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fin de l’humanité [Planète Vivante en Anthropocène]

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fin de l’humanité

Histoire humaine

Pronostic sur l’anéantissement du genre humain, pour des causes différentes selon les époques de l’Histoire où il est formulé.

e. f.

syn. : extinction de l’humanité.

Voir : Histoireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigHistoire

Période du passé de l’humanité pour laquelle on possède des documents écrits, par opposition à la Préhistoire, époque à laquelle l’écriture n’existait pas.
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Informations complémentaires

Nous avons choisi de placer cette entrée sous l’angle de la disparition de l’humanité et non d’une catastrophe écologique qui est traitée avec l’entrée « effondrement écologique ». De même, la disparition d’espèces est traitée avec l’entrée «extinction d’espèces».

La 6e extinction massive d'espèces… mais l’Homme ?

L’histoire du monde vivant a montré que les extinctions massives d’espèces débouchaient, après des millions d’années, vers des formes plus évoluées d’espèces. Certains écologistes émettent le pronostique que nous sommes proche d’une immense catastrophe écologique provoquant la 6e extinction massive d’espèces, mais ils ne disent pas si l’Homme fera partie du lot ! Sans prendre partie sur la vraisemblance d’une telle hypothèse, les constats scientifiques actuels sont des plus alarmistes. Ce qui est sûr, c’est que de nombreux extrêmophiles, ces organismes résistants aux conditions extrêmes (températures, sécheresses, pH, etc.), seront encore là pour profiter d’une planète devenue inhabitable pour l’Homme !

Voir : catastropheplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcatastrophe

Événement de toute nature causant des bouleversements, aussi bien du monde inerte que du monde vivant.
, effondrement écologiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigeffondrement écologique

Théorie selon laquelle une dégradation brutale et catastrophique des écosystèmes pourrait survenir rapidement, les capacités de résilience de la planète étant dépassées.
, espèceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigespèce

Ensemble d’individus se ressemblant plus entre eux qu’à aucun autre, capables de produire une descendance fertile par reproduction sexuée.
, extinction d'espèces, extrêmophileplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigextrêmophile

Organisme pouvant vivre dans un milieu caractérisé par des facteurs environnementaux mortels pour la plupart des autres organismes.
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Les fondements d'une approche catastrophiste

Avec la période de la guerre froide, nous avions déjà réalisé qu’une guerre nucléaire pouvait effacer l’Humanité de la Planète ou l’effacer en grande partie. Ce fut l’alerte à l’hiver nucléaire, lancée dans les années 1980, en raison du risque de catastrophe qui pourrait résulter du face à face nucléaire entre les États-Unis et l’Union soviétique.

Avec le réchauffement planétaire, peut-être plus profondément destructeur que les conflits armés, la surexploitation et la dégradation des ressources naturelles, nous réalisons qu’une extinction massive d’espèces est possible sans bombe nucléaire ou astéroïde, mais uniquement avec un environnement fait de conditions extrêmes. Aujourd’hui ce sont déjà des millions de réfugiés climatiques qui cherchent à survivre, qui vivent la catastrophe.

Les bouleversements de la nature sont nombreux et touchent tous les milieux. À la montée des eaux, s’ajoutent la pollution des eaux, des sols et de l’atmosphère, mais aussi, la déforestation, la perte progressive mais rapide des ressources naturelles (terres arables, espèces végétales et animales consommables, etc.), le bouleversement des cycles naturels (fonte des glaciers), etc.

Voir : atmosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigatmosphère

Enveloppe gazeuse qui entoure la Terre, mais également plusieurs corps célestes.
, déforestationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdéforestation

Phénomène de régression durable des surfaces couvertes de forêts, d’origine anthropique ou naturelle.
, fonte des glaciersplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfonte des glaciers

Fonte des masses de glace continentale (eau douce), en particulier des calottes glaciaires, sous l’effet du réchauffement atmosphérique.
, montée des eauxplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmontée des eaux

Expression évoquant le fait que le niveau des mers et des océans augmente régulièrement et très lentement avec la fonte des glaciers et la dilatation des océans résultant du réchauffement océanique.
, pollutionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpollution

Dégradation de la qualité de l’eau, de l’air ou des sols, et de l’environnement en général, par l’action d’un ou de plusieurs agents physiques, chimiques ou biologiques.
, réchauffement planétaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréchauffement planétaire

Élévation de la température moyenne à la surface de la Terre.
, réfugié climatiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréfugié climatique

Personne obligée de fuir son lieu d’habitation en raison de violences climatiques et de leurs conséquences (montée des eaux, avancée d’un désert).
, solplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsol

Partie superficielle émergée de l’écorce terrestre, plus ou moins meuble, de structure et de qualité variable, cultivée ou non.
, terre arableplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigterre arable

Terre pouvant être labourée et cultivée.
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Les approches des catastrophes majeures

Sommairement, il y a deux types d’approches des risques d’une catastrophe majeure :

  • l’une est scientifique basée sur des analyses et des modélisations des risques que l’homme fait courir à la planète, puis sur des propositions de solutions collectives, mondiales. Il n’est pas question de fin du monde. De plus, les solutions ne sont pas individuelles. C’est en particulier l’approche des scénarios climatiques du Giec ;
  • l’autre, anxiogène, est une approche individuelle. Faisant l’hypothèse que la fin est inéluctable et prochaine, et que chacun doit s’y préparer ! C’est le domaine de la collapsologie et des survivalistes.

Entre 1950 et 1990, les risques nucléaires étaient immenses et la prolifération nucléaire conduisait à l’embrasement de la Planète ; des scientifiques agissant en lanceurs d’alertes modélisèrent une «horloge de la fin du Monde» donnant le temps qui reste avant minuit, heure de l’apocalypse ! Depuis cette époque, l’évaluation est faite tous les ans, en janvier. La cérémonie lors de laquelle le temps restant avant minuit est dévoilée, est très attendue ; l’objectif de marquer les esprits a été atteint !

Voir : collapsologieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcollapsologie

Approche globale concluant à l’effondrement inéluctable et proche de la civilisation industrielle.
, Giecplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, horloge de la fin du mondeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, lanceur d'alerteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, scénario climatiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, survivalismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

Les modélisations sur l’évolution des sociétés industrielles

Les modélisations du début du 21e siècle prennent en compte un ensemble de dix variables clés :

  • la population ;
  • les taux de fertilité ;
  • les taux de mortalité ;
  • la production industrielle ;
  • la production alimentaire ;
  • les services ;
  • les ressources non renouvelables ;
  • la pollution persistante ;
  • le bien-être humain ;
  • l’empreinte écologique.

Voir : empreinte écologiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigempreinte écologique

Indicateur exprimé en surface de terre et d’étendue maritime, qui évalue les ressources naturelles nécessaires à l’homme pour subvenir à ses besoins et pour assimiler les déchets qu’il produit, calculé pour un individu, une population ou encore, une activité.
, fertilitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfertilité

État d’un organisme (mâle ou femelle) pouvant donner une descendance viable et abondante par reproduction sexuée.
, mortalitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, ressource non renouvelableplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

La croissance économique continue

Les modélisations sur la base de ces critères montrent qu’une croissance continue et la poursuite de nos modes de vie ne sont plus possibles. Il est clair qu’une croissance continue, sans frein, n’est plus possible ; elle conduirait inévitablement et rapidement à un déclin du capital industriel, de la production agricole et des niveaux de bien-être au cours de ce siècle, sans doute avant 2050, et ceci, même associé des développements technologiques allant dans le sens du développement durable.

Cet effondrement des productions industrielles et agricoles ne signifie pas que ce serait l’apocalypse ou la fin de l’humanité, mais que nos modes de vie seront fortement dégradés.

Voir : mode de vieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmode de vie

Ensemble de pratiques liées à la façon de vivre, propres à un groupe social, ou encore à un peuple.
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La croissance de la complexité

Pour certains chercheurs, on pourrait expliquer que des sociétés anciennes se sont effondrées parce qu’à mesure qu’elles se sont étendues, elles sont devenues de plus en plus fragiles. Ainsi, ces sociétés se seraient s’effondrées sous le poids de la complexité, sociale, économique et infrastructurelle, qui ne devient plus soutenable (on se reportera à l’entrée « durabilité »).

L’effet rebond (voir cette entrée) est le paradoxe qui correspond au fait qu’alors que la technologique apporte une efficacité de plus en plus grande dans l’utilisation des ressources, la consommation de ces dernières augmente mondialement, justement en raison de cette amélioration technologique qui rend les ressources beaucoup plus accessibles.

Ainsi, à un moment donné (effet de seuil), les besoins en ressources et énergie pour poursuivre le développement technologique deviendraient trop élevés, conduisant à un arrêt progressif de la croissance, puis à son effondrement avec l’épuisement des ressources. On reconnaît là, le cas classique, en biologie et en écologie, du développement des populations, de l’échelle cellulaire à celle des organismes complexes, la cinétique du développement comportant quatre phases : la latence, la croissance exponentielle, le plateau, et la décroissance.

Voir : durabilitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdurabilité

Concept de développement qualifiant la possibilité pour une économie, ou pour l’environnement en général, de ne pas se dégrader dans la durée.
, effet rebondplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigeffet rebond

Processus selon lequel la demande de consommation croît en même temps que le gain d’efficacité rend les biens et les services moins coûteux par unité produite.
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Réflexion développement durable

Ce sur quoi il n’y a plus de débat, c’est qu’il faut parvenir immédiatement à réduire les émissions, tout en continuant à nous adapter au réchauffement planétaire puisque nous ne pouvons plus y échapper, l’inertie du système climatique étant importante. Les sociétés doivent s’adapter, tout en sachant que la vie d’un futur proche se fera sur une Terre très différente de celle que l’on connaît.

Les alertes du Club de Rome

Le Club de Rome s’est rendu célèbre en 1972 en publiant son rapport « Halte à la Croissance ? », prônant la croissance zéro en réaction à la surexploitation des ressources naturelles. Cette vision du monde prédisait déjà la fin de la civilisation industrielle actuelle si aucune mesure n’était prise. Le rapport avait été préparé par une équipe de scientifiques du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Leur étude prédisait la fin de la civilisation industrielle au cours du 21e siècle et les recherches actuelles sont loin de contredire ces prédictions.

Voir : Club de Romeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigClub de Rome

Association internationale, non politique, réunissant des scientifiques, des humanistes, des économistes, des industriels, ayant pour objectif de chercher des solutions pratiques aux problèmes planétaires.
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Les objectifs de développement durable (ODD)

Si l’on est pessimiste, tous les ingrédients du désespoir sont sur la table et on sombrera. Sinon, on peut s’accrocher aux perspectives des ODD et œuvrer pour les atteindre, et vite !

Voir : ODDplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigODD [alias]

Voir : Objectif de développement durable.
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L’innovation, un rempart à la fin du monde ?

L’innovation, dans tous les domaines (technique, mode de vie, etc.), peut-elle empêcher notre monde de s’écrouler ? Vaste question qui est abordée sous différents angles, en particulier avec l’entrée « adaptation transformationnelle ».

Voir : adaptation transformationnelleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

La mobilisation sociale

De nombreux mouvements de jeunes se structurent dans de nombreux pays afin d’exiger que les gouvernements agissent pour sauver la planète et que ce qui semble inéluctable ne se produise pas. Leur mode d’action repose beaucoup sur la désobéissance civile.

Les progrès observés dans la prise de conscience environnementale sont des facteurs d’optimisme.

Voir : agir pour la planèteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, désobéissance civileplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

La boîte noire de la Terre

Dans l’hypothèse où un effondrement de nos civilisations se produirait, une entreprise de communication australienne (Clemenger BBDO), associée à des chercheurs, entend créer une « Boîte noire de la Terre » (Earth’s Black Box) qui enregistrera des données sur les circonstances qui nous auront mené à la catastrophe : gaz à effet de serre, température atmosphérique et océanique, acidification des océans, démographie, consommation d’énergie. Elle sauvegardera aussi des actualités, des publications. Les chercheurs estiment que sa capacité de stockage s’épuisera dans 30 à 50 ans. Cela donne une idée de la perspective qu’ils offrent à l’humanité ! Réjouissant !

Voir : acidification des océansplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigacidification des océans

Diminution progressive du pH des eaux superficielles des océans.
, démographieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdémographie

Science étudiant numériquement l’évolution de la composition des groupements humains.
, gaz à effet de serreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggaz à effet de serre

Constituant gazeux de l’atmosphère absorbant le rayonnement infrarouge émis par la surface de la Terre et le renvoyant vers elle (en grande partie), contribuant ainsi au réchauffement planétaire.
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Rôle d’alerte de la boîte noire

Dans cette boîte noire seront entreposés des enregistrements informatiques indestructibles de données objectives, qui d’alerteront les générations futures sur les erreurs qui ont conduit à la catastrophe, c’est-à-dire notre désinvolture face aux pressions anthropiques exercées sur la nature. Sa fonction actuelle est de signifier aux dirigeants de tous niveaux que chacun aura son nom associé à la catastrophe, pour l’éternité ! Sans doute, ne s’en soucient-ils pas !

Voir : anthropiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biganthropique

Qui est relatif à l’homme.
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Localisation de la boîte noire

Cette boîte noire sera évoquera un monolithe géant en acier de dix mètres, rempli de disques durs alimentés par des panneaux solaires. Il sera construit sur l’île de Tasmanie, dans une région choisie pour sa stabilité géologique, au sud-est de l’Australie. La construction débutera au début de l’année 2022.

Voir : énergie solaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

Réflexion pédagogique

Histoire des angoisses eschatologiques et des écoanxiétés

Eschatologie : grec éskhatos, dernier, et logos  discours.

La question de la fin de l’humanité a souvent été traitée sous l’angle de la fin du monde, de fin des temps et de fin des civilisations. Sous ces différents angles, la question a toujours obsédé les hommes et les philosophes, écrivains, artistes ou encore les cinéastes, s’en sont emparés.

Réfléchir aux fondements théologiques et philosophiques de l’eschatologie, discours sur la fin du monde (la fin des temps ?) contribue à comprendre la naissance des écoanxiétés, notion qui possède une entrée propre dans ce glossaire. Pédagogiquement, il est intéressant de faire réfléchir conjointement à ces deux notions.

Voir : écoanxiétéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.

L’Antiquité et les récits apocalyptiques

De l’Antiquité à nos jours, les récits macabres de fins des temps abondent. Chez les grecs, avant notre ère, Zeus, déçu par la décadence et la débauche des hommes, décide d’anéantir le genre humain sous les eaux. Plus tard, le déluge biblique nous rappelle que ce châtiment est toujours en vigueur. À ces destructions par les eaux, on peut ajouter la destruction par le feu de Sodome et Gomorrhe ! Il ne faudrait oublier les prévisions Maya de fin du monde… La fin du monde, parce qu’il y en a qu’une, est semble-t-il très difficile à situer dans le temps !

L’'époque industrielle et la finitude du monde

Avec l’époque industrielle, les progrès technologiques ont été la source de nombreuses prophéties annonçant des catastrophes, mais on remarquera, qu’à l’origine de celles-ci, ce ne sont plus les dieux déçus par l’homme que l’on trouve, mais la nature déséquilibrée par l’homme lui-même. C’est en effet la destruction des milieux planétaires qui conduirait à l’effondrement des civilisations, le fonctionnement de celles-ci ne reposant que sur des ressources qui s’épuisent (eau, et énergies fossiles), ou qui sont rares comme certains métaux indispensables aux technologies utilisées dans les énergies renouvelables.

Rappelons que cela fait longtemps que la littérature fantastique s’est emparée du thème post-apocalyptique ! Avant l’ère industrielle, en 1805, on trouve une trace de ces inquiétudes dans le roman « Le Dernier Homme », de Jean-Baptiste de Grainville.

Prévision, prédiction ?

En termes de pédagogie, il est essentiel de montrer que les scientifiques distinguent très précisément ce qui est prédiction, et prévision.

La prédiction

La prédiction est issue d’une loi, d’une théorie scientifique hautement confirmée, ou encore de modélisations, et qui annonce des évènements hautement probables, Les scientifiques ne peuvent donc pas prédire la fin de l’humanité ! Mais, sommes nous prêts au pire !

La prévision

La prévision découle d’hypothèses variées moins assurées relevant plutôt de l’opinion.

La disparition du genre humain : prédiction ou prévision ?

Si l’on évoque la disparition du genre humain, il s’agit, au sens strict, du genre Homo. Dans ce cas, le genre Homo a connu plusieurs disparitions d’espèces (habiis, erectus, néanderthalensis), mais le genre a perduré avec une seule espèce, Homo sapiens c’est-à-dire nous. En conséquence, si nous disparaissons, le genre disparaît et nous laisserons la place à d’autres animaux. Ce ne sera pas la fin du monde, mais seulement de notre monde !

Les scientifiques, pour établir le constat que nous sommes au bord du gouffre, ont utilisé de nombreux indicateurs et pour chacun d’eux ils ont mis des seuils qui, à leur sens, ne doivent pas être dépassés, or beaucoup sont dépassés. Dans ce glossaire nous présentons certains de ces indicateurs dans trois entrées : limite planétaire, point de basculement, pronostic vital.

Voir : limite planétaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biglimite planétaire

Concept selon lequel, à l’échelle de la planète, neuf grands processus (physiques, chimiques, biologiques) présentent chacun un seuil quantitatif qui ne doit pas être franchi pour que la Terre conserve des conditions favorables à la vie humaine.
, point de basculementplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, pronostic vital de la planèteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpronostic vital de la planète

Prévision scientifique indiquant un risque très élevé de rupture des équilibres planétaires suivie de catastrophes environnementales.
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Quelle fin ?

Les multiples constats de fragilisation de la planète sont riches de signification mais, quelle signification ? Avec la définition, nous avons placé le sujet dans le cadre de la fin du monde humain. Encore faut-il dire si l’on pense à une fin totale, avec seulement quelques hordes d’individus tentant de survivre, ou bien, si on parle de la fin du monde productiviste, consumériste, usé, dégradé, et de son remplacement par un monde plus harmonieux, plus durable. Cette dernière vue pouvant être rapprochée du bon qualitatif au sens des alchimistes, qui fait passer la matière au travers de différentes phases violentes, noire (la mort), blanche (la purification), et rouge (le but suprême, l’or). Ce serait la vision optimiste de ce qui nous attend, une fin pour une renaissance ! Toutefois, Il faut bien le reconnaître, une place existe pour le pessimisme !

Remarque linguistique et/ou historique

Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944)

Antoine de Saint-Exupéry, dans son livre Le Petit Prince (écrit en1943) fait explorer l’univers à un jeune garçon, le Petit Prince. Celui-ci, ayant quitté sa planète, un petit astéroïde, arrive sur une planète habitée par un vieux Monsieur, qui est géographe. Il discute avec lui un petit moment, puis, soucieux de poursuivre son exploration de l’univers, il lui demande :

« - Que me conseillez-vous d’aller visiter ?

- La planète Terre, lui répondit le géographe. Elle a une bonne réputation…

Et le petit prince s’en fut (…) ».

Ayant parlé plus haut de la 6e extinction massive d’espèces que beaucoup craignent, on a du mal à adhérer à l’idée du géographe !