Table des matières
lutte biologique
Définition
Lutte contre les ravageurs des cultures à l’aide de leurs ennemis naturels ou de leurs produits.
e. f.
Voir : parasiteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigparasite
Organisme vivant aux dépens d’un autre sur lequel il prélève des éléments nutritifs nécessaires à son métabolisme., prédateurplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigprédateur
Qualifie un organisme (en général, animal) capturant des proies animales pour ses besoins nutritionnels., ravageurplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigravageur
Espèce provoquant de graves dommages aux cultures..
Informations complémentaires
Les ennemis utilisés contre les ravageurs peuvent être de toute nature : virus, bactéries, champignons, vertébrés, invertébrés, etc.
Voir : bactérieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbactérie
Microorganisme unicellulaire (de 1 à quelques micromètres) ne possédant pas de noyau véritable (procaryote), ni d’autres organites., virusplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigvirus
Parasite obligatoire de cellules (procaryotes ou eucaryotes), dont la multiplication ne peut s’effectuer qu’au sein d’une cellule-hôte..
Utilisation du virus de la myxomatose
Un des premiers exemples concluants fut, en 1950, en Australie, l’utilisation du virus de la myxomatose, pour contrôler les populations de lapins devenus sauvages après leur introduction en 1859. Quelques couples échappés d’un élevage furent à l’origine de 600 millions d’individus, colonisant 60 % du territoire en n’ayant sur place aucun prédateur naturel. Dans les décennies qui suivirent cette première action de lutte biologique contre cette invasion, les méthodes et les auxiliaires durent changer.
Technique de l’insecte stérile (TIS)
Cette technique repose sur la libération dans la nature d’un grand nombre d’insectes mâles stérilisés par rayonnements ionisants (rayons X). Les mâles, une fois libérés, s’accouplent avec les femelles sauvages de la même espèce, et celles-ci produisent alors des œufs non viables.
La TIS est utilisée depuis les années 1950, et s’est développée dans de nombreux pays et sur diverses mouches, papillons ou coléoptères. Toutefois, cette pratique ne peut se substituer à tous les insecticides, tant ces derniers ont une diversité d’usages étendue (agrosystèmes, écosystèmes naturels, traitements industriels, usages domestiques). En outre, la question de leur efficacité est posée par les filières agricoles qui veulent des solutions économiquement viables, mettant au deuxième plan la question de la santé environnementale et humaine ! Toutefois, il est certain que le développement des TIS comme des autres pratiques alternatives aux pesticides, passe par une large concertation.
Voir : agrosystèmeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigagrosystème
Écosystème artificiel à vocation agricole (culture et élevage)., écosystèmeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigécosystème
Ensemble fonctionnel (système) formé d’une biocénose (communauté d’êtres vivants) et du biotope (milieu : eau, sol, et atmosphère)., femelleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfemelle
Qui est relatif au sexe apte à produire des gamètes femelles, chez les animaux comme chez les végétaux., mâleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmâle
Qui est relatif au sexe apte à produire des gamètes mâles, chez les animaux comme chez les végétaux., pesticideplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpesticide
Produit utilisé pour lutter contre les organismes (animaux, végétaux, et champignons) nuisibles affectant des végétaux cultivés ou des animaux d’élevage., rayonnement ionisantplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrayonnement ionisant
Forme d’énergie libérée par les atomes, se propageant sous forme d’ondes électromagnétiques (rayons gamma ou X) ou de particules (neutrons, particules bêta ou alpha), capable de produire directement ou indirectement des ions lors de son passage à travers la matière., sauvageplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsauvage
Qualifie un individu, une population ou un écosystème n’ayant pas subi l’influence des sociétés humaines et restant ainsi à l’état naturel..
Les espèces ciblées
Le développement de la TIS concerne plusieurs espèces :
- les moustiques : sont concernés notamment les Aedes, vecteurs de maladies telles la dengue ou du chikungunya ;
- la mouche Drosophila suzukii : elle est responsable de dégâts sur les cerises et les fruits rouges ;
- la mouche méditerranéenne Ceratitis capitata ;
- un lépidoptère : le carpocapse dont la larve se développe à l’intérieur des fruits.
Les recherches portent en particulier sur les cycles de vie des insectes visés, puisque, pour que la technique soit efficace, il faut que le lâché des insectes soit effectué au bon moment du cycle. Cette efficacité dépend aussi des conditions bioclimatiques.
Voir : bioclimatologieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbioclimatologie [alias]
Voir : bioclimat., cycle de vieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcycle de vie
Transformations d’un objet, au travers de phases successives, de sa fabrication à sa mise en déchets..
Avantages des TIS pour l’environnement
Les mâles stériles ne s’accouplant (en principe) qu’avec les femelles de leur espèce, les effets sur l’équilibre des biocénoses sont faibles, alors que les attaques conventionnelles par des insecticides chimiques sont toxiques pour un large spectre d’espèces, même si certains insecticide sont annoncés comme ciblant une espèce particulière.
Voir : biocénoseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiocénose
Ensemble de tous les organismes vivant au sein d’un écosystème, qui ont de multiples relations inter- et intraspécifiques., insecticideplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biginsecticide
Produit chimique utilisé dans la lutte contre les insectes nuisibles à l’homme, aux animaux, aux cultures, aux aliments (graines, légumes, etc.)., toxiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigtoxique
Qualifie une substance qui provoque des effets néfastes pour la santé des organismes vivants..
-La lutte biologique : complexité des mécanismes en jeu
Dans tous les cas, la difficulté est que l’on ne dispose jamais des informations permettant d’évaluer, à l’avance, l’impact écosystémique d’une introduction volontaire. En outre, la lutte contre une espèce donnée est souvent pensée au départ comme une action linéaire au sein d’une chaîne alimentaire, or c’est en termes de réseaux trophiques qu’il faut examiner la question. En comprendre les mécanismes complexes (en particulier, les relations interspécifiques) est donc particulièrement difficile.
Voir : bactérieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbactérie
Microorganisme unicellulaire (de 1 à quelques micromètres) ne possédant pas de noyau véritable (procaryote), ni d’autres organites., chaîne alimentaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigchaîne alimentaire
Notion désignant une suite d’organismes d’espèces différentes ayant entre eux diverses relations trophiques., espèceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigespèce
Ensemble d’individus se ressemblant plus entre eux qu’à aucun autre, capables de produire une descendance fertile par reproduction sexuée., espèce invasiveplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigespèce invasive
Espèce animale ou végétale, passant de son aire géographique à une autre où elle n’était pas présente, et où elle peut devenir nuisibles., relation interspécifiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrelation interspécifique
Relation entre espèces pouvant être régie par différents facteurs comme la lumière, la nourriture, les saisons ou l’espace disponible., réseau trophiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréseau trophique
Ensemble des relations existant entre les chaînes alimentaires d’un écosystème., virusplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigvirus
Parasite obligatoire de cellules (procaryotes ou eucaryotes), dont la multiplication ne peut s’effectuer qu’au sein d’une cellule-hôte..
-Ravageur devenant envahissant
D’autres exemples (certains antérieurs, d’autres postérieurs) offrent des exemples moins convaincants. L’introduction d’une espèce à des fins de lutte biologique peut même devenir catastrophique, le prédateur finissant par attaquer d’autres espèces que la cible initialement prévue, l’auxiliaire devenant ravageur et envahissant. Ce sont les cas, par exemple :
- de la mangouste (originaire d’Inde) introduite à Trinidad, aux Caraïbes, à la fin du XIXe siècle, pour lutter contre les rats qui provoquaient des morsures aux esclaves travaillant dans les plantations de canne à sucre, mais, au lieu de chasser les rats, les mangoustes chassèrent les perroquets (!) ;
- du crapaud-buffle (originaires d’Amérique du Sud) introduit en Australie (en 1935) pour lutter contre des hannetons ravageurs de la canne à sucre. Ces crapauds sont toxiques, leurs parotides sécrétant un venin. Toujours actuellement, ils bouleversent l’équilibre de l’écosystème australien, tuant des milliers d’animaux, des serpents et des petits crocodiles qui les consomment ;
- du charançon, insecte européen introduit en 1968 aux États-Unis, pour lutter contre des chardons, envahissant eux-mêmes, venus d’Europe. Dans les années 1990, les chardons d’origine européenne n’étaient pas éliminés, par contre, les charançons avaient parasité les espèces locales de chardon, affectant ainsi les animaux qui avaient l’habitude de s’en nourrir.
Remarque linguistique et/ou historique
Lutte biologique et biocontrôle
Lutte biologique et biocontrôle sont parfois donnés comme synonymes, mais, dans le biocontrôle, les vertébrés ne font pas partie des moyens de lutte, alors que la lutte biologique les utilise. Inversement, alors que le biocontrôle inclut l’utilisation des phéromones de synthèse ou de substances naturelles d’origine minérale, la lutte biologique ne les inclut pas.
Voir : biocontrôleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiocontrôle
Ensemble de méthodes et de techniques de protection des végétaux, fondées sur des mécanismes naturels., minéralplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigminéral
Le terme minéral est également utilisé comme adjectif, avec un sens différent du substantif «minéral» envisagé plus haut., phéromoneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigphéromone
Substance émise à dose infime par un être vivant et qui interagit avec un autre être vivant de la même espèce..
Lutte biologique et lutte intégrée
Par ailleurs, certains producteurs peuvent être amenés à utiliser les méthodes de la lutte biologique lorsque tous les facteurs le permettent, et celles de lutte intégrée lorsque la population de nuisibles devient trop importante. Le nom de protection biologique intégrée a été donné à une telle approche que l’on adapte en fonction de la situation.
Voir : lutte intégréeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biglutte intégrée
Ensemble de méthodes pour la protection des cultures contre les ravageurs des cultures, faisant intervenir principalement des moyens naturels, et limitant l’utilisation des substances venant de l’agrochimie., nuisibleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bignuisible
Animal dont l’activité a des conséquences préjudiciables à l’homme lui-même ou à ses activités..