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race
Définition
Sous-division de l’espèce ou de la sous-espèce, constituée d’un groupe naturel d’individus présentant un ensemble de caractères héréditaires communs.
n. f. (ital. razza, famille, souche, espèce).
Voir : caractèreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcaractère
Toute propriété (morphologique, biochimique, physiologique, etc.) d’une cellule ou d’un organisme, mais aussi propriété psychologique dans le cas d’un être humain., espèceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigespèce
Ensemble d’individus se ressemblant plus entre eux qu’à aucun autre, capables de produire une descendance fertile par reproduction sexuée., sous-espèceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsous-espèce
Sous-division de l’espèce constituée d’individus ayant, pour des caractères particuliers, plus de ressemblances entre eux qu’avec les autres individus de l’espèce..
Informations complémentaires
La notion de race est plutôt utilisée pour les animaux, celle de variété pour les végétaux.
On distingue :
- les races géographiques, par exemple, chez les bovins on connaît les races charolaise, corse, limousine, etc. ;
- les races écologiques ou écotypes, non séparées géographiquement, le sont d’un point de vue d’exigences écologiques (races de fourmis de prairie et de forêt, par exemple).
Les méthodes de sélection artificielle peuvent permettre la création de races en favorisant un petit nombre de gènes par des croisements appropriés.
Du fait de l’interfécondité des races, il peut exister une gradation des caractères entre les races d’une même espèce.
Voir : écotypeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigécotype
Groupe d’individus de même espèce (végétale ou animale), adaptés à des facteurs écologiques particuliers et possédant des caractéristiques morphologiques, anatomiques et physiologiques héréditaires., gèneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggène
Structure d’ordre moléculaire de l’ADN, contrôlant un caractère héréditaire particulier., sélection artificielleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsélection artificielle
Ensemble de méthodes destinées à l’amélioration de végétaux et d’animaux, impliquant le choix d’individus possédant des caractères intéressants pour l’horticulture, l’agriculture ou l’élevage., variétéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigvariété
Sous-division de l’espèce ou de la sous-espèce, constituée d’un groupe naturel d’individus présentant un ensemble de caractères communs..
Races humaines
Jusqu’au 19e siècle, les anthropologues, avec les mêmes méthodes que les biologistes, divisaient l’humanité en races distinctes, une race regroupant les hommes présentant des caractères physiques communs (couleur de la peau, des yeux, des cheveux, mais aussi taille, forme du crâne, etc.). L’idée étant que la diversité phénotypique des groupes humains était telle que, à l’instar des autres espèces (animales et végétales), il était judicieux que l’espèce Homo sapiens soit divisée en races.
Pourtant, aujourd’hui, des scientifiques rejettent la notion de race humaine comme si elle n’avait pas de signification biologique, lui préférant le terme d’ethnie qui englobe les aspects culturels. Pour nous, c’est confondre les problèmes humains (politiques) d’égalité et les questions purement biologiques, au risque d’introduire de l’incohérence dans le discours scientifique, car on ne peut nier l’existence de la diversité phénotypique des hommes.
La biologie a besoin d’établir des différences, mais elle ne traite pas des questions d’égalité et d’inégalité. Pourtant, depuis Darwin, les biologistes considèrent les différences en termes d’avantages évolutifs et, en particulier, d’avantage d’une race (ou d’une variété) sur une autre de la même espèce. De plus, l’évolution est souvent associée à l’idée de progrès.
Dans ce contexte idéologique, les comparaisons entre les civilisations ont rapidement conduit certains à une hiérarchisation des races et donc à l’inégalité des races humaines, or, répétons le, la biologie ne traite pas des questions d’égalité en termes d’humanisme. Un être humain peut produire plus d’une molécule particulière (ou un ensemble de molécules) qu’un autre. Cette différence peut le conduire à être le meilleur sur une épreuve physique, mais cela ne lui donne pas plus de droits, si ce n’est celui de monter sur la plus haute marche du podium, et cela, uniquement parce que tous les hommes ont décidé que c’est la règle d’une compétition sportive. Mais, ce n’est plus de la biologie, le sujet est autre !
Voir : phénotypiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigphénotypique [alias]
Voir : phénotype..
Transhumanisme
Des questions philosophiques se posent avec les progrès constants du génie génétique : augmentation de la durée de vie, éradication des maladies héréditaires, sélection dès le stade embryonnaire, choix des caractéristiques physiques ou intellectuelles, etc.
Des questions identiques se posent avec les progrès de l’informatique, dont les moyens technologiques sont d’ores et déjà mis au service de la santé.
Toutes les avancées, biotechnologiques, mécaniques, informatiques, permettent à certains d’envisager une amélioration illimitée des facultés physiques et intellectuelles des êtres humains. C’est le domaine de réflexion autour du transhumanisme qui ajoute encore des questions à celles du racisme.
Voir : transhumanismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigtranshumanisme
Mouvement culturel prônant l’utilisation des découvertes scientifiques et techniques pour l’amélioration des capacités physiques, physiologiques, et intellectuelles des êtres humains, afin d’améliorer la condition humaine..