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hibernation
Définition
Biologie-Écologie
Chez certaines espèces (animales, comme végétales), mise en repos profond de l’organisme, provoquée par l’arrivée de la mauvaise saison (froide ou sèche), leur permettant d’y faire face malgré la rareté des ressources trophiques ou de l’eau.
n. f. (lat. hibernare, hiberner).
Voir : fauneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfaune
Ensemble des animaux présents dans un milieu., floreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigflore
Ensemble des micro-organismes présents dans un environnement particulier (tube digestif, rhizosphère, sols, etc.)..
Informations complémentaires
L’hibernation touche les animaux et les végétaux.
Animaux
L’hibernation existe chez de nombreux groupes d’animaux (vertébrés comme invertébrés) qui n’effectuent pas de migration d’hivernage. Certains considèrent qu’il y a des degrés divers existent dans l’hibernation, mas d’autres considèrent qu’il convient de parler d’hivernation s’il n’y a pas de léthargie totale. Rares sont les oiseaux qui présentent une hibernation typique.
Les animaux qui hibernent sont principalement des petits mammifères, dont le corps ne produit pas assez de chaleur pour survivre aux températures rudes de l’hiver : marmotte, hérisson, chauve-souris
Les modifications physiologiques provoquées par l’hibernation sont variées :
- baisse d’intensité du métabolisme ;
- suspension des fonctions d’excrétion ;
- baisse de la température du corps : néanmoins, cette température reste positive (entre 5 et 10 °C) ;
- consommation des réserves de graisse, stockées pendant la belle saison.
À ces modifications de la physiologie, s’ajoutent plusieurs autres changements :
- isolement thermique : enfouissement dans un terrier (marmotte) ou la vase (certains poissons), formation de cocon ou d’opercule. Signalons que pour ceux qui n’hibernent pas et ne migrent pas, plumage et fourrure deviennent plus denses ;
- certaines zones du cerveau deviennent inactives. Néanmoins, le système nerveux reste réactionnel et l’animal réagit à des stimulus comme les bruits, ou le toucher ;
- ralentissement du cœur ;
- sommeil profond : la léthargie est profonde ;
- ralentissement de la respiration et du rythme cardiaque ;
- enfouissement des œufs.
Voir : graisseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggraisse
Corps gras (lipide), solide à la température ambiante., hivernageplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighivernage
Période de la mauvaise saison, pendant laquelle les animaux sont rentrés en enclos ou à l’étable et sont nourris avec des fourrages stockés par l’exploitant, à la belle saison., métabolismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmétabolisme
Ensemble des réactions physico-chimiques fournissant aux organismes l’énergie et la matière organique nécessaires au fonctionnement cellulaire., migrationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmigration
Déplacement de populations en raison de l’aggravation des conditions climatiques, sociales, ou autres., respirationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrespiration
Processus biochimique intracellulaire, produisant l’énergie nécessaire au métabolisme cellulaire, se faisant sans consommation de dioxygène mais avec oxydation d’une substance minérale et nécessitant des chaînes de transport d’électrons..
Végétaux
Pour les végétaux, l’hibernation est une période de vie ralentie. Les modifications provoquées sont variées :
- arrêt de la croissance ;
- circulation des sèves arrêtée ;
- perte des feuilles pour certains végétaux : les pertes en eau sont ainsi très limitées ;
- dessiccation des tissus ;
- formation des graines : celles-ci contiennent et protègent les jeunes plantules qui pourront prendre leur croissance lorsque les conditions climatiques redeviendront favorables ;
- subsistance d’organes souterrains (bulbes, tubercules, rhizomes, etc.).
Voir : bulbeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbulbe
Organe le plus souvent souterrain, formé d’une tige très courte portant des racines et des pièces foliaires, accumulant ou non des réserves utiles au développement du végétal., dessiccationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdessiccation
Élimination de l’eau d’un corps solide ou gazeux., graineplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggraine
Organe résultant de la transformation de l’ovule après fécondation, chez les Gymnospermes et les Angiospermes., rhizomeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrhizome
Tige souterraine, portant des feuilles écailleuses, des bourgeons et des racines adventives., sèveplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsève
Solution aqueuse riche en ions minéraux ou en sucres, circulant dans les tissus conducteurs des plantes vasculaires., tuberculeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigtubercule
Organe de nature variée (racine, tige), le plus souvent souterrain, accumulant des réserves..
Remarque linguistique et/ou historique
Chez les animaux, l’hibernation contrairement à l’hivernation correspond à un état de léthargie profond avec des activités physiologiques minimales.
Même s’ils ont une origine commune (lat. hibernare), les verbes hiberner et hiverner n’ont pas le même sens (voir les entrées hibernation et hivernation). En fait, la forme hiverner est attestée en français dès la fin du XIIe siècle, et hiberner a été créée au XIXe siècle.
Voir : hivernationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighivernation
Chez certaines espèces animales, mise en repos modéré du corps, provoquée par l’arrivée de la mauvaise saison (froide ou sèche), leur permettant d’y faire face malgré la rareté des aliments ou de l’eau..