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phytoréhabilitation
Définition
Agroécologie
Ensemble de techniques de dépollution des sols, de l’eau ou de l’air en utilisant des plantes mais aussi des algues, et des champignons.
n. f. (du gr. phytos, plante).
syn. : phytoremédiation.
Voir : airplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigair
Fluide gazeux complexe dont la masse forme l’atmosphère., dépollutionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdépollution
Élimination d’un milieu particulier, des agents physiques, chimiques ou biologiques, qui le dégradent., eauplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigeau
Substance chimique dont la molécule (H2O) qui, par ses caractéristiques physico-chimiques, possède de multiples fonctions tant dans le monde vivant que dans le monde inerte., solplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsol
Partie superficielle émergée de l’écorce terrestre, plus ou moins meuble, de structure et de qualité variable, cultivée ou non..
Informations complémentaires
La phytoréhabilitation est très utilisée dans les cas de pollutions aux métaux lourds, pesticides, hydrocarbures, mais aussi aux radionucléïdes.
Pour qu’il y ait phytoréhabilitation, les plantes ayant concentré des éléments doivent être récoltées et traitées pour récupérer et éliminer ces éléments de l’environnement.
Voir : hydrocarbureplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighydrocarbure
Composé ne contenant que du carbone (C) et de l’hydrogène (H), de formule moléculaire (CnHm)., métal lourdplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmétal lourd
Élément chimique métallique caractérisé par une masse volumique supérieure à 5 g/cm3., pesticideplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpesticide
Produit utilisé pour lutter contre les organismes (animaux, végétaux, et champignons) nuisibles affectant des végétaux cultivés ou des animaux d’élevage., pollutionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpollution
Dégradation de la qualité de l’eau, de l’air ou des sols, et de l’environnement en général, par l’action d’un ou de plusieurs agents physiques, chimiques ou biologiques..
Phénomènes observés selon les disciplines
Les bases de la phytoréhabilitation se trouvent, en termes :
- d’écologie, dans les interactions au sein des biocénoses et entre biocénoses et biotopes ;
- de biologie, dans la capacité des organismes, en fonction de leur métabolisme, d’absorber les polluants, puis de les accumuler ou de les dégrader.
Voir : absorberplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigabsorber
Capter pour l’utiliser, un corps chimique, une particule énergétique (photon), un aliment (vivant ou non)., biocénoseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiocénose
Ensemble de tous les organismes vivant au sein d’un écosystème, qui ont de multiples relations inter- et intraspécifiques., biotopeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiotope
Ensemble des facteurs climatiques et physicochimiques caractérisant le milieu de vie d’un écosystème., métabolismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmétabolisme
Ensemble des réactions physico-chimiques fournissant aux organismes l’énergie et la matière organique nécessaires au fonctionnement cellulaire., organismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigorganisme
Entité vivante possédant une unité d’organisation et de fonctionnement., polluantplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpolluant
Substance dispersée dans l’environnement, accidentellement ou non, dégradant la qualité de l’eau, de l’air ou du sol, provoquant une nuisance et risquant de perturber les phénomènes vitaux..
Mécanismes développées par les plantes
En termes de mécanismes développés par les plantes, on distingue la :
- phytostabilisation : c’est la capacité de certaines plantes d’immobiliser les polluants dans leurs racines. Ce type de plantes freine leur infiltration jusqu’aux nappes phréatiques ou la contamination des parties aériennes, puis des herbivores, des phytophages, et ainsi, de toute la chaîne alimentaire ;
- phytoextraction : qui est la capacité de certaines plantes à éliminer du sol, les polluants en les absorbant par leurs racines puis en les concentrant dans leurs parties aériennes. Ces plantes sont dites accumulatrices. Si elles peuvent accumuler des concentrations très élevées de métaux dans leurs parties aériennes, elles sont dites « hyperaccumulatrices ».
Voir : chaîne alimentaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigchaîne alimentaire
Notion désignant une suite d’organismes d’espèces différentes ayant entre eux diverses relations trophiques., contaminationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcontamination
Présence ou apport, indésirable, sur ou dans un organisme vivant, ou dans un écosystème (biocénose et biotope), de micro-organismes pathogènes ou de substances toxiques chimiquement (résidus médicamenteux, toxine, etc.), ou physiquement (particules radioactives, par exemple)., herbivoreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigherbivore
Animal vertébré qui se nourrit de plantes herbacées., hyperaccumulationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighyperaccumulation
Aptitude de certains organismes (animaux comme végétaux) à accumuler des quantités élevées d’éléments chimiques, toxiques à fortes concentrations pour les autres organismes., infiltrationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biginfiltration
Absorption des eaux de surface et leur passage à travers les couches perméables du sol, sous l’effet des forces gravitationnelles., nappe phréatiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bignappe phréatique
Nappe d’eau souterraine (nappe aquifère) accessible par les puits ordinaires., phytophageplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigphytophage
Animal se nourrissant de matière végétale., polluantplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpolluant
Substance dispersée dans l’environnement, accidentellement ou non, dégradant la qualité de l’eau, de l’air ou du sol, provoquant une nuisance et risquant de perturber les phénomènes vitaux., racineplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigracine
Organe végétatif des végétaux vasculaires prélevant, dans le milieu, les nutriments et l’eau nécessaires à leur métabolisme..
Bioaccumulation : mécanismes
Aujourd’hui, les chercheurs cherchent à mieux comprendre le métabolisme (transformation ou dégradation), des espèces chimiques bioaccumulés. On sait, par exemple, que la rhizosphère peut stimuler la dégradation des polluants et permettre la bioaccumumation.
On sait aussi, que les espèces «hyperaccumulatrices» mettent en œuvre, au cours de la bioaccumulation, des stratégies de séquestration des éléments toxiques, rendant ces derniers inactifs dans le métabolisme. Dans ce cas, le métal est complexé par des molécules organiques (acides organiques le plus souvent, acides aminés, protéines), puis stocké dans des vacuoles.
Voir : acideplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigacide
Molécule pouvant fournir des ions hydrogène (H+)., acide aminéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigacide aminé
Molécule organique possédant une fonction amine (NH2) et une fonction acide (COOH) portées par le même atome de carbone., acide organiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigacide organique
Molécule organique présentant des propriétés acides (capable, en milieux aqueux, de libérer un cation H⁺, ou H₃O⁺) formée par un organisme., bioaccumulationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbioaccumulation
Phénomène d’augmentation de la concentration d’une espèce chimique dans un organisme (animal ou végétal) vivant dans un milieu la contenant., espèce chimiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigespèce chimique
Terme générique désignant une molécule, un atome, un ion, ou encore, un radical., hyperaccumalation, protéineplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigprotéine
Substance organique résultant de la polymérisation de très nombreux acides aminés., racineplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigracine
Organe végétatif des végétaux vasculaires prélevant, dans le milieu, les nutriments et l’eau nécessaires à leur métabolisme., rhizosphèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrhizosphère
Partie du sol autour de l’appareil racinaire, où se font des échanges entre la plante, le sol et les micro-organismes., vacuoleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigvacuole
Enclave cytoplasmique limitée par une seule membrane biologique, contenant de l’eau et des substances dissoutes (ions, substances organiques, pigments, etc.) ou en suspension (cristaux)..
Réflexion développement durable
Quand elle est possible, la phytoréhabilitation ne nécessite que peu d’investissements en termes technologiques et de main d’œuvre, c’est pourquoi elle tend à se développer pour la restauration d’écosystèmes pollués. Toutefois, la réhabilitation des sols n’est qu’une mesure d’appoint, et comme pour les gaz à effet de serre, l’essentiel est de cesser de polluer !
La valorisation énergétique de la biomasse des plantes produites au cours d’une phytoréhabilitation produit des cendres qui peuvent contenir beaucoup d’éléments chimiques intéressants commercialement, d’où la notion de phytomine.
Voir : gaz à effet de serreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggaz à effet de serre
Constituant gazeux de l’atmosphère absorbant le rayonnement infrarouge émis par la surface de la Terre et le renvoyant vers elle (en grande partie), contribuant ainsi au réchauffement planétaire., phytomineplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigphytomine
Plante pouvant accumuler dans ses parties aériennes (feuilles, tiges) des éléments métalliques stratégiques contenus dans les sols (cadmium, nickel, plomb, zinc, etc.), en vue de leur récupération pour un usage industriel..
La phytoréhabilitation des sols
Afin d’améliorer les performances de la phytoréhabilitation, qui repose sur un processus lent, plusieurs stratégies sont poursuivies, en particulier :
- le recensement des plantes ayant un fort potentiel d’accumulation de certains éléments chimiques (plantes hyperaccumulatrices) ;
- la recherche des conditions qui conviennent à leur croissance (sol, climat) ;
- leur amélioration génétique.
Toutefois, la réhabilitation des sols n’est qu’une mesure d’appoint. Comme pour les gaz à effet de serre, l’essentiel est de cesser de polluer !
Voir : élément chimiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigélément chimique
Les substances constituées datomes identiques, liés par des liaisons chimiques formant des molécules sont des corps simples..
La phytoréhabilitation des eaux usées
On parle aussi de phytoépuration. Un modèle de phytoépuration des eaux usées est le lagunage qui est un procédé utilisé en agroécologie. Cette technique prend comme modèle les processus en jeu dans les zones humides. On se reportera à l’entrée « lagunage ».
Voir : lagunageplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biglagunage
Dispositif d’épuration des eaux usées, consistant en une succession de bassins à l’air libre, dans lesquels le traitement est assuré par de la végétation aquatique et des microorganismes, l’eau étant finalement rejetée dans le milieu naturel., zone humideplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigzone humide
Terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire..
Remarque linguistique et/ou historique
Linguistique
Les auteurs de ce glossaire préfèrent le mot phytoréhabilitation à celui de phytoremédiation, pourtant fréquemment utilisé. Ils ont pour argument qu’un sol, une étendue d’eau, sont plutôt « réhabilités » par leur purification à l’aide de plantes que « remédiés », qui voudrait dire que le milieu aurait bénéficié d’un remède.