Table des matières
classification des organismes
Biologie
Méthode de rangement des êtres vivants, en différents groupes, de façon hiérarchisée et par emboîtements successifs, sur la base de leur ressemblance plus ou moins grande.
e. f.
Voir : être vivantplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigêtre vivant
Entité formée d’une ou plusieurs cellules, qui dès son début d’existence possède un métabolisme qui lui permet d’être actif ; sa mort le rend inactif (inerte)..
Informations complémentaires
Le groupe de base de ce rangement est celui de l’espèce, qui est un ensemble d’individus se ressemblant plus entre eux qu’à aucun autre, capables de produire une descendance fertile par reproduction sexuée (ils sont interféconds). Les mésanges bleues, par exemple, forment une espèce.
Voir : espèceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigespèce
Ensemble d’individus se ressemblant plus entre eux qu’à aucun autre, capables de produire une descendance fertile par reproduction sexuée., fécondplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfécond
Pour une femelle, être capable de procréer., fertileplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfertile
État d’un organisme (mâle ou femelle) pouvant donner une descendance viable et abondante par reproduction sexuée., individuplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigindividu
Entité vivante identifiable par rapport à d’autres qui lui sont semblables, et qui a une existence distincte., reproductionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigreproduction
Perpétuation, naturelle ou artificielle, d’un organisme unicellulaire ou pluricellulaire..
Les niveaux supérieurs de la hiérarchie
Le groupe de niveau immédiatement supérieur est le genre. Il rassemble plusieurs espèces ayant des caractères proches. Plusieurs genres suffisamment proches sont rassemblés dans une même famille. Avec la même méthode, des familles peuvent être rassemblées en ordre ; puis on trouve successivement : les classes, les embranchements, les règnes.
Les niveaux inférieurs de la hiérarchie
Sous le niveau de l’espèce, on trouve les sous-espèces. D’après la définition, tous les individus des sous-espèces d’une même espèce peuvent se croiser entre eux.
Voir : croisementplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcroisement
Processus relevant de la reproduction sexuée, au cours duquel deux individus, l’un mâle, l’autre femelle, très généralement de la même espèce et éventuellement porteurs de caractères héréditaires différents, produisent une descendance., sous-espèceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsous-espèce
Sous-division de l’espèce constituée d’individus ayant, pour des caractères particuliers, plus de ressemblances entre eux qu’avec les autres individus de l’espèce..
Limite de la définition de l’espèce et progrès scientifiques
Il n’est pas exclu, que des individus d’un même genre, mais appartenant à des espèces différentes puissent se croiser.
Comme toutes les définitions, celle de l’espèce présente des limites, que ce glossaire n’a pas pour objectif d’éclairer.
Pour décider des ressemblances, il faut disposer de critères faciles à déterminer. De fait, l’évolution des techniques d’observation (progrès de la microscopie, en particulier) et les progrès en génétique ont apporté des critères de plus en plus précis, et ont permis d’affiner et même de modifier les classements.
La multiplication des sous-divisions
Au fur et à mesure du progrès des connaissance des espèces étudiées, de nouvelles sous-divisions (nouveaux niveaux taxinomiques ou taxons) ont été crées : sous-règne, sous-ordre, superfamille, et c’est le cas, déjà signalé ci-dessus, des niveaux inférieurs à l’espèce : sous-espèce, variété, races (on se reportera à ces entrées).
Voir : raceplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrace
Sous-division de l’espèce ou de la sous-espèce, constituée d’un groupe naturel d’individus présentant un ensemble de caractères héréditaires communs., taxinomieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigtaxinomie
Science de la classification, et de la nomenclature des êtres vivants., taxonplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigtaxon
Concept désignant une unité quelconque des classifications hiérarchiques des êtres vivants (genre, famille, espèce, etc.), variétéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigvariété
Sous-division de l’espèce ou de la sous-espèce, constituée d’un groupe naturel d’individus présentant un ensemble de caractères communs..
Darwin et la notion d’espèce
Au 19e siècle, Charles Darwin propose qu’une espèce ne soit pas stable dans le temps et qu’elle puisse évoluer, une espèce pouvant naître d’une autre espèce par acquisition de nouveaux caractères. La notion de parenté entre les espèces est ainsi avancée.
Depuis, les caractéristiques génétiques des espèces, mais aussi l’étude de leurs ancêtres fossiles permet de classer les espèces selon leurs parentés évolutives et d’établir des arbres phylogénétiques.
Voir : arbre phylogénétiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigarbre phylogénétique
Représentation graphique des liens de parenté supposée entre groupes d’êtres vivants actuels et/ou fossiles..
Réflexion pédagogique
Selon les classifications traditionnelles, basées sur les ressemblances morphologiques, si on décidait que tous les animaux possédant des ailes sont des oiseaux, on comprend bien qu’il faudrait regrouper avec les oiseaux, les fourmis ailées et les chauves-souris. En termes de classement, pourquoi pas. C’est le rangement dit « à la Bécassine » qui consiste à trier par couleur (voir la rubrique « Remarque linguistique et/ou historique »), les chaussettes rouges pouvant se trouver avec les tomates rouges. C’est une forme de logique, mais pas celle exigée en biologie. Par ailleurs, pour reprendre l’exemple de la fourmi, est-ce qu’observant une fourmi ailée et une fourmi non ailée on peut dire qu’elles appartiennent à la même espèce ? Avec cette interrogation, on entre dans les limites de ce type de classification.
Une classification des espèces fondée les ressemblances morphologiques apparentes peut être induite en erreur par les effets de convergence liés à des adaptations similaires au même milieu comme la possession des ailes signalée ci-dessus pour les oiseaux et les chauves-souris.
Remarque linguistique et/ou historique
Le classement des êtres vivant selon Aristote (4e siècle av. JC)
L’entrée « Monde vivant », dans la rubrique « Remarque linguistique et/ou historique », rappelle que pour Aristote c’est la présence de l’âme dans le corps qui définit le vivant.
Pour Aristote l’âme peut être nutritive (végétative), sensitive, intellective ou encore motrice. Il distingue les végétaux, les animaux et les hommes en fonction des âmes qu’ils possèdent.
- les végétaux ont seulement l’âme végétative, elle leur donne la faculté de se nourrir ;
- les animaux ont l’âme végétative, mais ils ont en plus l’âme sensitive qui est dotée de la capacité de sentir et de percevoir. Ils ont aussi l’âme motrice qui est la capacité de se mouvoir pour satisfaire leurs besoins, mais ce n’est pas une âme à part entière ;
- l’homme, en plus de toutes les âmes précédentes, possède l’âme intellective, l’âme rationnelle.
Voir : monde vivantplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmonde vivant
Ensemble des êtres vivants en interaction avec la matière et l’énergie constituant leur environnement..
Le classement au 20e siècle selon Bécassine !
Bécassine est un personnage d’une bande dessinée française du début du 20e siècle. L’extrait que nous relevons permet de rappeler que le classement résulte souvent d’une vue très personnelle. Ce personnage est aujourd’hui très décrié, mais qu’importe pour notre propos !
L’extrait qui suit vient de l’album « L’enfance de Bécassine », écrit par Caumery et illustré par Joseph Porphyre Pinchon, publié en 1913 chez Henri Gautier.
Dans cet extrait, Madame Labornez commence à initier sa fille aux soins du ménage […]
– « L’ordre ? Qu’est-ce que ça ? » demande Bécassine.
« – C’est d’avoir une place pour chaque chose, de remettre toujours les choses à la même place et de mettre autant que possible tous les objets pareils ensemble.
– J’ons compris. » fait Bécassine.
Sa mère étant sortie, elle inspecte la salle et ouvre les meubles. Dans l’armoire, elle voit une pile de serviettes blanches tout prés d’une pile de jupons en flanelle rouge. « Du rouge et du blanc, c’est point pareil, bien sûr !».
[…] Puis elle met les jupons dans le buffet à voisiner avec les tomates : comme ça tout le blanc est ensemble et tout le rouge ensemble. C’est bien mieux. »
« La femme du boulanger » (Marcel Pagnol, 1938)
Dans le film de 1938, « La femme du boulanger », réalisé par Marcel Pagnol (1895-1974), écrivain, dramaturge, et cinéaste, une des premières scènes met en présence le curé et l’instituteur d’un petit village, occasion pour l’auteur de donner un petit aperçu des rivalités usuelles entre ces deux figures classiques d’un vieux village français.
L’instituteur fait savoir au curé qu’il a appris qu’il disait aux enfants du catéchisme qu’il y a en histoire naturelle quatre règnes, minéral, végétal, animal et humain. Il lui fait donc savoir que, pour les scientifiques, dire qu’il y a un règne humain est une absurdité, mais que, par contre, qu’il avait bien compris que pour l’église, dire que les êtres humains sont des animaux est une idée révoltante ! Sur ce, le curé le quitte sans le saluer, expliquant qu’il ne saluait pas les animaux !
Dans cet échange autour de la classification, entre ces deux figures de la société, il y a plusieurs idées à débattre sur le plan pédagogique. Mais on peut aussi réfléchir au rôle de la religion quand elle s’immisce dans le débat scientifique !
Avec l’entrée « combustible », on évoque également ce film, à propos d’une scène qui se déroule quelques instants après, toujours sur un fond de rivalité entre le curé et l’instituteur !
Voir : combustibleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcombustible
Composé chimique qui se consume en présence d’un corps oxydant (comburant) et d’énergie, dans une réaction chimique (combustion) générant de la chaleur..