Warning: Undefined array key 1 in /home/clients/3b115fc3e8a0aca3c68a241422c6edc4/sites/infomaniak.planete-vivante.fr/lib/plugins/abstract/syntax.php on line 103
Warning: Undefined array key 1 in /home/clients/3b115fc3e8a0aca3c68a241422c6edc4/sites/infomaniak.planete-vivante.fr/lib/plugins/abstract/syntax.php on line 103
Table des matières
production
Définition
Agriculture-Biologie-Écologie
Biomasse produite par un organisme, un écosystème naturel ou artificiel ou un élevage.
n. f.
Voir : artificielplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigartificiel
Ce qui est produit par l’homme à l’aide de techniques plus ou moins complexes., biomasseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiomasse
Masse de l’ensemble des êtres vivants présents dans un espace déterminé, à un moment donné., écosystèmeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigécosystème
Ensemble fonctionnel (système) formé d’une biocénose (communauté d’êtres vivants) et du biotope (milieu : eau, sol, et atmosphère)., naturelplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bignaturel
Ce qui appartient à la nature ou est produit par elle, à l’exclusion des produits résultant de l’activité humaine..
Informations complémentaires
Production de biomasse
Selon les espèces, la production de biomasse repose sur des phénomènes biologiques différents. Chez les autotrophes, elle est dite primaire. Celle effectuée par les hétérotrophes est dite secondaire pour les herbivores, tertiaire pour les carnivores les consommant et quaternaire pour les carnivores ayant des consommateurs tertiaires pour proies.
Cette classification par niveaux trophiques (primaire, secondaire, etc.) n’est pas toujours possible. Par exemple, les omnivores ne peuvent être rangés à un niveau particulier, puisqu’ils sont consommateurs de producteurs de tous niveaux. Il en est de même des décomposeurs qui se nourrissent de cadavres d’organismes de niveau trophique quelconque, de litière, et de matière organique à différents stades de décomposition.
Voir : autotropheplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigautotrophe
Organisme pouvant synthétiser sa propre matière organique à partir de matière minérale et gazeuse (CO2), la source de l’énergie nécessaire étant soit physique, soit chimique., carnivoreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcarnivore
Animal vertébré, mammifère, se nourrissant toujours, ou parfois, de chair., consommateurplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigconsommateur
Être vivant devant utiliser la matière organique d’autres organismes vivants ou morts pour assurer son propre métabolisme., décomposeurplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdécomposeur
Organisme se nourrissant de détritus organiques (débris végétaux et fungiques, cadavres ou excréments), participant à la chaîne des dégradations de la matière organique., herbivoreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigherbivore
Animal vertébré qui se nourrit de plantes herbacées., hétérotropheplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighétérotrophe
Être vivant élaborant sa propre matière organique à partir de celle d’autres organismes., litièreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biglitière
Partie superficielle des sols forestiers formée par l’accumulation de débris végétaux en décomposition (feuilles, brindilles, branches, etc.), évoluant en humus., matière organiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmatière organique
Matière synthétisée par les êtres vivants., niveau trophiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigniveau trophique
Place relative occupée par des êtres vivants dans le réseau trophique d’un écosystème., primaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigprimaire
Qualifie la première étape d’un phénomène en comportant plusieurs., secondaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsecondaire
Qualifie la seconde étape d’un phénomène ou d’une suite d’événements..
Production primaire
Primaire indique que cette production est à la base de toutes les synthèses des organismes de la biosphère. Elle est réalisée par les autotrophes, photosynthétiques ou chimiosynthétiques.
La première étape de cette production est la synthèse de glucides simples par réduction du dioxyde de carbone (CO2), au cours de la photosynthèse ou de la chimiosynthèse : c’est la production primaire brute (PPB). Puis, étape après étape, toute la matière organique nécessaire à ces organismes est synthétisée, et comme toutes les réactions d’anabolisme sont consommatrices d’énergie, une part de la PPB est consommée. La biomasse restante est la production primaire nette (PPN), notion s’appliquant tant à l’échelle des organismes que des écosystèmes.
Voir : anabolismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biganabolisme
Ensemble de réactions métaboliques aboutissant à la synthèse de diverses molécules organiques nécessaires à la vie., biosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiosphère
Ensemble de tous les organismes vivants et des milieux où ils vivent., chimiosynthèseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigchimiosynthèse
Synthèse de matière organique, chez certains procaryotes dépourvus de photorécepteurs, l’énergie nécessaire aux synthèses organiques venant de l’oxydation de substrats minéraux., glucideplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigglucide
Ensemble de sucres simples comme le glucose (ose), et de sucres faits de plusieurs molécules de sucres simples, comme l’amidon et le glycogène (osides), de formule générale Cn (H2O)m., glucoseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigglucose
Ose (C6H12O6) essentiel pour toutes les cellules eucaryotes (animales comme végétales), formé en fin de photosynthèse., photosynthèseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigphotosynthèse
Fonction de tous les organismes chlorophylliens assurant la synthèse des glucides, à partir d’eau et de dioxyde de carbone (CO2), avec la lumière pour source d’énergie..
Efficacité photosynthétique
Les pertes d’énergie entre la lumière incidente et la synthèse des premières molécules organiques (glucose) se font à tous les niveaux du transfert d’énergie : capture des photons, transmission de l’énergie au sein des chloroplastes, synthèse des glucides. Le premier type de perte énergétique est lié à l’efficacité relative des structures chlorophylliennes à pouvoir capter des photons, puis à convertir leur énergie physique en électrons hautement énergétiques, pouvant circuler dans la membrane la plus interne des chloroplastes. Jusqu’à cette étape, les pertes sont d’environ 70 %. Elles s’expliquent parce qu’une part importante de la lumière qui a touché la surface de la plante (les feuille en particulier) n’est pas captée par la chlorophylle, mais absorbée par différents composants tissulaires (paroi et membranes cellulaires, hyaloplasme), et qu’en outre, seuls les photons correspondant aux lumières bleue et rouge sont captés par la chlorophylle et utilisés dans la photosynthèse.
Les deux étapes suivantes, qui commencent une fois que les électrons hautement énergétiques ont été formés, conduisent à la synthèse des premiers glucides. Le métabolisme de synthèse étant très consommateur d’énergie, les pertes sont encore importantes. Ce travail métabolique correspond essentiellement au cycle de Calvin au cours duquel s’effectue la réduction du CO2 atmosphérique, donnant les premières molécules de matière organique, lesquelles constituent la production primaire brute (PPB). Celle-ci ne représente plus que 1 % de l’énergie lumineuse incidente.
Comme les plantes consomment, par la respiration, presque 90 % de l’énergie ainsi fixée lors de la production primaire brute (PPB), on ne retrouve, sous forme d’une nouvelle biomasse (stock de molécules, organites, cellules et tissus), qu’environ 0,1 % de l’énergie lumineuse incidente. C’est la production primaire nette (PPN).
On notera que les valeurs données ne donnent qu’un ordre de grandeur d’une réalité très variable en fonction des espèces et des conditions offertes par l’environnement.
Voir : chloroplasteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigchloroplaste
Organite des cellules chlorophylliennes, siège de la photosynthèse., chlorophylleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigchlorophylle
Molécule organique capable de capter l’énergie lumineuse de photons et d’activer des catalyseurs indispensables à la photosynthèse., cycle de Calvinplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcycle de Calvin
Succession de réactions biochimiques ayant lieu dans les chloroplastes au cours de la photosynthèse, conduisant à la synthèse de glucides par réduction du dioxyde de carbone (CO2)., électronplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigélectron
Particule élémentaire, porteuse d’une charge électrique négative, gravitant autour du noyau des atomes., glucideplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigglucide
Ensemble de sucres simples comme le glucose (ose), et de sucres faits de plusieurs molécules de sucres simples, comme l’amidon et le glycogène (osides), de formule générale Cn (H2O)m., hyaloplasmeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighyaloplasme
Solution intracellulaire, plus ou moins visqueuse, dans laquelle baignent les organites et les diverses inclusions., membrane biologiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmembrane biologique
Terme utilisé pour toutes les structures cellulaires contrôlant, soit les échanges entre l’intérieur et l’extérieur de la cellule, soit les échanges entre les organites et le hyaloplasme d’une cellule., métabolismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmétabolisme
Ensemble des réactions physico-chimiques fournissant aux organismes l’énergie et la matière organique nécessaires au fonctionnement cellulaire., moléculeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmolécule
Association d’un nombre fini d’atomes liés entre eux par des liaisons en général covalentes et parfois ioniques., paroi cellulaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigparoi cellulaire
Paroi rigide, externe à la membrane plasmique des cellules végétales, des champignons et des bactéries., photonplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigphoton
Particule élémentaire de la lumière, de masse nulle, possédant une énergie qui dépend de sa longueur d’onde., producteurplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigproducteur
Tout organisme au sens où il fabrique sa matière organique., respirationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrespiration
Processus biochimique intracellulaire, produisant l’énergie nécessaire au métabolisme cellulaire, se faisant sans consommation de dioxygène mais avec oxydation d’une substance minérale et nécessitant des chaînes de transport d’électrons..
Fig. : Représentation schématique du flux d’énergie (entrée et pertes) dans une chaîne alimentaire. (G. Lemée, Précis de Biogéographie, p. 192, Masson, 1967).
Production secondaire
La production secondaire est la synthèse de matière organique par les hétérotrophes. Secondaire indique que cette production est non pas d’importance secondaire, mais que les hétérotrophes ne peuvent l’effectuer que parce qu’ils ont ingéré, dans un premier temps, de la matière organique produite par des autotrophes (production primaire).
Comme dans le cas de la production primaire, on doit distinguer l’énergie ingérée par le consommateur et l’énergie correspondant à la biomasse produite, ou production nette. Les pertes d’énergie entre le prélèvement de nourriture et la production de biomasse se font à plusieurs niveaux du métabolisme. En particulier, tout ce qui a été ingéré n’est pas assimilé et peut être rejeté (excréments). Dans la part assimilée, il y a aussi des pertes au cours du métabolisme en général.
Production primaire et conditions du milieu
La synthèse de matière organique exige que les organismes photosynthétiques reçoivent de la lumière. De plus, chaque facteur édaphoclimatique peut devenir un facteur limitant de la production primaire, par sa carence ou son excès. Globalement, les facteurs principaux de l’environnement sont les suivants :
- la lumière : c’est le premier facteur. En fonction des espèces, la quantité nécessaire de lumière est différente ; l’ensoleillement est donc un facteur important de la production. C’est pourquoi, en milieu marin, la production primaire n’est significative que dans les 100 premiers mètres, au-delà, la lumière ne pénétrant plus ;
- la température : selon les espèces, les températures optimales se situent entre 20 °C et 40 °C ;
- l’eau : les exigences en eau (H2O) sont très différentes selon les espèces. En outre, il est impossible de dissocier les exigences en eau des autres conditions, en particulier, la température ;
- les éléments minéraux : l’absorption des éléments chimiques est une absolue nécessité pour la synthèse des molécules organiques contribuant à la production primaire. Certains éléments sont non remplaçables par d’autres éléments chimiques, ils sont dits essentiels.
Les facteurs lumière et température font que les climats conditionnent la répartition géographique des végétaux.
Voir : climatplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigclimat
Ensemble des variables atmosphériques et de surface, sur une période de 30 ans, pour une région donnée, en faisant abstraction des années particulières de cette période., élément chimique essentielplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigélément chimique essentiel
Élément chimique nutritif nécessaire au développement des organismes, devant être absorbé, puis intégré en tant qu’élément structural., élément minéralplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigélément minéral
Élément chimique (C, N, H, O, P, S, etc.) présent dans la nature, non intégré à de la matière organique mais susceptible de l’être, s’il est absorbé par un organisme., facteur de l'environnementplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfacteur de l'environnement
Élément naturel ou anthropique intervenant dans l’équilibre d’un écosystème et influençant la vie et le développement des organismes vivants..
Flux d'énergie et rendement
Les rendements concernent à la fois la production primaire et la production secondaire, à l’échelle de l’individu comme de l’écosystème.
Nous avons vu ci-dessus que, chez les producteurs primaires, le rendement entre l’énergie incidente et la PPN n’est que de 0,1 %. La perte est donc de 99,9 %. Avec le niveau trophique suivant, celui des consommateurs primaires (herbivores, phytophages), la perte (entre ce qui est consommé et la biomasse produite) est de 90 %. C’est-à-dire, que 10 % sont transférés aux consommateurs secondaires (carnivores consommant les herbivores). À chaque nouveau transfert, d’un niveau de la pyramide écologique au niveau immédiatement supérieur, la perte d’énergie est identique (90 %). Pour connaître, ce qui reste de l’énergie incidente (lumière), à un niveau particulier d’une chaîne alimentaire, il faut faire les produits des pourcentages restants successifs, depuis la PPN : 0,1 % x 10 % x 10 %, etc. Au total, les pertes sont considérables et se font en grande partie par dissipation d’énergie sous forme de chaleur.
Toutes ces valeurs sont des ordres de grandeur obtenus par des calculs comportant de nombreuses approximations. Par exemple, pour les préciser, il faudrait être en mesure de savoir exactement la part de l’alimentation que chaque espèce convertit en matière organique.
Voir : chaîne alimentaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigchaîne alimentaire
Notion désignant une suite d’organismes d’espèces différentes ayant entre eux diverses relations trophiques., pyramide écologiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpyramide écologique
Les pyramides écologiques sont des représentations graphiques du rapport en nombre, en masse ou en énergie, existant entre les producteurs de biomasse et leurs consommateurs., rendementplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrendement
Au sens strict, rapport entre deux valeurs exprimées dans la même unité (kg, watt, euro, etc.), caractérisant l’efficacité d’une transformation et ceci dans tous les domaines (biologie, physique, chimie, économie, etc.)..
Les installations hors-sol
En agriculture, le point de vue économique est à prendre en compte. Les systèmes d’élevage ou de culture hors-sol permettent des gains de production non négligeables et la question du rendement des méthodes et des installations intervient. Toutefois, l’impact environnemental des moyens mis en œuvre peut devenir négatif. En effet, les bâtiments (étables ou serres) sont thermo-régulés et ventilés, exigeant souvent des quantités importantes d’énergie fossile. Par ailleurs, les animaux, ceux-ci reçoivent une grande part de nourriture dans laquelle les aliments végétaux sont eux-mêmes issus de cultures intensives, utilisant de l’eau, des engrais et des pesticides.
Voir : énergie fossileplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigénergie fossile
Énergie produite par la combustion d’un combustible fossile., engraisplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigengrais
Matière mélangée aux sols pour leur conserver ou leur apporter des qualités (physiques ou chimiques) favorables à la croissance des plantes., hors-solplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighors-sol
Ensemble de techniques utilisées en agriculture (culture et élevage), consistant à remplacer le sol naturel par des dispositifs artificiels (certaines cultures sous serres et certains élevages en batteries, par exemple)., pesticideplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpesticide
Produit utilisé pour lutter contre les organismes (animaux, végétaux, et champignons) nuisibles affectant des végétaux cultivés ou des animaux d’élevage..
Rendements et besoins
Besoins nutritifs
Les valeurs ci-après sont des moyennes, elles sont à reconsidérer en fonction des espèces élevées et des conditions d’élevage. Il faut 4 kg de céréales pour produire 1 kg de poulet, 6 kg pour 1 kg de porc et 13 kg pour 1 kg de bœuf. La question peut être abordée sous l’angle des protéines apportées par la nourriture : 10 kg de protéines végétales sont nécessaires pour produire 1 kg de protéines animales.
Besoins en eau
Selon les espèces, les besoins en eau peuvent être très différents. En outre, ils ne seront pas les mêmes dans un pays sec et dans un pays humide, même si la teneur en eau de la matière organique reste sensiblement la même. Par ailleurs, les systèmes d’élevage ou de culture consomment plus ou moins d’eau. L’élevage, par exemple, fait partie des activités utilisant beaucoup d’eau pour :
- l’irrigation des pâturages et/ou des surfaces de production de fourrage ;
- la consommation d’eau par les animaux ;
- le nettoyage des structures aux différentes étapes de la production de la viande commercialisée (bâtiments d’élevage, abattoirs, salles de préparation de la viande).
En Europe, pour 1 kg d’aliment produit, il faut environ : 150 litres d’eau pour la pomme de terre, 1 500 L pour le blé, 2 500 L pour le riz, 3 800 L pour la volaille, 5 500 L pour le porc et 15 000 L pour le bœuf.
On peut dire que la production de 1 kg de protéines animales peut nécessiter jusqu’à cent fois plus d’eau que la production d’1 kg de protéines végétales.
Face à ce constat, et dans un contexte d’explosion démographique, l’agriculture va devoir produire plus en consommant moins d’eau. Cette eau qui ne se retrouve pas dans le produit consommée est qualifiée d’eau virtuelle.
Voir : eau virtuelleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigeau virtuelle
Quantité d’eau nécessaire à la fabrication des biens de consommation, agricoles et industriels..
Conséquences des méthodes de production
Les méthodes de production peuvent avoir des conséquences importantes sur l’environnement et donc une forte empreinte écologique.
Voir : empreinte écologiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigempreinte écologique
Indicateur exprimé en surface de terre et d’étendue maritime, qui évalue les ressources naturelles nécessaires à l’homme pour subvenir à ses besoins et pour assimiler les déchets qu’il produit, calculé pour un individu, une population ou encore, une activité..
Combustibles fossiles
La consommation de carburants par les machines agricoles, le chauffage des serres et des bâtiments d’élevage, a pour conséquence une émission importante de gaz à effet de serre. Par exemple, il faut en moyenne 25 kcal (kilocalories) d’énergie fossile pour produire 1 kcal de protéines animales, alors qu’il faut 2,2 kcal d’énergie fossile pour produire 1 kcal de protéines végétales. Convertir des céréales en viande consomme donc beaucoup de combustibles fossiles, augmentant ainsi les émissions de CO2.
Voir : combustible fossileplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcombustible fossile
Résultat de la transformation de la matière organique accumulée à l‘échelle des temps géologiques, libérant par combustion une quantité importante de chaleur et de dioxyde de carbone (CO2)., gaz à effet de serreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggaz à effet de serre
Constituant gazeux de l’atmosphère absorbant le rayonnement infrarouge émis par la surface de la Terre et le renvoyant vers elle (en grande partie), contribuant ainsi au réchauffement planétaire..
Les animaux d'élevage
La digestion des ruminants est productrice de méthane (CH4), gaz à effet de serre plus puissant que le CO2.
L’élevage est responsable de 80 % des émissions de gaz à effet de serre produits par l’agriculture.
Si on ajoute à l’émission de gaz à effet de serre, l’impact des engrais et des lisiers sur les marées vertes, ou des pesticides sur la surmortalité des abeilles, nombreux sont les dérèglements des écosystèmes dus à l’agriculture ouvrant vers des risques systémiques plus globaux.
Face à de tels effets négatifs de l’élevage sur l’environnement, la tendance, dans un futur proche, pourrait être par exemple d’influer sur les habitudes des consommateurs, pour qu’ils privilégient la consommation de volailles par rapport à celle d’autres types de viandes, et que l’agriculture biologique se développe.
Voir : agriculture biologiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigagriculture biologique
Agriculture cherchant à produire des ressources alimentaires dans des conditions aussi proches que possible de celles de la nature., combustible fossileplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcombustible fossile
Résultat de la transformation de la matière organique accumulée à l‘échelle des temps géologiques, libérant par combustion une quantité importante de chaleur et de dioxyde de carbone (CO2)., risque systémiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrisque systémique
Menace qu’un stress au sein d’un système provoque des réactions en chaîne à l’origine d’une crise générale du fonctionnement de celui-ci..
Engrais et pesticides
Les engrais et pesticides utilisés pour améliorer la production modifient, en particulier, la composition biotique du sol, perturbant considérablement la vie de la faune. On observe une diminution du nombre d’invertébrés (insectes, annélides, etc.) qui sont essentiels pour conserver une texture aérée du sol et sa richesse en complexes argilo-humiques, paramètres indispensables pour qu’un sol soit fertile.
Voir : biotiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiotique
Qualifie l’ensemble des interactions entre les êtres vivants d’une biocénose., complexe argilo-humiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcomplexe argilo-humique
Association d’argile et d’humus ayant la capacité de retenir les ions minéraux les rendant disponibles pour les plantes., fauneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfaune
Ensemble des animaux présents dans un milieu., fertileplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfertile
État d’un organisme (mâle ou femelle) pouvant donner une descendance viable et abondante par reproduction sexuée., textureplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigtexture
Pourcentage des différents éléments d’un sol ou d’une roche selon leur taille..
Conséquences du changement climatique
Les floraisons décalées, par rapport au calendrier classique, s’expliquent en général par des variations climatiques. Les floraisons automnales nécessitent un été chaud se poursuivant tardivement.
Depuis une vingtaine d’années, les relevés portant sur les mêmes variétés d’arbres fruitiers ou de vigne donnent des résultats clairs : les floraisons sont de plus en plus précoces (d’environ quinze jours). Le réchauffement atmosphérique est très probablement la cause de ce changement.
Les conséquences de celui-ci vont porter, immédiatement et pas nécessairement de manière négative, sur les aspects économiques. Ce qui est plus difficile à apprécier, ce sont les éventuelles conséquences relatives aux équilibres écosystémiques du fait de leur complexité.
Voir : changement climatiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigchangement climatique
Ensemble des modifications climatiques qui persistent plus longtemps qu’un évènement météorologique, sous l’effet de causes naturelles (changements du cycle solaire ou éruptions volcaniques massives), ou de causes anthropiques (activités humaines)., écosystèmeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigécosystème
Ensemble fonctionnel (système) formé d’une biocénose (communauté d’êtres vivants) et du biotope (milieu : eau, sol, et atmosphère)., pollinisationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpollinisation
Transport du pollen produit par les étamines (organes mâles des plantes à fleurs) jusqu’aux organes femelles., réchauffement atmosphériqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréchauffement atmosphérique [alias]
Voir : réchauffement planétaire..
Gestion de la production agricole
Au cours des années précédant 2007, les producteurs de lait étaient presque 5 000 à quitter la profession chaque année, se reconvertissant pour certains vers la production de céréales et d’autres vers celle de la viande. En France, le nombre de vaches laitières diminuait de façon régulière. Toutefois, en parallèle, le rendement par vache s’améliorait régulièrement. Mais, aussi bien pour le lait que pour le blé, la croissance de la demande des pays émergents (en Europe ou en Asie) n’avait pas été correctement évaluée. En 2007, le monde a réalisé que la production de plusieurs denrées alimentaires (blé, riz, lait, etc.) n’était pas au niveau nécessaire. Les producteurs de lait furent incapables de répondre à la demande mondiale.
Entre 2007 et 2008, compte tenu du rapport entre l’offre et la demande, le prix du lait a augmenté de 37 % en France, alors qu’entre 2003 et 2006 il avait baissé de 10 %.
En 2017, la production laitière mondiale est toujours en crise.
Avec l’exemple du lait, on comprend l’importance des modèles prédictifs (modèles mathématiques utilisés pour faire des prévisions sur l’évolution d’un phénomène).
Pour la viande, la demande mondiale a quintuplé ces cinquante dernières années. Cette tendance semble se poursuivre. Selon certains modèles, il faudrait que la production de viande à l’échelle mondiale progresse de 70 % pour répondre, en 2050, aux besoins alimentaires de la planète. C’est bien entendu impossible, tant la pression exercée sur la disponibilité des terres, de l’eau, des énergies fossiles, est déjà excessive, avec les conséquences que l’on connaît : le manque de terres arables, l’épuisement des ressources en eau, la pollution, le réchauffement planétaire. Aujourd’hui, il est urgent de limiter l’impact environnemental de l’agriculture.
Voir : modèleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmodèle
Représentation simplifiée (graphique, mathématique, etc.) d’un phénomène réel, destinée à prévoir son évolution et à savoir comment agir éventuellement sur lui ou s’en protéger., terre arableplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigterre arable
Terre pouvant être labourée et cultivée..
