Table des matières
pollution sensorielle
Définition
Biologie-écologie
Facteur environnemental d’origine anthropique, source de confusion dans les processus sensoriels d’une ou de plusieurs espèces animales.
e. f. (lat. pollutio, souillure).
Voir : anthropiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biganthropique
Qui est relatif à l’homme., environnementplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigenvironnement
Cadre physique, chimique, biologique, externe à un groupe d’êtres vivants (humains, animaux, végétaux, ou autres), un organisme, un organe, un tissu, ou encore une cellule., espèceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigespèce
Ensemble d’individus se ressemblant plus entre eux qu’à aucun autre, capables de produire une descendance fertile par reproduction sexuée., facteurplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfacteur [alias]
Voir : paramètre., pollutionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpollution
Dégradation de la qualité de l’eau, de l’air ou des sols, et de l’environnement en général, par l’action d’un ou de plusieurs agents physiques, chimiques ou biologiques..
Informations complémentaires
L’homme est à l’origine de nombreux signaux. Même non toxiques, ces facteurs anthropiques interfèrent avec les processus sensoriels et cognitifs qui permettent aux organismes de communiquer, d’exploiter leur milieu, ou d’éviter les prédateurs. Ils sont la source de confusion dans le fonctionnement des écosystèmes.
Les pollutions toxiques sont traitées dans l’entrée « pollution ».
Leur action se fait par l’intermédiaire des organes de perception (les organes des sens). Elle se traduit par des modifications du développement et des comportements des êtres vivants. Chez les végétaux il n’y a pas d’organe des sens, on parle plutôt de capteurs, en particulier de lumière.
Les facteurs de pollution sensorielle interfèrent avec les signaux naturels, ces derniers pouvant être masqués ou transformés par les premiers.
Voir : artificielplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigartificiel
Ce qui est produit par l’homme à l’aide de techniques plus ou moins complexes., écosystèmeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigécosystème
Ensemble fonctionnel (système) formé d’une biocénose (communauté d’êtres vivants) et du biotope (milieu : eau, sol, et atmosphère)., être vivantplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigêtre vivant
Entité formée d’une ou plusieurs cellules, qui dès son début d’existence possède un métabolisme qui lui permet d’être actif ; sa mort le rend inactif (inerte)., milieuplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmilieu
Ensemble des éléments externes et internes à un organisme, un organe, un tissu, ou une cellule et en conditionnant la vie., organeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigorgane
Unité morphologique d’un organisme, constituée de différents tissus aux fonctions diverses., organismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigorganisme
Entité vivante possédant une unité d’organisation et de fonctionnement., prédateurplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigprédateur
Qualifie un organisme (en général, animal) capturant des proies animales pour ses besoins nutritionnels., toxiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigtoxique
Qualifie une substance qui provoque des effets néfastes pour la santé des organismes vivants..
Les sources d’odeurs perturbantes
Des odeurs répulsives sont utilisées volontairement pour dissuader un animal d’utiliser un habitat susceptible de leur convenir. À l’inverse, des odeurs attractives (phéromones sexuelles) sont utilisées pour attirer des animaux dans des pièges, etc. En outre, certains débris plastiques peuvent être chargés d’odeurs qui les rendent attractifs pour certains animaux qui risquent de les consommer.
Voir : phéromoneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigphéromone
Substance émise à dose infime par un être vivant et qui interagit avec un autre être vivant de la même espèce., plastiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigplastique
Matériau polymère artificiel aux usages multiples, peu dégradable dans la nature, produit en général à partir d’hydrocarbures..
Les sources de pollutions sonores
Puissance sonore
Dans une première approche, on peut considérer que la pollution sonore correspond à la gêne qu’un bruit occasionne. Les aspects subjectifs sont importants, mais on peut mesurer la puissance sonore reçue par l’oreille ou par un instrument (micro). Celle-ci est exprimée en décibels (dB). Le décibel est une unité logarithmique, c’est-à-dire qu’une petite variation en décibels correspond à une forte variation en puissance, cette dernière doublant tous les 3 décibels. Le nom de cette unité est celui d’un des pionniers des télécommunications, Alexander Graham Bell (1847-1922).
Effets de la pollution sonore dans la nature
Outre les effets sur la santé humaine, on sait aujourd’hui que tous ces bruits «artificiels» perturbent le comportement de nombreux animaux,
L’urbanisation croissante, les développements des transports et de l’industrie, élèvent le fond sonore général, affectant ainsi les zones rurales mais aussi, les réserves naturelles. Par exemple, un bruit urbain couvre les chants des oiseaux, ou de certains insectes.
Dans certaines circonstances, nous utilisons des appareils qui produisent des bruits répulsifs afin d’empêcher certains animaux de pénétrer une zone à protéger.
Les effets peuvent porter sur :
- la prédation : un bruit constant et suffisamment puissant peut réduire le niveau de vigilance d’un animal et son aptitude à répondre aux signaux de danger (présence de prédateurs, par exemple) ;
- la recherche de partenaires pour l’accouplement ;
- la vie en groupe pour les animaux vivant en société ;
- la reproduction des animaux, et la reproduction des végétaux. Il faut en effet penser au rôle des animaux dans la pollinisation (zoogamie) et à la dissémination des graines (zoochorie), ainsi la répartition géographique des espèces peut être affectée ;
Au final, c’est la biodiversité qui devrait être touchée.
Voir : biodiversitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiodiversité
Diversité du monde vivant s’exprimant par la richesse en espèces, la diversité des individus d’une même espèce et la diversité des écosystèmes., disséminationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdissémination
Dispersion d’animaux ou de parties d’individus végétaux (diaspore), pouvant conduire à de nouvelles générations dans l’aire de l’espèce ou à l’extérieur de celle-ci., graineplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggraine
Organe résultant de la transformation de l’ovule après fécondation, chez les Gymnospermes et les Angiospermes., pollinisationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpollinisation
Transport du pollen produit par les étamines (organes mâles des plantes à fleurs) jusqu’aux organes femelles., prédationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigprédation
Désigne le rapport entre deux espèces, dans lequel l’une sert de proie à l’autre, mais aussi le mode de nutrition du prédateur qui est l’organisme qui consomme l’autre., reproductionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigreproduction
Perpétuation, naturelle ou artificielle, d’un organisme unicellulaire ou pluricellulaire., répulsif acoustiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrépulsif acoustique
Système sonore visant à éloigner des espèces animales d’un espace donné., zoogamieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigzoogamie
Mode de transport du pollen (pollinisation), d’une plante à l’autre, par les animaux., zoochorieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigzoochorie
Mode de dissémination des graines ou des diaspores, par les animaux..
Les pollutions lumineuses
Les sources de lumières artificielles sont variées : éclairage urbain, enseignes publicitaires, vitrines de magasins, bureaux allumés en permanence, serres horticoles, etc. Elles peuvent masquer celles des astres que les animaux utilisent pour s’orienter (migration ou choix d’habitat) ou celles émises par certains insectes pour attirer des partenaires (vers luisants, par exemple).
Voir : habitatplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighabitat
Au sens commun, c’est le milieu de vie d’une population d’une espèce, dans lequel les individus trouvent un abri et suffisamment de ressources pour se nourrir et se reproduire..
Technologie des lampes LED
La technologie des lampes LED a malheureusement eu un effet négatif inattendu ; elle a amplifié la pollution lumineuse. En effet, ce type d’éclairage étant plus économiques, l’éclairage urbain et domestique s’est développé dans des zones jusque là épargnées et sur des durées plus longues. En particulier, la composante bleue des LED, qualifiée de blanche, se diffuse davantage dans l’atmosphère et illumine, à puissance lumineuse égale, un espace bien supérieur à ceux des éclairages au sodium.
Les zones de pollutions lumineuses
Les aires d’implantation et le fonctionnement des sources lumineuses (puissance, périodicité, etc.) manquent de contrôle, en particulier dans les espaces protégés (sites Natura 2000, sites classés, parcs nationaux, etc.). La pollution lumineuse fragmente les habitats au même titre que les grands travaux d’aménagement. Ces derniers ont justifié la mise en place du dispositif de trame verte et bleue. La pollution lumineuse conduit aujourd’hui à l’émergence d’un nouveau concept, celui de trame noire qui représente un réseau de couloirs et de zones dépourvues de sources de lumière artificielle.
Voir : habitatplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighabitat
Au sens commun, c’est le milieu de vie d’une population d’une espèce, dans lequel les individus trouvent un abri et suffisamment de ressources pour se nourrir et se reproduire., trame noireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigTrame noire
Réseau de milieux naturels où la lumière artificielle est soit absente, soit n’atteint pas un seuil qui troublerait la faune., trame verte et bleueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigTrame verte et bleue
Réseau de continuités écologiques entre espaces terrestres et aquatiques favorables aux espèces dont c’est le milieu de vie, contribuant à la préservation de la biodiversité..
Effets sur les organismes vivants
Quand elles sont puissantes, les lumières artificielles peuvent masquer celles des astres que les animaux utilisent pour s’orienter (migration ou choix d’habitat) ou celles émises par certains insectes pour attirer des partenaires (vers luisants, par exemple).
L’alternance jour / nuit (rythme circadien) est un facteur important de la physiologie et du comportement des organismes dans l’équilibre de pratiquement tous les êtres vivants. C’est pourquoi, la présence de lumières dans la nuit perturbe de nombreux écosystèmes.
Les effets de l’apport de lumière artificielle sur les êtres vivants sont divers :
- végétaux chlorophylliens : la lumière, en fonction de son intensité et de son spectre, peut être une source énergétique ou de signaux morphogénétiques (pour la germination ou la floraison, par exemple). Comme nous l’avons dit plus haut, les plantes n’ont pas d’organes des sens, comme on peut en identifier chez les animaux ;
- oiseaux migrateurs : comme ils s’orientent notamment grâce aux étoiles, si celles-ci sont masquées par les lumières nocturnes, les oiseaux peuvent être désorientés ;
- êtres humains : on note, particulièrement, des troubles du sommeil et potentiellement, selon les individus, à une altération générale de la santé.
Voir : habitatplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighabitat
Au sens commun, c’est le milieu de vie d’une population d’une espèce, dans lequel les individus trouvent un abri et suffisamment de ressources pour se nourrir et se reproduire., Natura 2000plugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigNatura 2000
Réseau écologique européen mis en place pour préserver la diversité biologique., parc naturelplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigparc naturel
Espace naturel (national ou régional ou encore marin) délimité par l’homme, où la faune, la flore et leur environnement, sont protégés des éventuelles dégradations par l’homme., rythme circadienplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrythme circadien
Fonctionnement d’un organisme dépendant de la succession cyclique du jour et de la nuit..