Fragilité constitutive d’une population ou d’un écosystème, affectant leur capacité d’adaptation face à une crise d’origine naturelle (aléa climatique, épidémie, etc.), ou anthropique (catastrophe industrielle, etc.).
n. f. (lat. vulnerare, blesser).
Voir : adaptationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigadaptation
Transformation des modes de vie et de l’organisation d’une société, répondant à une perturbation de celle-ci., aléa climatiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigaléa climatique
Évènement climatique persistant sur un temps long, plus ou moins intense, pouvant entraîner des dommages sur les personnes, les infrastructures, ou les activités humaines., anthropiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biganthropique
Qui est relatif à l’homme., catastropheplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcatastrophe
Événement de toute nature causant des bouleversements, aussi bien du monde inerte que du monde vivant., écosystèmeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigécosystème
Ensemble fonctionnel (système) formé d’une biocénose (communauté d’êtres vivants) et du biotope (milieu : eau, sol, et atmosphère)., épidémieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigépidémie
Atteinte d’un grand nombre d’êtres humains par une maladie contagieuse les affectant pendant un certain temps et sur un territoire donné..
La vulnérabilité dépend de la nature des aléas et de leurs caractéristiques, et la prévention passe par l’anticipation des risques et les études de vulnérabilité.
Par les pollutions chimiques (Seveso), ou encore radioactives (Tchernobyl et Fukushima), l’industrie est un secteur comportant des failles de sécurité pouvant conduire à des catastrophes meurtrières.
Voir : pollutionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpollution
Dégradation de la qualité de l’eau, de l’air ou des sols, et de l’environnement en général, par l’action d’un ou de plusieurs agents physiques, chimiques ou biologiques..
L’agriculture est un secteur très fragile aux événements climatiques extrêmes (sécheresses, inondations, températures extrêmes, etc.), mais de nombreux autres facteurs le fragilisent : la perte des sols arables, appauvrissement des sols, les conflits armés (comme la guerre en Ukraine l’a montré), l’agriculture industrielle qui a fait chuter les revenus paysans (coûts des intrants, etc.), les jetant dans la pauvreté et les poussant à l’exode.
Voir : événement climatique extrêmeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigévénement climatique extrême
Variable météorologique ou climatique prenant une valeur située au-delà ou en deçà de la plage des valeurs habituelles., intrantplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigintrant
Ensemble des moyens et des produits utilisés pour améliorer une production agricole., sécheresseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsècheresse
Situation climatique résultant d’un manque de précipitations pendant une longue période., sol arableplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsol arable [alias]
Voir : terre arable..
Avec le Covid19, le système de santé a montré ses grandes faiblesses face aux pandémies, mais les canicules et les températures extrêmes qui frappent certaines régions ont déjà mis en évidence d’autres importantes vulnérabilités.
Voir : Covid-19plugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigCovid-19
Maladie émergente ayant pris naissance en Chine en 2019, provoquée par un corona virus, et responsable d’une pandémie., pandémieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpandémie
Atteinte d’un grand nombre d’individus par une maladie contagieuse (épidémie) s’étendant sur une zone géographique importante, voire au monde entier..
La vulnérabilité d’un territoire aux différents aléas dépend de multiples facteurs :
Une fois un risque identifié, on peut considérer sa prévention sous trois volets :
Dans le cas des aléas climatiques (inondations, tornades) l’intensité des événements extrêmes conditionne les conséquences des impacts. Mais les événements climatiques extrêmes sont en constante augmentation, tant en intensité qu’en fréquence, dans un monde de plus en plus chaud ; il est donc difficile de modéliser les événements futurs. On se reportera à l’entrée « limites planétaires ».
En outre, dans le cas d’événements comme la montée des eaux et le recul du trait de côte, il est impossible d’empêcher les événements de se produire. Cela conditionne, la vue que l’on doit avoir de la prévention.
Voir : événement climatique extrêmeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigévénement climatique extrême
Variable météorologique ou climatique prenant une valeur située au-delà ou en deçà de la plage des valeurs habituelles., inondationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biginondation
Recouvrement rapide et temporaire par de grandes masses d’eau (submersion) d’espaces normalement découverts., limite planétaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biglimite planétaire
Concept selon lequel, à l’échelle de la planète, neuf grands processus (physiques, chimiques, biologiques) présentent chacun un seuil quantitatif qui ne doit pas être franchi pour que la Terre conserve des conditions favorables à la vie humaine., montée des eauxplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmontée des eaux
Expression évoquant le fait que le niveau des mers et des océans augmente régulièrement et très lentement avec la fonte des glaciers et la dilatation des océans résultant du réchauffement océanique., tornadeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue, trait de côteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigtrait de côte
Interface entre terre et mer lors d’une marée haute (coefficient 120) dans des conditions météorologiques normales (pas de vent du large, pas de dépression atmosphérique)..
L’identification des zones et des populations vulnérables permet la réalisation d’une cartographie des expositions aux risques, et l’élaboration de plans de gestion des catastrophes et des risques naturels, le.
La prévention permet de préparer aux risques :
En France, en 2024, un troisième Plan National d’Adaptation au Changement Climatique est en cours d’élaboration pour définir une stratégie permettant de s’adapter à un réchauffement planétaire de 4 degrés en 2100, qui correspond au scénario attendu si la tendance actuelle se poursuit.
Voir : réchauffement planétaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréchauffement planétaire
Élévation de la température moyenne à la surface de la Terre., scénario climatiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.
Bien souvent, les ouvrages destinés à réduire les dommages associés à des risques naturels ou générés par les activités humaines.
Les événements climatiques extrêmes de l’année 2024, ayant eu lieu dans le monde entier, l’ont amplement démontré, les mesures d’atténuation comme les digues, les bassins de retenue, les pare-avalanches, n’offrent pas une protection absolue.
Aux échelles nationales comme européenne, il existe des Plans de Prévention des Risques Technologiques qui ont pour but de réduire la vulnérabilité des populations. La « Directive européenne Seveso » (voir cette entrée), impose aux États membres de l’Union européenne d’identifier les sites industriels présentant des risques d’accidents majeurs.
Voir : Directive européenne Sevesoplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue.
L’économie circulaire est fondée sur la règle « éviter, réduire, compenser ». Dans le même esprit, pour les risques d’inondations et de submersion marine, trois stratégies sont possibles : éviter, résister, céder.
La stratégie « éviter » consiste à mettre les bâtiments en construction hors d’atteinte de l’eau dans les cas de crues, en les surélevant.
La stratégie “résister” concerne les bâtiments existants par la mise en place de dispositifs temporaires (obturation des ouvertures, batardeaux, sacs de sable) ou permanents (occultation des voies pénétrantes, murets, etc.), pour retarder, et, au mieux, empêcher la pénétration de l’eau.
La stratégie « céder» consiste à laisser à l’eau l’espace qu’elle occuperait naturellement.