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Table des matières
extinction des espèces
Définition
Phénomène par lequel certaines espèces disparaissent définitivement de la biosphère.
e. f.
Voir : biosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiosphère
Ensemble de tous les organismes vivants et des milieux où ils vivent., espèceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigespèce
Ensemble d’individus se ressemblant plus entre eux qu’à aucun autre, capables de produire une descendance fertile par reproduction sexuée..
Informations complémentaires
Le constat
Parmi les espèces vivantes, on compte environ : 300 000 espèces de plantes, 1,4 million d’invertébrés et 60 000 de vertébrés. L’établissement d’un catalogue complet de toutes les espèces est impossible, car un grand nombre d’entre elles restent à découvrir. En outre, certaines sont en voie d’extinction et d’autres ont disparu, laissant ou non des fossiles.
Vitesse d’extinction
Il est difficile d’estimer la vitesse d’extinction des espèces. Malgré tout, on pense qu’actuellement, très approximativement, celle-ci est largement supérieure à ce qu’elle fut dans le passé géologique lors des extinctions de masse d’espèces, comme celle des dinosaures, il y a 66 millions d’années.
Plusieurs études ont fait ressortir la chute vertigineuse des populations d’insectes volants, leur biomasse totale aurait chuté de 75 % entre la toute fin du 20e siècle et la période actuelle.
On estime que plus de la moitié (52 %) des espèces sauvages ont disparu entre 1970 et 2010.
En 2020, presque 70 % des espèces de vertébrés ont décliné depuis 1976.
Alors que les grandes extinctions que l’on vient d’évoquer étaient dues à des catastrophes de nature physique (météorite, réchauffement planétaire, glaciation, en particulier), aujourd’hui, à l’échelle du 21e siècle, peu d’espèces sont menacées par le seul changement climatique. Ci-dessous, la sous-rubrique « Les causes anthropiques » présente les principales causes d’extinction d’espèces dues à l’homme
Actuellement, les extinctions se manifestent à un rythme dix fois ou cent fois plus élevé (sans doute plus) que celles que l’on peut qualifier de naturelles. Par exemple, la surpêche a déjà décimé de nombreuses espèces en quelques dizaines d’années. D’une façon plus générale, toutes les dégradations de l’environnement à mettre au compte de l’Anthropocène peuvent être considérées comme à l’origine de cette érosion de la biodiversité.
Voir : changement climatiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigchangement climatique
Ensemble des modifications climatiques qui persistent plus longtemps qu’un évènement météorologique, sous l’effet de causes naturelles (changements du cycle solaire ou éruptions volcaniques massives), ou de causes anthropiques (activités humaines)., érosion de la biodiversitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigérosion de la biodiversité
Diminution de taille des populations animales et végétales jusqu’à la disparition d’espèces., extinction de masse d’espècesplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.
Vortex d’extinction
Un vortex d’extinction reflète la cascade d’événements se produisant dans une petite population dans laquelle trop une faible diversité génétique peut entraîner une augmentation de la consanguinité, qui fragilise les individus, les rendant vulnérables aux agressions potentielles, pouvant ainsi entraîner une réduction du nombre d’individus dans cette population.
Voir : diversité génétiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, individuplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigindividu
Entité vivante identifiable par rapport à d’autres qui lui sont semblables, et qui a une existence distincte., populationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, vortex d’extinctionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue,
Les signes d’une disparition potentielle
Un des premiers signes qui annoncent la disparition d’une espèce est la régression de ses populations.
Un autre signe est la régression de ses aires de répartition. C’est le cas pour les mammifères dont 40 % des espèces ont leurs aires de répartition qui ont très largement disparu.
Voir : aire de répartitionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue,
Les prévisions
Les prévisions établissent, qu’entre 2000 et 2050, 20 à 30 % des espèces (végétales et animales) risquent de disparaître, 40 % d’ici à la fin du siècle et, pour certaines, avant que l’homme ne les ait découvertes !
D’ici la fin du 21e siècle, les pronostics sont qu’une espèce sur six est menacée de disparaître. D’où l’idée qui a été formulée par certains, qu’une sixième extinction massive d’espèces se préparerait actuellement.
Voir : extinction massive d’espècesplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.
Les causes anthropiques
En dehors des changements climatiques (réchauffement atmosphérique, événements extrêmes) qu’on peut attribuer directement à l’Homme, les causes de la régression des espèces sont connues :
- la perte ou la dégradation des habitats : elles-mêmes dépendent de nombreux paramètres, comme l’urbanisation sans cesse plus grande et l’agriculture intensive qui exige un changement d’affectation des sols (Cas) afin de permettre l’extension des surfaces de terres pour l’élevage et les cultures, en particulier pour les plantations de palmiers à huile en Asie du sud-est ou le soja au Brésil, et plus généralement, pour répondre aux besoins alimentaires d’une population mondiale en croissance ;
- la surexploitation des espèces (surpêche, commerce des bois exotiques, braconnage des grands mammifères, etc.) ;
- les pollutions : marées noires, vortex marins de déchets plastiques, pollutions chimiques de l’eau et des sols etc. ;
- les espèces envahissantes introduites volontairement ou non par les hommes.
Voir : agriculture intensiveplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, anthropiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, changement d’affectation des solsplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, changement climatique anthropiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, déforestationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, écosystèmeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigécosystème
Ensemble fonctionnel (système) formé d’une biocénose (communauté d’êtres vivants) et du biotope (milieu : eau, sol, et atmosphère)., empreinte écologiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, espèce invasiveplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, habitatplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, marée noireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, phytosanitaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, plastiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, pollutionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, réchauffement planétaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, ressource en eauplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, service écologiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, surpêcheplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, urbanisationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, vortex marin de déchets plastiques.
Liste des espèces en danger
La liste publiée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), montre, d’un bilan au suivant, une fragilisation des espèces, celles-ci changeant de catégorie, passant de «en sécurité», à celle de «vulnérable», puis «en danger», puis «critique» et, pour terminer, «éteinte». On parle, d’une façon générale, d’espèces menacées.
Voir : UICNplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.
Réflexion développement durable
Objectif de développement durable (ODD) et cible
ODD concerné
La question de l’extinction d’espèces est traitée avec les ODD :
- 15 - Vie terrestre : Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des terres et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité.
Voir : Objectif de développement durableplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.
ODD-N° : 15.
Cible concernée
La cible plutôt concernée est la :
- 15.5 - Biodiversité et espèces menacées : Prendre d’urgence des mesures énergiques pour réduire la dégradation du milieu naturel, mettre un terme à l’appauvrissement de la biodiversité et, d’ici à 2020, protéger les espèces menacées et prévenir leur extinction.
Réflexion pédagogique
Que cache une valeur moyenne ?
Quel que soit le domaine, décrire un phénomène par sa valeur moyenne ne suffit jamais. Le domaine du vivant est celui où la variabilité est une donnée importante ; la moyenne peut-être cacher une réalité complexe. La moyenne «compacte» l’ensemble des valeurs d’un phénomène complexe. Néanmoins, elle est un paramètre indispensable, même s’il doit être complétée par d’autres paramètres qui apportent des précisions sur la dispersion des valeurs. Les moyennes, par des valeurs simples, nous alertent sur l’importance de la dégradation de la biodiversité. Toutefois, certains jugent que donner seulement une moyenne n’apporte rien et que cela favorise les opinions catastrophistes.
Voir : domaine du vivantplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.
Extinction des dinosaures, mortalité des abeilles, changements climatiques !
On en conviendra, les alertes sur les extinctions annoncées sont suffisamment étayées pour qu’une réflexion pédagogique sur le sujet
Vitesse d’extinction
La sous-rubrique ci-dessus «Vitesse d’extinction » rappelle que l’extinction des dinosaures est rangée au titre des catastrophes. Une catastrophe qui aurait pris plusieurs dizaines de milliers d’années et de laquelle sort l’émergence de plusieurs autres grands groupes animaux. La sous-rubrique rappelle aussi que la surmortalité des insectes pollinisateurs et autres insectes nourrissant de multiples chaînes trophiques se déroule à une vitesse accélérée par l’agressivité des nouveaux insecticides. A-t-on l’esprit tranquille ?
Voir : insecticideplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, pollinisateurplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, surmortalitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.
Surchauffe planétaire
Alors que les changements climatiques préindustriels (périodes glaciaires et interglaciaires) prenaient des millénaires, les climatologues pronostiquent une surchauffe insupportable de la planète à l’horizon du siècle qui s’écoule et, de surcroit, des risques d’emballement des transformations climatiques qui aggraveront les conditions… de survie ! A-t-on l’esprit tranquille ?
Voir : emballement climatiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.
Vitesse et ampleurs des transformations, multiplication et intensité des stress
Vitesse et ampleur des transformations environnementales sont à examiner au regard de l’intensité et de la fréquence des stress subis. Dans le cadre de cette réflexion, on se reportera aussi à l’entrée « effet cocktail ».
Voir : effet cocktailplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, stressplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.
Extinction du vivant
L’expression «extinction du vivant» prête à confusion, parce que même s’il y a eu des extinctions massives, cela n’a jamais été tout le vivant qui disparaissait. Par exemple, la disparition des grands reptiles a fait la place aux mammifères. Par contre, l’expression extinction totale du vivant fait plutôt penser à … la fin du monde qui n’a pas beaucoup de sens en biologie ou en écologie ! Ce qui nous intéresse plus est bien la fin de l’humanité !
Voir : fin de l’humanitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.
