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marché du carbone
Définition
Système d’échange de droits d’émissions de gaz à effet de serre, de crédits carbone et de quotas carbone, ayant pour objectif d’aider à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).
e. m.
syn. : système d’échange de quotas d’émissions, système de permis d’émissions négociables.
Voir : carboneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcarbone
Élément chimique de symbole C se présentant sous forme de corps simples, purs, cristallisés (diamant, graphite) ou non (fullerènes)., quotaplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigquota
Quantité limite réglementaire (de production, de récolte, de pêche, etc.) accordée pour une certaine durée à une entité donnée opérant dans un domaine particulier de l’industrie, de l’agriculture, de la pêche, par exemple., réduction des émissions de gaz à effet de serreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréduction des émissions de gaz à effet de serre
Ensemble de pratiques visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) résultant des activités industrielles et agricoles..
Réflexion développement durable
L’expression « marché carbone » couramment utilisée est une simplification pour « marché du carbone », ou encore, système d’échange de quotas d’émissions (SEQE-UE ; avec UE pour Union européenne).
Le marché de quotas de l’Union européenne a été le premier marché du carbone regroupant plusieurs pays. Il a été mis en place en 2005 pour mesurer, contrôler et réduire les émissions de son industrie et de ses producteurs d’électricité. Il couvre environ 40 % des émissions de gaz à effet de serre de l’UE.
Il existe une grande diversité d’instruments qui donnent un coût au carbone à l’échelle d’un pays, d’une région (au sens de : Amérique, Europe, Asie, etc.), ou d’un secteur d’activités. Aucun de ces instruments ne s’applique cependant à l’échelle mondiale.
Pour chaque participant soumis au marché du carbone (production d’électricité, réseaux de chaleur, acier, ciment, raffinage, verre, papier, aviation, etc.), il est obligatoire (sous peine de lourdes amendes) de restituer à la fin de l’année autant de quotas que de tonnes dioxyde de carbone équivalentes qu’il a émises dans l’atmosphère.
Voir : Union européenneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigUnion européenne
Ensemble politico-économique de vingt-sept États européens ayant décidé d’assurer ensemble le maintien de la paix en Europe et de favoriser le progrès économique et social..
Principe
La quantité de quotas mis annuellement sur le marché est déterminée par rapport à l’objectif de réduction d’émissions. Les États européens imposent un plafond sur les émissions des 11 000 installations concernées, puis leur allouent les quotas correspondants à ce plafond. Le plafond diminue progressivement afin de faire baisser le niveau total des émissions.
À la fin de l’année, chaque installation doit restituer un nombre suffisant de quotas pour couvrir intégralement ses émissions, sous peine de s’exposer à de lourdes amendes.
Les entreprises assujetties à la réglementation ont par ailleurs la possibilité d’échanger des quotas sur le marché européen des quotas d’émission.
En outre :
- une installation qui émet plus que son allocation doit se procurer les quotas manquants, c’est le principe pollueur-payeur, or plus le prix du quota est élevé, plus il devient coûteux d’émettre une tonne de CO2 ;
- une installation qui émet moins que son allocation peut revendre ses quotas non utilisés et bénéficier ainsi de revenus, qui sont mobilisables par exemple pour financer des investissements lui permettant de maîtriser ses émissions (voir, à ce titre, l’entrée « Mécanisme pour un développement propre »).
Les exploitants ont donc intérêt à réduire la part de ses émissions dont le coût de réduction est inférieur au prix du quota sur le marché. En réduisant leurs émissions, les exploitants peuvent donc revendre le quota d’émission et bénéficier de la différence.
Par ailleurs, la baisse du prix du charbon qui conduit mécaniquement à émettre plus, est en effet contrariée par la hausse du prix des quotas de CO2.
Voir : Mécanisme pour un développement propreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigMécanisme pour un développement propre
Dispositif géré par l’ONU, destiné au financement de projets réduisant ou évitant des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans des pays en développement., pollueur-payeurplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpollueur-payeur
Désigne l’entité (individu ou entreprise) sur laquelle doit peser la charge financière de la prévention, de la réduction et de la lutte contre la pollution, dont elle est responsable.
e. m.
Voir : pollution.
Réflexion développement durable.
GES concernés
Le Système d’échange de quotas d’émissions (SEQE-UE) concerne les gaz suivants :
- dioxyde de carbone (CO2) : les sources sont nombreuses ;
- protoxyde d’azote (N2O) : résulte en grande partie de l’utilisation croissante d’engrais ;
- perfluorocarbones (PFC) : utilisé dans les fluides réfrigérants.
Voir : dioxyde de carboneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdioxyde de carbone
Corps composé, formé de l’association d’un atome de carbone (C) avec deux atomes d’oxygène (O), gazeux dans les conditions de température et de pression régnant sur Terre., engraisplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigengrais
Matière mélangée aux sols pour leur conserver ou leur apporter des qualités (physiques ou chimiques) favorables à la croissance des plantes., protoxyde d’azoteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigprotoxyde d'azote
Gaz incolore de formule chimique N2O, ayant un puissant pouvoir d’effet de serre, intervenant aussi dans la destruction de la couche d’ozone..
Mécanisme d’ajustement « carbone » aux frontières (MACF)
Les importations en provenance de pays tiers, dont les normes de lutte contre le réchauffement atmosphérique sont faibles, mettent en danger la compétitivité des entreprises de l’UE. La Commission veut donc introduire un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF ou CBAM en anglais), qui devrait augmenter le coût des importations en provenance de ces pays aux normes plus souples, comme la Russie ou la Turquie.
Les pays (comme l’Australie, la Chine, Russie, ou encore la Turquie) dont les normes de lutte contre le réchauffement planétaire sont faibles, mettent en danger la compétitivité des entreprises de l’UE par leurs exportations, produites à des coûts moindres. Le MACF envisagé par la Commission a pour but d’augmenter le coût des importations en provenance de ces pays.
Voir : réchauffement planétaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréchauffement planétaire
Élévation de la température moyenne à la surface de la Terre..