Agriculture cherchant à produire des ressources alimentaires dans des conditions aussi proches que possible de celles de la nature.
e. f. (lat. ager, agri, champ, cultura, culture et « biologique » utilisé dans le sens, devenu classique, de « qui est respectueux de la vie, de la nature »).
Voir : agricultureplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigagriculture
Ensemble des travaux relatifs aux sols et, plus généralement, ceux transformant le milieu naturel en vue de la production de denrées alimentaires pour l’homme et les animaux d’élevage et, de façon plus large, de ressources utiles à l’homme., naturelplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bignaturel
Ce qui appartient à la nature ou est produit par elle, à l’exclusion des produits résultant de l’activité humaine..
Les principaux objectifs de l’agriculture biologique sont :
Voir : fertileplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfertile
État d’un organisme (mâle ou femelle) pouvant donner une descendance viable et abondante par reproduction sexuée., pollutionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpollution
Dégradation de la qualité de l’eau, de l’air ou des sols, et de l’environnement en général, par l’action d’un ou de plusieurs agents physiques, chimiques ou biologiques., solplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsol
Partie superficielle émergée de l’écorce terrestre, plus ou moins meuble, de structure et de qualité variable, cultivée ou non..
Avec ce mode d’agriculture, l’utilisation de la plupart des substances issues des industries chimiques (pesticides de synthèse, engrais, etc.) et pharmaceutiques (antibiotiques, hormones de croissance, etc.) est exclue, ou limitée au strict nécessaire, contrairement à l’usage systématique qui en est fait en agriculture conventionnelle. La lutte contre les maladies et les parasites est d’abord préventive.
Voir : antibiotiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigantibiotique
Substance naturelle ou artificielle ayant, à faible dose, une action bactériostatique (empêchant la multiplication de bactéries) et, à plus fortes doses, une action bactéricide (tuant les bactéries)., engraisplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigengrais
Matière mélangée aux sols pour leur conserver ou leur apporter des qualités (physiques ou chimiques) favorables à la croissance des plantes., hormoneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighormone
Substance sécrétée par une glande ou un tissu d’un organisme animal ou végétal, transportée par le milieu intérieur et susceptible de modifier l’activité de cellules électivement sensibles., parasiteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigparasite
Organisme vivant aux dépens d’un autre sur lequel il prélève des éléments nutritifs nécessaires à son métabolisme., pesticideplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpesticide
Produit utilisé pour lutter contre les organismes (animaux, végétaux, et champignons) nuisibles affectant des végétaux cultivés ou des animaux d’élevage..
Un des points particuliers du cahier des charges de cette agriculture concerne l’utilisation des OGM. La réglementation européenne, en raison du principe de précaution, autorise les États à émettre des restrictions. En effet, des cultures, dépourvues d’OGM à l’origine, peuvent être contaminées à partir de cultures expérimentales autorisées. Au lieu d’utiliser des OGM, l’agriculture biologique s’appuie sur les ressources de la biodiversité.
Voir : biodiversitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiodiversité
Diversité du monde vivant s’exprimant par la richesse en espèces, la diversité des individus d’une même espèce et la diversité des écosystèmes., OGMplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigOGM [alias]
Voir : organisme génétiquement modifié..
Dans ce mode d’agriculture, on peut pratiquer :
Voir : agriculture de conservationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigagriculture de conservation
Ensemble de techniques culturales basées sur une couverture permanente du sol, des semis sans travail du sol et une rotation de cultures diversifiées., compostplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcompost
Mélange obtenu par la dégradation de déchets organiques végétaux, accumulés par l’homme, permettant d’amender les sols en améliorant leur structure et leur fertilité., lutte biologiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biglutte biologique
Lutte contre les ravageurs des cultures à l’aide de leurs ennemis naturels ou de leurs produits..
Le cahier des charges de l’agriculture biologique est moins contraignant que ceux de la biodynamie, la permaculture, et l’agro-écologie, mais toutes s’inspirent de la nature, à des degrés divers.
Seule les cultures en pleine terre peuvent recevoir le lable « bio », si, par ailleurs, elles remplissent le cahier des charges.
Voir : agro-écologieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigagro-écologie [alias]
Voir : agroécologie., biodynamieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiodynamie
Système de production agricole ayant pour objectif le respect des équilibres naturels, et d’utiliser le moins d’intrants possibles., permacultureplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpermaculture
Système agricole s’inspirant du fonctionnement des écosystèmes, se fondant sur une large biodiversité, prônant une production durable, le partage équitable et la recherche de l’autonomie..
En 2014, en France, environ 26 500 agriculteurs ont opté pour l’agriculture biologique, celle-ci couvrant environ 3,7 % de la surface agricole utile (SAU). De nombreuses surfaces (180 000 ha) sont en cours de conversion vers l’agriculture biologique. Toutefois, en France, en 2016, l’expansion des surfaces en agriculture biologique a été de 17 % et les produits bio consommés en hausse de 22 % dans les ménages. En outre, la part de l’agriculture biologique varie beaucoup d’une région à l’autre.
Voir : surface agricole utileplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsurface agricole utile
Outil statistique destiné à chiffrer la surface utilisée par un exploitant agricole pour sa production..
L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) estime que les taux de résidus de pesticides trouvés dans les fruits et légumes produits en agriculture conventionnelle, se situent pratiquement toujours (plus de 97 % des cas) dans les limites légales européennes et qu’il n’y a pas de risque dans le cadre d’une alimentation diversifiée.
À côté de cet avis, de nombreuses études montrent que les fruits produits en agriculture conventionnelle présentent environ sept fois plus de résidus de pesticides que ceux produits en agriculture biologique. Pour les légumes l’écart est moins élevé, mais ceux de l’agriculture conventionnelle en présentent quand même quatre fois plus.
Développer les pratiques agricoles de l’agriculture biologique ne dédouane pas de l’obligation de contrôles sanitaires. En effet, en dehors d’éléments organiques bénéfiques, le fumier agricole contient plusieurs types de micro-organismes, certains étant pathogènes. Manger des légumes crus, après que les sols aient été fertilisés avec du fumier, peut donc provoquer des listérioses (les cas sont fréquents).
Voir : effet cocktailplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigeffet cocktail
Effet toxique sur un organisme, de substances chimiques en mélange, et de facteurs physiques, agissant de façon synergique., micro-organismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmicro-organisme [alias]
Voir : microorganisme., pathogèneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpathogène
Se dit d’agents pouvant provoquer une maladie : virus, bactéries, champignons, protozoaires, et autres parasites, mais aussi agents chimiques (nicotine, mercure) ou physiques (rayonnements nucléaires)., sécurité sanitaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsécurité sanitaire
Domaine de la gestion des risques concernant la santé humaine ou animale..
Est-il possible de nourrir 9 milliards d’êtres humains (vers 2050) avec 100 % d’agriculture biologique ? Alors que les surfaces dévolues à l’agriculture biologique dans le monde ne représentent en 2017 que 1 % de la surface agricole utile, certains pensent que oui, sans augmenter pour autant les surfaces cultivées, les modes de production et les rendements étant pourtant touchés. Mais c’est toutefois à condition de réduire le gaspillage alimentaire et de limiter la consommation de produits d’origine animale. Cela implique aussi, bien sûr, de profonds changements dans nos habitudes alimentaires. Un tel objectif semble très ambitieux, en effet l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), estime que la production agricole devra augmenter de 50 % d’ici 2050 pour nourrir 9 milliards d’êtres humains.
Voir : FAOplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigFAO
Organisation des Nations unies, ayant en charge les questions d’alimentation et d’agriculture avec l’objectif « d’aider à construire un monde libéré de la faim »..
Alors que le nombre d’exploitants convertis à des agricultures plus respectueuses de l’environnement augmente, une tendance à l’industrialisation de l’agriculture biologique s’installe, le label traditionnel AB ne se focalisant que sur les méthodes de culture, mais pas les considérations sociales. Le risque est donc grand de voir se développer une agriculture «bio» industrialisée et productiviste, dénaturée de ses valeurs originelles.
C’est le cas, par exemple, pour les élevages et particulièrement pour les élevages de poules pondeuses. En effet, en Italie, des élevages d’une capacité de 100 000 poules pondeuses, dites «bio», sont apparus ! Les partisans d’une agriculture maîtrisée ont toutes les raisons d’être inquiets et les risques sont grands que les consommateurs perdent la confiance qu’ils mettaient dans le label «bio».
Voir : labelplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biglabel
Marque distinctive attribuée par un organisme, public ou non, garantissant la qualité et/ou l’origine d’un produit à usage commercial..
En France, afin de développer une filière qui rémunère les paysans au juste prix, la Fédération de l’agriculture biologique (Fnab) a créé le label «bio français équitable» (BFE).
Par ailleurs, pour lutter contre le pouvoir des grands circuits de distribution sur la qualité des produits vendus, les agriculteurs ont développé des relations directes avec les consommateurs.
En outre, des labels internationaux authentifient la qualité des conditions de production.
La dérive vers l’industrialisation repose sur plusieurs mécanismes, tous liés :
Les questions qui se posent sont nombreuses. Elles sont souvent relatives à des solutions techniques apportées à des demandes des consommateurs, demandes spontanées ou fabriquées à grands renforts de publicités !
La demande de fruits et légumes bio hors saison, produits localement, conduit à les produire sous serres chauffées au gaz ou au fioul, d’où une contradiction avec les principes affichés du bio. Or, en France, en 2019, 80 % des serres produisent grâce aux énergies fossiles. Les tomates produites sous serre émettent sept fois plus de gaz à effet de serre que celles produites en saison. C’est dans ce contexte, qu’en France, en 2019, le Comité National de l’Agriculture Biologique (CNAB) a décidé que :
Toutefois, ces mesures, pour entrer en vigueur, doivent être adoptées à l’échelle européenne. Or, le règlement européen reste assez flou sur ce plan, puisqu’il dit que la production biologique doit respecter le cycle des saisons et faire un usage raisonné de l’énergie. En effet, comment définir des fruits et des légumes de saisons, et donc, comment mettre en adéquation les réglementations nationales et européennes ?
Voir : culture sous serreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigculture sous serre
Culture dont les plantes sont placées dans un environnement artificiel (serre) plus ou moins régulé, et pouvant recevoir un apport en solution nutritive, en lumière et en dioxyde de carbone (CO2)., cycleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcycle
Suite d’événements ordonnés dans le temps, chacun découlant du précédent à la suite de transformations., naturelplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bignaturel
Ce qui appartient à la nature ou est produit par elle, à l’exclusion des produits résultant de l’activité humaine..
Fig. : Différents labels de l’agriculture biologique (logos et pictogrammes).
Pour une comparaison avec l’agroécologie, se reporter à la rubrique « Remarque linguistique et/ou historique » de l’entrée « agroécologie ».
Voir : agroécologieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigagroécologie
Agriculture s’appuyant sur les potentialités productrices des écosystèmes..