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cannibalisme
Définition
Pratique de certains animaux, et même d’homme, consommant des individus de leur propre espèce.
n. m. (langue amérindienne, caniba, désignant les Caraïbes antillais).
Réflexion pédagogique
Le rapprochement peut être fait avec le terme de carnivore. Pourtant, ce dernier qualifie un être vivant se nourrissant toujours, ou le plus souvent, de chair, alors que le cannibalisme est lié à des circonstances exceptionnelles.
Voir : carnivoreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcarnivore
Animal vertébré, mammifère, se nourrissant toujours, ou parfois, de chair..
Remarque linguistique et/ou historique
Le terme de cannibalisme s’applique à la fois aux animaux et aux humains (anthropophagie), alors que celui de cannibale n’est utilisé que pour les hommes. Le cannibalisme semble avoir été pratiqué très tôt dans l’histoire de la lignée humaine, ce qui, bien sûr, est presque impossible à prouver. Par contre, on sait, avec certitude, que cette pratique a souvent eu cours en raison de famines ou de guerres tribales. À la suite de ces dernières, des victimes des combats étaient mangées.
« Des Cannibales », de Michel de Montaigne
Dans un essai intitulé « Des Cannibales », le philosophe Michel de Montaigne (1533 – 1592) fait une comparaison entre le monde européen et celui des peuples indiens que les européens découvrent en colonisant le « Nouveau monde ». Dans ce texte (on ne s’étonnera pas du français utilisé à cette époque, il n’est pas encore fixé), il évoque le sort que certains de ces peuples réservaient traditionnellement à leurs prisonniers de guerre, dans un esprit dit-il « d’extrême vengeance » :
« … Après avoir longtemps bien traité leurs prisonniers, et de toutes les commodités dont ils se peuvent aviser, celui qui en est le maître, fait une grande assemblée de ses connaissants ; il attache une corde à l’un des bras du prisonnier, par le bout de laquelle il le tient éloigné de quelques pas, de peur d’en être offensé, et donne au plus cher de ses amis l’autre bras à tenir de même ; et eux deux, en présence de toute l’assemblée, l’assomment à coups d’épée.
Cela fait, ils le rôtissent et en mangent en commun et en envoient des lopins à ceux de leurs amis qui sont absents… »
Plus loin, Montaigne relève la cruauté des guerriers portugais dont il dit qu’ils sont « les beaucoup plus grands maîtres, en malice, beaucoup de vices… ». Par ce texte, il pose ainsi la question d’où est la barbarie ?
Voir : anthropophagieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biganthropophagie
Pratique des hommes consommant de la chair humaine..