Indicateur exprimé en surface de terre et d’étendue maritime, qui évalue les ressources naturelles nécessaires à l’homme pour subvenir à ses besoins et pour assimiler les déchets qu’il produit, calculé pour un individu, une population ou encore, une activité.
e. f.
Voir : déchetplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdéchet
Ce qui reste d’une matière, d’un objet, après son emploi..
La pression humaine (l’impact anthropique) sur l’environnement (terres et océans) s’effectue sur plusieurs registres : consommation de matières premières, production de déchets, pollutions, émissions de gaz à effet de serre, etc.
Voir : déchetplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdéchet
Ce qui reste d’une matière, d’un objet, après son emploi., gaz à effet de serreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggaz à effet de serre
Constituant gazeux de l’atmosphère absorbant le rayonnement infrarouge émis par la surface de la Terre et le renvoyant vers elle (en grande partie), contribuant ainsi au réchauffement planétaire., matière premièreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmatière première
Ressource naturelle brute (bois, combustibles fossiles, minerais, etc.) devant être transformée par voies chimiques, physiques, ou biologiques pour être utilisée par l’homme., pollutionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpollution
Dégradation de la qualité de l’eau, de l’air ou des sols, et de l’environnement en général, par l’action d’un ou de plusieurs agents physiques, chimiques ou biologiques..
L’empreinte écologique est un indicateur utilisé pour évaluer les effets de la pression exercée par les hommes sur les ressources naturelles, à différentes échelles de la planète.
L’empreinte écologique est en général exprimée en hectares globaux (hag).
L’empreinte écologique peut se calculer pour :
Dans ce calcul, le bilan carbone est important (c’est-à-dire la comptabilité des émissions de gaz à effet de serre d’un produit, d’une activité, d’une personne, d’un pays).
Voir : alimentation, bilan carboneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbilan carbone
Comptabilité des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’un produit, d’une activité, d’une personne, d’un pays, etc., biocapacitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiocapacité
Pour une région, surface apte à reconstituer les ressources biologiques consommées, et à absorber les déchets générés par les hommes., impact anthropiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigimpact anthropique [alias]
Voir : impact environnemental., productivitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigproductivité
Évaluation de l’efficacité d’un processus ou d’une méthode de production (agricole, industrielle, etc.) par le rapport entre la quantité produite et la valeur du ou des paramètres de production., ressource naturelleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigressource naturelle
Toute chose appartenant à la nature pouvant être exploitée par l’homme pour satisfaire ses besoins (énergie, matières premières, nourriture, habitat, agrément, etc.)..
Il y a environ 11 milliards (Md) d’hectares de surfaces biologiquement productives, soit environ un quart de la surface de la planète. Ces surfaces se répartissent de la façon suivante :
Voir : forêtplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigforêt
Terre occupant une superficie de plus de 0,5 hectare avec des arbres atteignant une hauteur supérieure à cinq mètres et un couvert arboré de plus de 10 %, ou avec des arbres capables d’atteindre ces seuils in situ., pâturageplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpâturage
Terrain couvert d’herbe, réservé à l’alimentation du bétail, utilisé de manière saisonnière ou permanente..
L’empreinte écologique se compare à la biocapacité qui désigne les capacités de la planète à fournir de l’eau, des terres et des matières premières, ainsi qu’à la capacité de les régénérer et à absorber les déchets ou les rejets de l’activité humaine. La biocapacité représente donc la surface de la planète nécessaire pour faire face aux pressions anthropiques. La bioproductivité (productivité biologique), quant à elle, est égale à la production biologique par hectare et par an.
Si, pour une région donnée, l’empreinte écologique est plus élevée que la biocapacité, il y a un déficit pour cette région. Cette comparaison nous donne ainsi un aperçu du potentiel de durabilité de nos actions.
Voir : anthropiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biganthropique
Qui est relatif à l’homme., durabilitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdurabilité
Concept de développement qualifiant la possibilité pour une économie, ou pour l’environnement en général, de ne pas se dégrader dans la durée..
La valeur de l’empreinte est utilisée dans le calcul du «Jour du dépassement», qui correspond à la date de l’année, à laquelle on estime que les ressources renouvelables de la planète, disponibles pour cette année là, ont été consommées par l’humanité, celle-ci commençant alors à créer une dette écologique. En 2019, ce jour était le 29 juillet, en 2020, en raison de la pandémie et du ralentissement de l’économie, ce jour a reculé au 22 août, mais en 2023, ce jour passait au 2 août.
Voir : dette écologiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdette écologique
Concept selon lequel l’humanité a consommé plus que ne le permettent les capacités de renouvellement des ressources naturelles sur une année., jour du dépassementplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigJour du dépassement
Jour de l’année auquel on estime que les ressources renouvelables de la planète, disponibles pour cette année là, ont été consommées par l’humanité..
Les résultats du calcul du Jour du dépassement montrent bien jusqu’à quel point l’homme déstabilise gravement l’environnement sur de nombreux plans : canicules, sécheresse, érosion de la biodiversité, etc. Ces bouleversements de la planète représentent une menace non seulement pour les écosystèmes en général, mais aussi pour les êtres humains : insécurité alimentaire, pandémies, etc.
Voir : caniculeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcanicule
Phénomène touchant, pendant plusieurs jours (au moins trois), une région, un pays ou un continent, caractérisé par des températures anormalement élevées, avec peu d’écart entre le jour et la nuit., crise environnementale majeureplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcrise environnementale majeure
Déstabilisation grave de l’environnement représentant une menace non seulement pour les écosystèmes en général, mais aussi pour les êtres humains., écosystèmeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigécosystème
Ensemble fonctionnel (système) formé d’une biocénose (communauté d’êtres vivants) et du biotope (milieu : eau, sol, et atmosphère)., érosion de la biodiversitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigérosion de la biodiversité
Diminution de taille des populations animales et végétales jusqu’à la disparition d’espèces., insécurité alimentaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biginsécurité alimentaire
Situation d’une personne, ou d’un groupe de personnes, pour qui l’accès de façon régulière à une nourriture saine, nutritive et équilibrée est difficile., pandémieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpandémie
Atteinte d’un grand nombre d’individus par une maladie contagieuse (épidémie) s’étendant sur une zone géographique importante, voire au monde entier., sécheresseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsècheresse
Situation climatique résultant d’un manque de précipitations pendant une longue période..
Par le calcul, on peut aussi évaluer la quantité de ressources naturelles consommée par différents pays, personnes ou entreprises.
À l’échelle de la planète, il y a environ 12 milliards d’hectares de sols et d’espaces marins bio-productifs, c’est-à-dire, environ 2 hectares par être humain. Il devient alors possible de voir les conséquences des modes de vie de chaque peuple. C’est ainsi qu’un Américain requiert en moyenne 10 hectares de biocapacité, un Français environ deux fois moins, et un Africain presque dix fois moins.
Sur cette base de calcul, si tous les habitants de la planète avaient le même mode de vie qu’un Américain moyen, la population mondiale aurait besoin de cinq planètes pour vivre. Plus globalement, la Chine, les États-Unis, l’Inde, le Japon, et la Russie sont responsables de la moitié de l’empreinte écologique mondiale.
Une empreinte écologique donnée est la conséquence sur l’environnement d’une activité humaine particulière (production d’énergie, transport, type d’alimentation, etc.). Ces activités nécessitent l’aménagement d’espaces au départ naturels (habitat, industries, commerces, équipements sportifs ou de loisirs, routes et parkings). C’est l’artificialisation des sols.
Les activités humaines provoquent une grande diversité d’effets sur l’environnement : changement climatique, acidification des océans, érosion de la biodiversité, production de déchets, pollution de l’eau, épuisement de ressources naturelles non renouvelables, etc.
Si l’Homme ne change pas volontairement, consciemment, ses modes de vie, il y sera de toute façon contraint par la dégradation catastrophique de son environnement (voir ci-dessus).
Voir : acidification des océansplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigacidification des océans
Diminution progressive du pH des eaux superficielles des océans., artificialisation des solsplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigartificialisation des sols
Transformation des sols lorsque des espaces naturels ou cultivés, sont remplacés par des zones aménagées (habitat, industries, commerces, équipements sportifs ou de loisirs, routes et parkings, etc.)., biodiversitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiodiversité
Diversité du monde vivant s’exprimant par la richesse en espèces, la diversité des individus d’une même espèce et la diversité des écosystèmes., érosionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigérosion
Enlèvement, par le vent ou l’eau, de tout ou partie des terrains d’une région, modifiant ainsi son relief., mode de vieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmode de vie
Ensemble de pratiques liées à la façon de vivre, propres à un groupe social, ou encore à un peuple..
Selon les pays, l’impact de notre alimentation sur la planète (empreinte alimentaire) est variable. En France, elle représente presque 40 % de l’empreinte écologique globale. Les calculs font intervenir les surfaces alimentaires productives (terre, eau) nécessaires pour satisfaire la consommation d’un individu, d’une population, ou d’un groupe humain quelconque, mais aussi les surfaces nécessaires pour absorber les déchets. Pour produire 1 kg de viande bœuf, il faut environ 15 500 litres d’eau et de 10 à 20 fois moins pour 1 kg d’une production végétale, selon la nature de celle-ci (soja, pomme de terre, etc.).
Voir : alimentation carnéeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigalimentation carnée
Pour un être humain, régime alimentaire basé sur la viande..
Pour évaluer les conséquences sur l’environnement d’un produit, l’analyse de son cycle de vie est nécessaire. À chaque étape de la vie du produit, on quantifie les flux de matières et d’énergies entrantes (matières premières, combustibles, etc.) et sortantes (émissions dans l’air, rejets dans l’eau, le sol, déchets produits, etc.).
Voir : analyse du cycle de vieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biganalyse du cycle de vie
Comptabilité des impacts environnementaux dus à un objet, depuis l’extraction des matières premières qui entrent dans sa composition jusqu’à son élimination et/ou de sa réutilisation..
Pour diminuer les effets négatifs des activités humaines sur l’environnement, il faut améliorer l’efficacité de l’utilisation des ressources. C’est ainsi que l’on contribuera au développement durable.
Cette efficacité se mesure par le couplage qui existe entre la création de valeur économique et la consommation de ressources primaires. Si une pression environnementale est stable, ou a tendance à baisser, alors que l’activité économique qui en dépend augmente, on dit qu’il y a découplage et on peut considérer que l’efficacité de l’usage des matières premières est sur la bonne voie.
L’efficacité de l’utilisation de l’eau et de l’énergie, en particulier, peut être considérablement améliorée dans de nombreux domaines d’activités (agriculture, industrie, bâtiment, et transports).
Voir : agricultureplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigagriculture
Ensemble des travaux relatifs aux sols et, plus généralement, ceux transformant le milieu naturel en vue de la production de denrées alimentaires pour l’homme et les animaux d’élevage et, de façon plus large, de ressources utiles à l’homme., développement durableplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdéveloppement durable
Mode de développement répondant aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs..
L’Agence européenne de l’environnement (AEE) en décembre 2023, estime que cela risque d’être difficile, pour l’Union européenne (UE), d’atteindre les objectifs environnementaux qu’elle s’est fixée d’ici à 2030, dans certains secteurs clés.
L’objectif d’absorption nette de dioxyde de carbone (CO2), à l’horizon 2030, qui doit être obtenu grâce à la restauration et la préservation des forêts et tourbières, ne semblent pas pouvoir être atteint. C’est donc l’objectif de réduction des émissions de 55 % qui ne semble pas pouvoir être atteint dans ce secteur.
Voir : Agence européenne de l’environnement, dioxyde de carboneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdioxyde de carbone
Corps composé, formé de l’association d’un atome de carbone (C) avec deux atomes d’oxygène (O), gazeux dans les conditions de température et de pression régnant sur Terre., réduction des émissions de gaz à effet de serreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréduction des émissions de gaz à effet de serre
Ensemble de pratiques visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) résultant des activités industrielles et agricoles., restaurationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrestauration [alias]
Voir : restauration de la biodiversité., tourbièreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigtourbière
Zone humide où le sol se caractérise par l’accumulation progressive de matière organique qui se dégrade incomplètement et forme la tourbe..
Selon l’AEE la réalisation des objectifs de 2030 nécessitera, dès maintenant, des réductions annuelles de la consommation d’énergie à un rythme trois fois plus rapide que le rythme annuel moyen de réduction observé au cours des dix dernières années.
Selon l’AE, atteindre une part de 42,5 % d’énergies renouvelables dans la consommation globale est jugé peu probable, s’il n’y a pas d’augmentation du taux des installations. C’est ainsi que, par rapport à des pays comme l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, et le Portugal, fort de son potentiel nucléaire, la France manque d’ambition sur le développement du solaire photovoltaïque et de l’éolien.
Voir : éolienplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigéolien [alias]
Voir : énergie éolienne., photovoltaïqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigphotovoltaïque [alias]
Voir : énergie photovoltaïque..
Selon l’AEE, il est très improbable que 25 % des terres agricoles européennes soient cultivées selon les critères de l’agriculture biologique d’ici 2030.
Voir : agriculture biologiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigagriculture biologique
Agriculture cherchant à produire des ressources alimentaires dans des conditions aussi proches que possible de celles de la nature..
La hausse continue de la croissance économique et de la consommation qui en découle, entraîne une hausse de l’utilisation de matériaux et de la quantité de déchets qui rend la réduction de l’empreinte environnementale peu probable.
Voir : économie circulaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigéconomie circulaire
Approche économique dont les méthodes visent à produire des biens et des services tout en limitant la consommation et le gaspillage des ressources naturelles..
Il ne faudrait pas confondre la notion d’empreinte (lat. imprimere, appuyer sur) qui au sens propre est une marque laissée par une pression et la notion d’impact (lat. impigere, frapper contre) qui au sens propre est un choc. La notion d’impact renvoie ainsi plutôt à l’action qui conduit à laisser une empreinte sur une surface. L’impact est la cause, l’empreinte est la conclusion. Pourtant, le langage de la communication (journalisme et publicité) a fait que l’on utilise, très couramment, le terme d’impact au sens de conséquence, comme en anglais.
Le concept d’empreinte écologique apparaît lors de la conférence de Rio (1992), et depuis 2003, l’ONG américaine Global Footprint Network publie chaque année un atlas détaillant l’empreinte écologique de chaque pays.
Voir : impact écologiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigimpact écologique [alias]
Voir : impact environnemental..