Table des matières
bien commun
Définition
Ressource matérielle ou non, profitable à l’ensemble des membres de la société, mais qui n’appartient à aucun. Individu, ni aucune collectivité.
e. m.
syn. : ressource commune.
Informations complémentaires
Les débats autour des notions de biens communs et de propriétés privées sont nombreux et existent depuis longtemps. On se reportera à la rubrique « Remarque linguistique et/ou historique », ci-dessous. Sans entrer dans un débat, on peut compléter la définition en ajoutant qu’un bien commun doit être protégé car il risque de ne plus être disponible (épuisement ou dégradation) en raison de sa consommation ou de son usage par un ou plusieurs de ces membres.
Les biens communs risquent d’être dégradés et surexploités par leurs utilisateurs, c’est le cas de beaucoup de ressources naturelles (eau, forêts, ressources halieutiques…). La crise écologique actuelle a mis en avant l’importance des biens communs, nous poussant, en particulier, à adopter de nouveaux modes de vie plus respectueux de l’environnement. En particulier, les conditions d’accès à chaque ressource doivent être organisées pour la préserver.
Pour protéger les biens communs, les pouvoirs publics peuvent réglementer leur utilisation (quotas, interdictions, etc.).
Comme il est difficile ou impossible d’empêcher quiconque de l’utiliser (notamment sans payer), le bien commun est dit « non excluable. Toutefois, dans la mesure où les quantités consommées par un agent ne sont plus disponibles pour les autres, il est dit « rival ».
Voir : forêtplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigforêt
Terre occupant une superficie de plus de 0,5 hectare avec des arbres atteignant une hauteur supérieure à cinq mètres et un couvert arboré de plus de 10 %, ou avec des arbres capables d’atteindre ces seuils in situ., mode de vieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmode de vie
Ensemble de pratiques liées à la façon de vivre, propres à un groupe social, ou encore à un peuple., quotaplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigquota
Quantité limite réglementaire (de production, de récolte, de pêche, etc.) accordée pour une certaine durée à une entité donnée opérant dans un domaine particulier de l’industrie, de l’agriculture, de la pêche, par exemple., ressource halieutiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigressource halieutique
Ensemble d’organismes aquatiques (animaux ou algues), vivant en mer ou en eau douce, pêchés ou récoltés par l’homme., ressource naturelleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigressource naturelle
Toute chose appartenant à la nature pouvant être exploitée par l’homme pour satisfaire ses besoins (énergie, matières premières, nourriture, habitat, agrément, etc.)., sécurité alimentaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsécurité alimentaire
Garantie d’un apport suffisant et diversifié de nourriture aux populations humaines, leur permettant de mener une vie saine et active., terre agricoleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigterre agricole
Terre mise en culture, prairie, et pâturage...
Réflexion développement durable
Niveau international
Les instances internationales ont pris conscience de la nécessité de sauvegarder notre environnement naturel et le considère comme un bien commun, mais, la réalité c’est que les États ne prennent que peu de mesures significatives pour la sauvegarde de la planète.
Biodiversité
L’inventaire mondial de l’état de conservation global des espèces végétales et animales est réalisé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). C’est un outil indispensable pour cette prise de conscience que notre propre sort dépend de celui des êtres vivants qui nous entourent et que le monde vivant est notre bien commun.
Voir : biodiversitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiodiversité
Diversité du monde vivant s’exprimant par la richesse en espèces, la diversité des individus d’une même espèce et la diversité des écosystèmes., espèceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigespèce
Ensemble d’individus se ressemblant plus entre eux qu’à aucun autre, capables de produire une descendance fertile par reproduction sexuée., monde vivantplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmonde vivant
Ensemble des êtres vivants en interaction avec la matière et l’énergie constituant leur environnement., Patrimoine mondial de l’Unescoplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigPatrimoine mondial de l’Unesco
Ensemble de biens culturels et naturels présentant un intérêt exceptionnel pour l’héritage commun de l’humanité., UICNplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigUICN
L’UICN est une organisation non gouvernementale (ONG) d’échelle mondiale, fondée en 1948. Elle est à l’origine de l’inventaire mondial le plus complet de l’état de conservation global des espèces végétales et animales. En 1964, l’UICN a créé une liste rouge des espèces (animales et végétales) menacées..
Patrimoine mondial de l’Unesco
Les biens culturels et naturels inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco appartiennent à l’« Humanité » et sont ainsi placés sous une sorte de sauvegarde internationale.
Voir : Patrimoine mondial de l’Unescoplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigPatrimoine mondial de l’Unesco
Ensemble de biens culturels et naturels présentant un intérêt exceptionnel pour l’héritage commun de l’humanité..
Accord sur le climat
Le climat est à l’évidence un bien commun sur lequel la communauté internationale s’est penchée depuis la fin du XXème siècle, constatant que sa stabilité était en danger. Un premier accord multilatéral, ratifié en 1987, dans le cadre du Protocole de Montréal, a engagé les pays à ne plus utiliser les substances appauvrissant la couche d’ozone. Le succès obtenu avec la réduction du trou d’ozone et les États ayant signé l’Accord de Paris en 2016, on a pu penser que le climat allait pouvoir être préservé. Il n’en fut rien, aucun pays n’ayant voulu renoncer à son développement économique pour un bien commun ! Pourtant, l’écrasante majorité des états ont contribué à l’élaboration des Objectifs de développement durable (OOD).
Voir : Accord de Parisplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigAccord de Paris
Premier accord international sur le climat adopté en 2015, visant à limiter le réchauffement climatique, au cours du siècle présent, à moins de 2 °C (et si possible 1,5 °C) par rapport aux niveaux préindustriels., biodiversitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiodiversité
Diversité du monde vivant s’exprimant par la richesse en espèces, la diversité des individus d’une même espèce et la diversité des écosystèmes., couche d'ozoneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcouche d'ozone
Couche de la stratosphère comprise entre 15 et 40 km d’altitude où se trouve l’essentiel de l’ozone de l’atmosphère., désertificationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdésertification
Dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches, par suite de divers facteurs parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines., écosystèmeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigécosystème
Ensemble fonctionnel (système) formé d’une biocénose (communauté d’êtres vivants) et du biotope (milieu : eau, sol, et atmosphère)., ODDplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigODD [alias]
Voir : Objectif de développement durable., Protocole de Montréalplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigProtocole de Montréal
Accord multilatéral, ratifié en 1987 à Montréal (Québec), engageant les pays à ne plus utiliser les substances appauvrissant la couche d’ozone (chlorofluorocarbures, CFC, en particulier)..
Niveau des citoyens
La lutte des citoyens pour défendre l’environnement se fait à plusieurs niveaux. L’entrée « désobéissance civile » propose une approche du sujet.
Le « commoning »
Le « commoning » est une approche du « bien commun » ; c’est un concept qui désigne les processus d’organisation par lesquels des acteurs sociaux vont gérer une ressource tout en empêchant sa privatisation et sa surexploitation ; leur approche est écologique.
Les acteurs sociaux engagés dans le commoning s’organisent en communautés, en collectifs, ou en associations qui se mettent en réseaux pour des objectifs communs. Elles nécessitent une confiance mutuelle entre les partenaires et développent des méthodes équitables. Elles se basent sur le droit et luttent en utilisant le droit.
Les domaines concernés sont divers. On peut citer :
- les variétés de semences paysannes non brevetées, ni cataloguées ;
- la rénovation urbaine : des villes européennes ont ouvert la voie en confiant aux citoyens la gestion de bâtiments publics désaffectés, charge à eux de réunir les moyens et les compétences pour transformer les espaces.
Voir : semence paysanneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsemence paysanne [alias]
Voir : semence..
Objectif de développement durable (ODD) et cible
ODD concerné
Plusieurs ODD contribuent à la sauvegarde du bien commun. On peut signaler les ODD :
- 6 - Eau propre et assainissement : Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ;
- 14 - Vie aquatique : Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable ;
- 15 - Vie terrestre : Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des terres et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité.
ODD-N° : 6, 14, 15.
Réflexion pédagogique
Les nuances entre, bien commun, bien public et bien collectif sont délicates. On se reportera la rubrique « Réflexion pédagogique » de l’entrée « bien public » pour quelques éléments de réflexion.
Voir : bien publicplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbien public
Ressource matérielle ou non (éclairage public, défense nationale, routes nationales, etc.), accessible à tous et dont l’utilisation par un individu n’enlève rien aux utilisations potentielles des autres. .
Remarque linguistique et/ou historique
On parle aussi des communs, au pluriel.
On se reportera à la rubrique linguistique de l’entrée « bien public » pour une réflexion autour des termes, bien public, bien commun, et bien collectif.
Voir : bien publicplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbien public
Ressource matérielle ou non (éclairage public, défense nationale, routes nationales, etc.), accessible à tous et dont l’utilisation par un individu n’enlève rien aux utilisations potentielles des autres. .
Antiquité
La notion de bien commun est ancienne puisqu’on la trouve dès l’antiquité.
Pour les philosophes des 6e et 5e siècles avant JC, la cité est une forme du commun. Elle est le lieu d’un pouvoir qu’il s’agit de partager de façon égale entre tous les citoyens, ceux-ci devant agir ensemble et prendre soin des biens communs. Cette égalité civique représente ce que les penseurs de l’époque ont nommé l’isonomie, ou « règle d’égalité » en grec ancien.
Moyen-âge
Au Moyen-âge, Thomas d’Aquin (1224 - 1274), philosophe catholique, a dit : « Au bien d’un seul on ne doit pas sacrifier celui de la communauté : le bien commun est toujours plus divin que celui de l’individu ».
La notion désigne alors des terres partagées par des villageois, notamment les pâturages.
Voir : pâturageplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigpâturage
Terrain couvert d’herbe, réservé à l’alimentation du bétail, utilisé de manière saisonnière ou permanente..


