène avéré. En 2019, plusieurs études confirment le lien entre le glyphosate et l’augmentation du risque de lymphome pour les travailleurs les plus exposés.
  • des données scientifiques montrent que le glyphosate peut perturber le système endocrinien, avec des conséquences irréversibles lorsque les embryons y sont exposés. C’est ainsi que dans les régions d’Amérique du Sud où est cultivé le soja avec des pulvérisations régulières de produits contenant du glyphosate, le nombre de malformations congénitales a augmenté ;
  • des perturbations du microbiote intestinal sont supposées et très probables.

L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), subissant les pressions de l’industrie agrochimique préfère considérer que les preuves ne sont pas suffisantes et qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter, et ceci malgré les révélations des «Monsanto papers» qui jettent un sérieux doute sur les «études» sensées montrées que le glyphosate ne présente pas de risque pour la santé humaine.

Voir : cancérogèneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, CIRCplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, CMRplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, ECHAplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, embryonplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigembryon

Premier stade de développement d’un organisme, trouvant son origine dans une cellule-œuf (reproduction sexuée) ou un amas de cellules-souches (biotechnologie).
, endocrinienplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, groupe de pressionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, microbioteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, Monsanto papersplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, niveau d'imprégnation corporelle critique, perturbateur endocrinienplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, reprotoxiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

Adjuvants et principe actif

Des résultats expérimentaux montrent que la molécule de glyphosate ne peut pas pénétrer dans les tissus foliaires sans être associée à d’autres substances ; elle a besoin d’un adjuvant qui a lui-même sa propre toxicité. Dans ce cas, l’adjuvant est un tensio-actif qui facilite la pénétration du glyphosate, par exemple, le polyoxyéthylène amine (POEA) qui a été très utilisé, mais qui a été interdit parce qu’ayant une très forte toxicité par lui-même. En effet, expérimentalement sur des cellules humaines, il a été montré que sa toxicité est jusqu’à 10 000 fois supérieure à celle du glyphosate.

Ce constat pose le problème de la nature des tests sur lesquels repose l’homologation de divers produits utilisés à des fins phytosanitaires, ou médicamenteuses. En effet, l’autorisation du Roundup (voir ci-dessus), l’herbicide le plus vendu au monde, repose depuis 1975 sur la seule évaluation du glyphosate, sous prétexte que c’est le « principe actif ». C’est pourquoi les organisations de défense de la nature demandent avec insistance que, pour les autorisations de mise sur le marché, les pesticides soient testés dans leur formulation complète, tels que commercialisés.

Les pressions de l'industrie agrochimique

On peut remarquer que le Roundup représente 40 % du chiffre d’affaire annuel de Monsanto et, qu’en outre, 750 produits contiennent du glyphosate. On imagine bien les raisons économiques qui font que, malgré des preuves décisives, le glyphosate soit toujours sur le marché et que le principe de précaution ne soit pas retenu. C’est aussi pourquoi de très nombreuses ONG se posent la question des conflits d’intérêts au sein de l’ECHA, d’autant plus qu’en 2017, il a été prouvé que l’agence officielle européennes avait fait un rapport déclarant sans danger l’herbicide, en recopiant les évaluations fournies par le fabricant Monsanto. C’est à la même date qu’éclata l’affaire des « Monsanto papers ».

France

En France, en 2020, sous le prétexte qu’il n’y a pas d’alternative, le gouvernement a abandonné ses promesses d’interdiction du glyphosate au profit d’une réduction seulement. La raison avancée est bien sûr de ne pas placer les producteurs français en position de concurrence défavorable par rapport au restant de l’Europe. La situation est la même que pour les néonicotinoïdes, insecticides hautement toxiques. Autant de preuves que la santé passe après l’économie.

Europe

En 2023, l’Union européenne, suivant l’avis rendu par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a renouvelé l’autorisation de mise sur le marché du glyphosate pour les dix prochaines années. L’EFSA avait statué que « l’évaluation de l’impact du glyphosate sur la santé humaine, la santé animale et l’environnement n’a pas identifié de domaine de préoccupation critique » (voir ci-dessus la rubrique « Santé humaine »).

Pourtant, des organismes, de référence au niveau national ou international, soupçonnent ce pesticide de favoriser la survenue de pathologies graves, et notamment des cancers.

Voir : conflit d'intérêtplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, EFSAplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, groupe de pressionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, néonicotinoïdeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, OMSplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, phytosanitaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, principe de précautionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, toxiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

La révolte paysanne

En février 2024, l’Europe, confrontée à la révolte du monde paysan, a mis un coup d’arrêt aux ambitions transformatrices de l’Union avancées par la PAC et le Pacte vert. La prolongation de 10 ans pour l’utilisation du glyphosate va dans le même sens.

Voir : PACplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigPAC [alias]

Voir : Politique agricole commune.
, Pacte vertplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

Réflexion développement durable

Les réactions des agriculteurs

En France, les syndicats d’exploitants accusent l’association des « Pisseurs volontaires » d’utiliser des méthodes de détection inadaptées et de ne pas respecter les protocoles ! On reconnaît là les critiques habituelles contre les lanceurs d’alerte.

On se reportera à la rubrique « Réflexion pédagogique » (ci-dessous) pour aborder ces questions de méthodologie.

Les réactions des populations

En France, mais aussi dans de nombreux autres pays, des citoyens font analyser leurs urines et décident de saisir la justice contre toutes les personnes directement responsables de la contamination par cet herbicide, avec comme motif, celui de la «mise en danger de la vie d’autrui». Ce type d’action se multiplie et la Cour de justice de l’Union européenne.

Des solutions pour remplacer le glyphosate ?

Actuellement, aucune alternative non chimique simple, substituable au glyphosate n’existe. Pour contrôler les adventices en se passant du glyphosate, il n’y a pas de solution unique. Il faut avoir recours à plusieurs techniques : arrachage, brûlage, paillage, alternance du labour et du non-labour, rotation des cultures, choix réfléchi des espèces et des variétés.

On peut ajouter que les agriculteurs souffrent non pas des réglementations sanitaires, mais des lois du marché économique. La transition à l’agro-écologie ne se fera pas simplement et rapidement, mais elle doit se faire. C’est une obligation pour la santé humaine mais aussi la santé des écosystèmes. On se reportera au programme soutenu par l’OMS : «Un monde, une santé».

Voir : agroécologieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigagroécologie

Agriculture s’appuyant sur les potentialités productrices des écosystèmes.
, biomasseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiomasse

Masse de l’ensemble des êtres vivants présents dans un espace déterminé, à un moment donné.
, OMSplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, Un monde-une santé, rendementplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrendement

Au sens strict, rapport entre deux valeurs exprimées dans la même unité (kg, watt, euro, etc.), caractérisant l’efficacité d’une transformation et ceci dans tous les domaines (biologie, physique, chimie, économie, etc.).
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Réflexion pédagogique

Dans ce domaine des pesticides, les enjeux financiers et économiques sont immenses. Prouver la toxicité des produits pour l’environnement et la santé exige d’apporter des preuves irréfutables. Avancer le principe de précaution ne suffit pas.

Comme dans les questions de pharmacovigilance, pour vendre leurs produits, les grands groupes s’abritent derrière des tests officiels requis pour leur mise sur le marché qui sont très favorables. Pour imposer la reconnaissance de tests qui reflètent plus la réalité des risques encourus, les méthodes expérimentales, les méthodes d’enquêtes, doivent être maîtrisées par les défenseurs de la santé humaines. Les efforts à faire dans ce domaine sont considérables.

À l’opposé des intérêts des grandes entreprises, les antivax ont fourni (pendant la pandémie du Covid-19) un autre exemple de la difficulté qu’il y a à s’opposer à de fausses informations lorsque l’on ne maîtrise pas certains principes scientifiques de base et surtout lorsque des scientifiques connus cherchent à se faire valoir en assénant des contre-vérités.

Voir : antivaxplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, Covid-19plugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, pandémieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, pharmacovigilanceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

Remarque linguistique et/ou historique

Le glyphosate a été breveté par Monsanto au début des années 1970 comme substance active de l’herbicide Roundup. Le brevet étant tombé dans le domaine public en 2000, d’autres sociétés utilisent désormais le glyphosate dans d’autres formulations, dans lesquelles il est associé à d’autres constituants destinés à faciliter sa pénétration dans les organismes cibles ; ces constituants pouvant être eux-mêmes toxiques (voir la rubrique ci-dessus : « Adjuvants et principe actif »).

En fait, le premier usage de cette molécule a été celui de détergent pour le détartrage des canalisations en raison de sa capacité de fixer les métaux et de les rendre solubles dans l’eau !