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métissage
Définition
Biologie
Croisement de deux individus appartenant à deux communautés différentes (races, variétés) de la même espèce, qui donne naissance à des métis.
n. m. (lat. mixtus, ce qui est mêlé).
syn. : croisement, hybridation.
Voir : croisementplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcroisement
Processus relevant de la reproduction sexuée, au cours duquel deux individus, l’un mâle, l’autre femelle, très généralement de la même espèce et éventuellement porteurs de caractères héréditaires différents, produisent une descendance., espèceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigespèce
Ensemble d’individus se ressemblant plus entre eux qu’à aucun autre, capables de produire une descendance fertile par reproduction sexuée., individuplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigindividu
Entité vivante identifiable par rapport à d’autres qui lui sont semblables, et qui a une existence distincte., métissage, raceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrace
Sous-division de l’espèce ou de la sous-espèce, constituée d’un groupe naturel d’individus présentant un ensemble de caractères héréditaires communs., variétéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigvariété
Sous-division de l’espèce ou de la sous-espèce, constituée d’un groupe naturel d’individus présentant un ensemble de caractères communs..
Remarque linguistique et/ou historique
Espèce humaine
Le terme métissage est surtout utilisé dans le cas de l’espèce humaine, pour le croisement (le mélange) d’individus appartenant à des groupes ethniques différents. Toutefois, comme la définition le laisse entendre, il peut être utilisé pour des races (animaux), des variétés (plantes), différentes.
Dans le cas de l’espèce humaine, pour qu’il y ait métissage, on considère qu’il faut que l’union, entre hommes et femmes d’origines ethniques différentes, soit féconde.
Lignée humaine
Les Néandertaliens (Homme de Néandertal), les Dénisoviens et les Hommes de Denisova vivaient en Eurasie jusqu’à il y a environ 40 000 ans. Considérés comme des espèces distinctes, mais suffisamment proches sur les plans génétique et géographique, ils se sont se sont métissés. En effet, les dernières recherches génomiques confirment que la plupart des personnes d’ascendance européenne conservent des traces génétiques des néandertaliens, alors que des gènes dénisoviens se trouvent chez certaines populations d’Asie du Sud-Est.
D’ailleurs, des témoignages (traces ADN) de ces hybridations sont aujourd’hui trouvées chez des fossiles de Dénisoviens, Néandertaliens.
Voir : ADNplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigADN
Macromolécule support de l’information génétique et de l’hérédité., fécondeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigféconde [alias]
Voir : fécond., fossileplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfossile
Trace de vie d’un organisme ayant vécu avant la période géologique actuelle, conservée dans une roche sédimentaire ou dans une autre matière.,, génomeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggénome
Ensemble des gènes portés par les molécules d’ADN du noyau (génome nucléaire), des mitochondries (génome mitochondrial) et des chloroplastes (génome chloroplastique), les molécules d’ADN des bactéries, ou par les acides nucléiques viraux (ARN ou ADN)., hybridationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighybridation
Au sens strict, croisement entre deux individus, l’un mâle, l’autre femelle, dont certains caractères se manifestent différemment (la couleur des yeux, par exemple)., lignée humaineplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biglignée humaine
Ensemble de la série de tous les ascendants de l’homme, jusqu’à l’ancêtre que l’homme a en commun avec le chimpanzé..
Hybridation
En biologie, d’une façon générale, on parle plutôt d’hybridation (voir cette entrée). D’ailleurs, le terme d’hybridation a trouvé un usage en biologie moléculaire, où l’on pratique des hybridations moléculaires. C’est aussi le cas en biotechnologie cellulaire où il est possible de réaliser des hybridations somatiques. Dans ces deux cas, il n’est pas d’usage de parler de métissage. La synonymie n’est donc pas parfaite.
Il semble intéressant de réserver le terme d’hybridation à l’obtention d’une descendance par le croisement de deux individus appartenant à des communautés de reproduction normalement séparées (espèces, sous-espèces, races, variétés, lignées ou isolats).
Voir : biotechnologieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiotechnologie
Ensemble de techniques de pointe appliquées au monde vivant pour en comprendre et modifier les propriétés., reproductionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigreproduction
Perpétuation, naturelle ou artificielle, d’un organisme unicellulaire ou pluricellulaire., somatiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsomatique
Relatif aux cellules végétatives d’un organisme qui constituent le soma..
Racisme
Comme « métis », les mots « mulâtre », « créole », « sang mêlé », évoquent, sans l’exprimer scientifiquement, la même notion de croisements génétiques entre des individus génétiquement purs (on parle de lignées pures, homogènes) qui ont une descendance présentant des phénotypes « mélangés », comme la couleur de peau, ou l’apparence des cheveux, autant de caractères dont la manifestation « impure ? » (phénotype hétérogène) conduit à la stigmatisation, l’exclusion et au racisme.
Aujourd’hui, le métissage apparaît de plus en plus comme un des éléments du progrès de nos sociétés. En outre, il est aussi possible de réfléchir à l’histoire de la lignée humaine, et penser aux travaux sur les traces génétiques que l’Homme de Neandertal chez H. sapiens !
Voir : caractèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcaractère
Toute propriété (morphologique, biochimique, physiologique, etc.) d’une cellule ou d’un organisme, mais aussi propriété psychologique dans le cas d’un être humain., hétérogèneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighétérogène
Qui est formé d’éléments de nature différente, ou qualifie un mélange dont les éléments ne sont pas répartis de façon uniforme., homogèneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighomogène
Qui est formé d’éléments de même nature, ou qualifie un mélange dont les éléments sont répartis de façon uniforme., lignée humaineplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biglignée humaine
Ensemble de la série de tous les ascendants de l’homme, jusqu’à l’ancêtre que l’homme a en commun avec le chimpanzé., lignée pureplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biglignée pure [alias]
Voir : lignée., phénotypeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigphénotype
Caractère particulier ou ensemble des caractères d’un individu..
Diderot et le métissage
Les réflexions de Diderot, philosophe du 18e siècle, concernant l’être humain et sa place dans la nature, sont particulièrement riches. Pour l’espèce humaine comme pour les autres êtres vivants, il s’intéresse à la question des différences entre les races et les variétés. Refusant tout système de classification, il souligne la continuité entre les espèces et l’existence d’un flux entre tous les éléments de la nature. Par rapport à cette vision de Diderot sur le monde vivant on se reportera à l’entrée « monde vivant ».
Voir : monde vivantplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmonde vivant
Ensemble des êtres vivants en interaction avec la matière et l’énergie constituant leur environnement..
Le Rêve de D’Alembert
En 1769, dans le« Le Rêve de D’Alembert », Diderot dans un premier texte (« Entretien entre D’Alembert et Diderot ») que chaque espèce existante se transforme et donne naissance à une nouvelle espèce. Avec le texte ayant pour titre « Suite de l’entretien entre D’Alembert et Diderot », il reprend la discussion sur la pureté et de mélange des espèces. Il y expose sa théorie sur la valeur du métissage, non seulement en botanique, mais pour le règne animal.
Le Rêve de D’Alembert comportant des propos contraire à la censure en vigueur à l’époque, les textes n’ont circulé que dans les cercles philosophiques, sans être publiés. Cela nous donne une idée du chemin parcouru et, en même temps, du retour en arrière que certains voudraient impulser !