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phytomine
Définition
Plante pouvant accumuler dans ses parties aériennes (feuilles, tiges) des éléments métalliques stratégiques contenus dans les sols (cadmium, nickel, plomb, zinc, etc.), en vue de leur récupération pour un usage industriel.
n. f. (gr. phuton, plante et lat. mina, au sens où la plante est considérée comme une «mine“).
Voir : espèceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigespèce
Ensemble d’individus se ressemblant plus entre eux qu’à aucun autre, capables de produire une descendance fertile par reproduction sexuée..
Informations complémentaires
Ces plantes sont dites hyperaccumulatrices. On peut donner comme exemple le trèfle, ou la fétuque.
Ces plantes peuvent contribuer à la décontamination des sols pollués, c’est de la phytoréhabilitation (ou phytoremédiation). Pour avoir un intérêt, la concentration en éléments métalliques doit être supérieure à 0,1 % de la masse de matière sèche.
Dans le cas des plantes utilisées pour extraire le nickel, la concentration dans les feuilles est plus de cent fois supérieure à celle d’un végétal ordinaire poussant sur le même sol.
Le processus d’extraction se fait en deux étapes :
- étape 1 : la combustion de la plante ;
- étape 2 : l’extraction du métal sous la forme de sels (double sulfate de nickel et d’ammonium), ou d’oxydes de nickel, par exemple.
Pour le nickel, le rendement peut atteindre 100 kg de nickel (soit 800 kg de sulfate double de nickel) à l’hectare.
Voir : hyperaccumulationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighyperaccumulation
Aptitude de certains organismes (animaux comme végétaux) à accumuler des quantités élevées d’éléments chimiques, toxiques à fortes concentrations pour les autres organismes., phytoremédiationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigphytoremédiation [alias]
Voir : phytoréhabilitation., phytoréhabilitationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigphytoréhabilitation
Ensemble de techniques de dépollution des sols, de l’eau ou de l’air en utilisant des plantes mais aussi des algues, et des champignons., pollutionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpollution
Dégradation de la qualité de l’eau, de l’air ou des sols, et de l’environnement en général, par l’action d’un ou de plusieurs agents physiques, chimiques ou biologiques., solplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsol
Partie superficielle émergée de l’écorce terrestre, plus ou moins meuble, de structure et de qualité variable, cultivée ou non..
Remarque linguistique et historique
Les plantes hyperaccumulatrices ont commencé à être utilisées dans les années 1990 pour la réhabilitation des sols pollués.
Alors que la notion de phytomine est liée à la plante en tant qu’individu, celle d’agromine concerne la filière industrielle qui a pour objectif de cultiver ces plantes pour récupérer des éléments métalliques importants industriellement, contenus dans les sols et de les valoriser.
Voir : agromineplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigagromine
Filière de production comprenant des agrosystèmes dédiés à l’extraction par les plantes d’éléments métalliques stratégiques contenus dans les sols (cadmium, nickel, plomb, zinc, etc.), et des dispositifs industriels pour leur récupération et leur transformation, afin de les valoriser..