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ITER
Définition
Réacteur nucléaire expérimental international destiné à apporter la preuve que le concept de la fusion nucléaire peut devenir une source d’énergie considérable.
Acronyme substantivé de l’anglais : International thermonuclear experimental reactor.
Voir : réaction nucléaireplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréaction nucléaire
Processus désignant soit la modification d’un noyau atomique (nucléide) induite par sa collision avec une autre particule, soit une modification spontanée d’un noyau instable, sans collision, donnant finalement des noyaux de masse et/ou de charge différentes..
Remarque linguistique et/ou historique
Premier pas technologique
Dans les années 1950, deux scientifiques russes eurent l’idée d’enfermer le plasma dans une chambre mais aucun matériau connu ne pouvant résister à des températures entre 100 et 150 millions de degrés, ils proposèrent un dispositif appelé « tokamak » dans lequel le plasma était maintenu au centre, sans jamais s’approcher des bords, à l’aide de champs magnétiques extrêmement puissants.
Premier pas pour une coopération internationale
En 1986, Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev, respectivement, président des États Unis et président de l’Union soviétique, malgré leurs fortes divergences, proposèrent une coopération pour apporter la preuve que le concept de la fusion nucléaire pouvait être une source d’énergie considérable, inépuisable et sans risque majeur pour l’environnement.
L’objectif de l’accord était de développer les moyens scientifiques et technologiques pour parvenir à tester cette approche.
Plus tard, le projet fut rejoint par l’Union européenne, l’Inde, la Chine, le Japon et la Corée du Sud.
2006 : lancement du projet ITER
Lancé en 2006, ce projet a reçu le nom d’ITER, acronyme de la traduction anglaise de « Réacteur thermonucléaire expérimental international », en latin, l’acronyme signifiant, le chemin. Espérons que ce soit un bon chemin !
L’objectif d’ITER est de parvenir à produire plus 5 à 10 fois d’énergie que celle utilisée pour chauffer le plasma et pour le confiner.
Franchir cette étape, c’est ouvrir la voie à des prototypes industriels d’ici à 2050 ou 2060 et montrer la faisabilité de la production d’électricité.