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clonage [Planète Vivante en Anthropocène]

clonage

Définition

Technique de multiplication végétative permettant l’obtention d’individus rigoureusement semblables génétiquement entre eux et à l’organisme cloné.

n. m. (gr. klôn, pousse).

Voir : cloneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigclone

Ensemble d’individus ou de cellules, les uns et les autres génétiquement identiques, provenant d’un seul individu ou d’une seule cellule, par multiplication végétative.
, individuplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigindividu

Entité vivante identifiable par rapport à d’autres qui lui sont semblables, et qui a une existence distincte.
, multiplication végétativeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmultiplication végétative

Multiplication naturelle ou artificielle d’un individu à partir de fragments de son appareil végétatif (soma).
, organismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigorganisme 

Entité vivante possédant une unité d’organisation et de fonctionnement.
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Réflexion développement durable

Les réticences face à l’exploitation rapide de cette technique sont relatives aux craintes de ce que représente l’artificialisation de l’élevage, par exemple, comment obtenir des animaux aux cuisses toujours plus grosses ! Il faut noter le faible taux de réussite de cette technique (autour de 10 % pour les bovins, et de 6 % pour les porcins).

Étiquetage de la viande d’animaux clonés

Le clonage d’animaux à des fins d’élevage et d’alimentation pose aujourd’hui d’importantes questions législatives en Europe, alors qu’en Amérique l’usage de la technique est très répandue. Les députés européens souhaitent majoritairement, au minimum, qu’un étiquetage pour les viandes de descendants issus de clones soit imposé.

Voir : élevageplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigélevage

Ensemble des activités qui assurent l’entretien et la multiplication des animaux pour l’usage des humains.
, étiquetageplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigétiquetage [alias]

Voir : affichage environnementale.
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Viabilité des organismes issus du clonage

Alors que chez les végétaux la technique de clonage est en général aisée et assure un bon pourcentage de succès, chez les animaux, quel que soit le type de clonage, l’opération relève d’une technique délicate (voir ci-dessous la rubrique « Remarque linguistique et/ou historique »).

Tous les animaux issus d’un clonage, ainsi que leur descendance (sur plusieurs générations) doivent subir des suivis approfondis, car la crainte de voir apparaître des effets négatifs sur le long terme existe. D’ailleurs, l’agnelle Dolly, qui fut le premier mammifère à avoir été obtenu par clonage (1997), a très vite connu des symptômes propres aux organismes âgés (arthrose) et est morte après une courte existence. De même, Marguerite, la première vache à être issue d’un clonage (1998), est morte après 50 jours. De nombreuses expériences sur des souris, des porcs, des chevaux, etc., ont confirmé ces résultats. Toutefois, en juillet 2008, l’Efsa (European food safety authority) a conclu que les techniques les plus récentes de clonage permettaient d’engendrer des bovins et des porcins en bonne santé et qu’il en était de même pour leur descendance. Mais, fin 2014, la Commission de l’environnement du Parlement européen a adopté une approche beaucoup plus prudente sur les règles concernant les nouveaux aliments issus d’organismes clonés. Elle a estimé que le clonage à des fins alimentaires soulevait beaucoup de questions (biodiversité, bien-être animal, etc.).

Voir : biodiversitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiodiversité

Diversité du monde vivant s’exprimant par la richesse en espèces, la diversité des individus d’une même espèce et la diversité des écosystèmes.
, Efsaplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigEFSA [alias]

Voir : Autorité européenne de sécurité des aliments.
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Sécurité alimentaire

Le fait que les animaux issus d’un clonage soient souvent affectés de pathologies diverses pousse de nombreuses personnes (scientifiques, associations, etc.) à être très réticentes à l’égard de la vente de produits issus d’animaux clonés. En France, l’Agence française sur la sécurité sanitaire des aliments (Afssa) recommandait, en 2005, des examens approfondis des clones pendant plusieurs générations avant de généraliser la filière de production.

En 2008, la Food and drug administration (FDA) américaine a donné son feu vert à la commercialisation de produits (la viande en particulier) issus de bovins, d’ovins et de porcs clonés.

Voir : AFSSAplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigAfssa [alias]

Voir : Agence française de sécurité sanitaire des aliments.
, sécurité alimentaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsécurité alimentaire

Garantie d’un apport suffisant et diversifié de nourriture aux populations humaines, leur permettant de mener une vie saine et active.
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Clonage humain ?

Le mode de reproduction conforme que représente le clonage s’oppose à la reproduction sexuée qui génère de la diversité génétique. Les perspectives d’application à l’homme du clonage posent d’importantes questions, morales, éthiques, thérapeutiques, etc. En dépit des condamnations de toutes les grandes instances de gouvernance (ONU, États, groupes philosophiques ou religieux), aucune réglementation universelle n’a été formulée quant à l’expérimentation sur l’homme.

Voir : reproductionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigreproduction

Perpétuation, naturelle ou artificielle, d’un organisme unicellulaire ou pluricellulaire.
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Réflexion pédagogique

Lorsque le clonage a comme objectif de multiplier un individu « A », en produisant des individus génétiquement identiques, la technique doit permettre le développement de ces individus à partir de partir de fragments de l’individu « A » dit individu-donneur ou individu-mère.

Chez les végétaux, c’est une multiplication végétative. Elle implique la régénération des organes manquants aux fragments utilisés.

Chez les animaux, le pouvoir de régénération étant rare et même absent chez les mammifères, les alternatives à la multiplication par fragmentation qui existe chez les végétaux sont des clonages par transfert nucléaire (dans des ovocytes, par exemple) ou par scission embryonnaire.

Voir : embryonplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigembryon

Premier stade de développement d’un organisme, trouvant son origine dans une cellule-œuf (reproduction sexuée) ou un amas de cellules-souches (biotechnologie).
, organeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigorgane 

Unité morphologique d’un organisme, constituée de différents tissus aux fonctions diverses.
, ovocyteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigovocyte

Chez les animaux, stade cellulaire de l’ovogenèse (processus de différenciation conduisant, après méiose, aux gamètes femelles).
, régénérationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigrégénération

Restauration, par un organisme, d’un tissu ou d’un organe détruits naturellement (régénération physiologique) ou accidentellement (régénération traumatique), chez les végétaux comme chez les animaux.
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Clonage ou crispr-cas9 ?

La naissance de Dolly (voir ci-dessus) laissa espérer des avancées majeures en matière de santé, en particulier pour la création de médicaments. Pourtant, le clonage comme outil thérapeutique ne s’est pas développé devant les craintes éthiques des dérives potentielles relatives à l’homme. À cela s’ajoutaient les difficultés techniques.

Dans le domaine de la thérapie génétique, une technique beaucoup plus précise que celle du clonage s’est imposée, c’est la technique d’édition du génome, Crispr-Cas9. 

En termes de pédagogie, il est intéressant d’aborder les différences d’objectifs et de techniques entre l’édition du génome et le clonage.

Voir : Crispr-Cas9plugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigCrispr-Cas9

Outil génétique permettant de cibler une zone spécifique de l’ADN, de la couper et d’y insérer la séquence ADN que l’on souhaite.
, édition génomiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigédition génomique

Ensemble de techniques de manipulations localisées du génome visant à modifier précisément l’information génétique.
, thérapie génétique.

Remarque linguistique et/ou historique

1938 : les prémices du clonage

En 1938, l’embryologiste allemand Hans Spemann (prix Nobel, a montré que l’on pouvait retirer le noyau de cellules d’embryons de grenouilles, et les réimplanter dans des ovocytes préalablement énucléés, ensuite un développement embryonnaire complet restait possible. Le clonage animal était alors envisageable.

1952 : les premières expériences

Le premier clonage animal a été réalisé chez les grenouilles en 1952 par transfert de noyaux de cellules embryonnaires dans des ovocytes dénoyautés.

Il fallut attendre 1963 pour le clonage de la carpe, et 1996, pour le premier mammifère, avec Dolly (voir ci-dessus). Le taux de réussite de la technique de clonage était de l’ordre du pour cent. En 1998, Marguerite, fut la première vache à être issue d’un clonage. Ensuite, les succès sur d’autres espèces se sont enchaînés rapidement, mais les taux de réussites sont restés faibles. Le taux de réussite des implantations des embryons dans les utérus est très faible, les mécanismes de régulation qui régissent les interactions entre embryon et utérus, étant très sélectifs.

Aujourd’hui : la routine !

Ultérieurement, le transfert de noyaux génétiquement modifiés et l’obtention d’animaux porteurs de la modification, sont devenus possibles, mais la routine, peut-être pas !