Ensemble de phénomènes permettant aux organismes végétaux et animaux de prélever dans le milieu ambiant, le dioxygène (O2) et d’y rejeter le dioxyde de carbone (CO2) qu’ils produisent.
Processus biochimique intracellulaire, impliquant la consommation de dioxygène (O2), la production de dioxyde de carbone (CO2) et d’eau (H2O), qui permet la dégradation complète du glucose par oxydation, et la production de l’énergie nécessaire au métabolisme cellulaire.
Processus biochimique intracellulaire, produisant l’énergie nécessaire au métabolisme cellulaire, se faisant sans consommation de dioxygène mais avec oxydation d’une substance minérale et nécessitant des chaînes de transport d’électrons.
n. f. (lat. respiratio).
Voir : aérobieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigaérobie
Organisme vivant en présence d’oxygène., anaérobieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biganaérobie
Micro-organisme vivant en absence de dioxygène., dioxyde de carboneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdioxyde de carbone
Corps composé, formé de l’association d’un atome de carbone (C) avec deux atomes d’oxygène (O), gazeux dans les conditions de température et de pression régnant sur Terre., dioxygèneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdioxygène
Corps simple, formé de l’association de deux atomes d’oxygène (O), gazeux dans les conditions de température et de pression régnant sur Terre., eauplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigeau
Substance chimique dont la molécule (H2O) qui, par ses caractéristiques physico-chimiques, possède de multiples fonctions tant dans le monde vivant que dans le monde inerte., glucoseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigglucose
Ose (C6H12O6) essentiel pour toutes les cellules eucaryotes (animales comme végétales), formé en fin de photosynthèse., métabolismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmétabolisme
Ensemble des réactions physico-chimiques fournissant aux organismes l’énergie et la matière organique nécessaires au fonctionnement cellulaire., oxydationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigoxydation
Réaction chimique au cours de laquelle une espèce chimique (atome ou molécule) est oxydée par perte d’un ou de plusieurs électrons, perte pouvant être combinée à celle de protons (H+). L’espèce chimique réceptrice est dite réduite..
La respiration est un phénomène qui prend une part importante dans la dégradation de la biomasse générée par l’ensemble des êtres vivants. Elle libère du dioxyde de carbone (CO2) et de l’eau (H2O), qui interviennent respectivement dans les cycles de l’eau et du carbone.
Voir : biomasseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigbiomasse
Masse de l’ensemble des êtres vivants présents dans un espace déterminé, à un moment donné., cycle de l'eauplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcycle de l'eau
Échanges d’eau (H2O), sous diverses formes, liquide, gazeuse et solide, entre l’atmosphère, l’hydrosphère, la lithosphère et le monde vivant de la biosphère., cycle du carboneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcycle du carbone
Expression désignant les échanges des diverses formes moléculaires de l’élément chimique carbone (C), entre l’atmosphère, les océans, la lithosphère et le monde vivant de la biosphère..
Chez les organismes vivants, les voies métaboliques qui libèrent de l’énergie sont :
La respiration aérobie est celle qui est la plus répandue parmi tous les organismes ; c’est celle que nous développerons plus loin. La respiration anaérobie n’est que marginale, mais nous en dirons quelques mots ci-dessous avec la sous-rubrique « La respiration anaérobie ». Elle ne doit pas être confondue avec la fermentation, comme c’est souvent le cas dans la littérature. La fermentation a sa propre entrée dans ce glossaire.
Voir : fermentationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigfermentation
Processus se déroulant dans le hyaloplasme cellulaire, au cours duquel un substrat organique (glucose, éthanol, acide pyruvique, etc.) est dégradé incomplètement, formant une autre molécule organique (éthanol, acide acétique, etc.), tout en libérant de l’énergie (ATP)..
La respiration anaérobie est un mécanisme dans lequel l’oxydation implique, non pas le dioxygène mais une substance minérale qui accepte les électrons, par exemple :
L‘espèce chimique qui est réduite peut également être :
Comme dans la respiration aérobie, les électrons sont transférés à une chaîne de transporteurs qui engendre un gradient de protons utilisés dans la synthèse d’ATP.
Voir : ATPplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigATP
Molécule organique à trois phosphates produisant de l’énergie directement utilisable dans les réactions métaboliques., électronplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigélectron
Particule élémentaire, porteuse d’une charge électrique négative, gravitant autour du noyau des atomes., gradientplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggradient
Variation progressive d’un élément conditionnant un phénomène ou du phénomène lui-même., méthaneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigméthane
Corps composé, dont les molécules sont formées de l’association d’un atome de carbone et de quatre atomes d’hydrogène (de formule CH4), gazeux dans les conditions de température et de pression qui règnent sur Terre., nitrateplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bignitrate
Sel de l’acide nitrique (HNO3) ou ion nitrate (NO3-)., nitriteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bignitrite
Sel de l’acide nitreux (HNO2) ou ion nitrite NO2-., protonplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigproton
Nom donné à l’ion hydrogène (H+) en solution aqueuse, résultant de la perte de son électron unique par l’atome d’hydrogène..
Pour les organismes pluricellulaires, la respiration cellulaire n’est possible que s’il y a des échanges gazeux dans les deux sens, entre l’extérieur et l’intérieur des organismes. Les échanges consistants :
Les mécanismes varient selon le règne (animal ou végétal), la taille des organismes et les milieux dans lesquels ils vivent.
Les organes impliqués dans les échanges gazeux respiratoires sont plus ou moins complexes en fonction de la taille des animaux :
L’oxygène, une fois à l’intérieur des organismes, est apporté aux cellules par un fluide (sang et/ou lymphe, selon les espèces). Souvent, une molécule, l’hémoglobine, contenue ou non dans des globules rouges (hématies), sert de transporteur du dioxygène. Le dioxyde de carbone (CO2) produit par la respiration cellulaire est transporté au niveau de la surface épithéliale d’échange (les alvéoles pulmonaires, par exemple). Ce transport est également effectué par l’hémoglobine (pour 30 %) ou sous forme dissoute dans le sang et la lymphe (pour 60 %).
Voir : épidermeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigépiderme
Tissu recouvrant toute la surface du corps d’un organisme végétal ou animal, formé d’une ou de plusieurs couches de cellules., perméableplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigperméable
Se dit d’un corps ou d’une structure pouvant être traversé par des liquides (eau, alcool, huile, etc.) ou par des gaz..
La cuticule présente à la surface des épidermes végétaux limite les échanges gazeux. Sous les épidermes, des lacunes aérifères communiquent avec l’extérieur par des pores stomatiques, dont l’ouverture ou la fermeture contrôle les échanges gazeux.
Voir : cuticuleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcuticule
Couche protectrice externe de végétaux (en particulier des feuilles de plantes supérieures), comme d’animaux (insectes et crustacés), apportant dureté et imperméabilité relatives aux organes qui en sont recouverts., stomateplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigstomate
Ensemble de quelques cellules des épidermes végétaux permettant des échanges gazeux, entre des organes (feuilles, tiges) et le milieu aérien (stomate aérifère), ou l’écoulement d’eau (stomate aquifère)..
La respiration cellulaire apporte aux cellules l’énergie nécessaire à tout leur métabolisme. La respiration cellulaire se déroule au sein des mitochondries qui sont des organites de quelques micromètres, répartis dans le cytoplasme. La respiration cellulaire nécessite plusieurs étapes :
Voir : cycle de Krebsplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcycle de Krebs
Succession de réactions biochimiques se déroulant dans les mitochondries au cours de la respiration cellulaire, et conduisant à une dégradation complète de la matière organique entrant dans le cycle, avec émission de dioxyde de carbone (CO2) et production de molécules réduites., cytoplasmeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcytoplasme
Contenu cellulaire à l’exclusion du noyau, correspondant à l’ensemble du hyaloplasme et des organites., électronplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigélectron
Particule élémentaire, porteuse d’une charge électrique négative, gravitant autour du noyau des atomes., glucoseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigglucose
Ose (C6H12O6) essentiel pour toutes les cellules eucaryotes (animales comme végétales), formé en fin de photosynthèse., glycolyseplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigglycolyse
Processus de dégradation partielle du glucose conduisant à l’acide pyruvique, entrant dans certaines fermentations et dans la respiration., hyaloplasmeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bighyaloplasme
Solution intracellulaire, plus ou moins visqueuse, dans laquelle baignent les organites et les diverses inclusions., métabolismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmétabolisme
Ensemble des réactions physico-chimiques fournissant aux organismes l’énergie et la matière organique nécessaires au fonctionnement cellulaire., micromètreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmicromètre
Unité de longueur égale à un millionième de mètre représentée par le symbole µm., minéralisationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigminéralisation
Remplacement des tissus vivants par des substances minérales dans une roche sédimentaire., mitochondrieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmitochondrie
Organite des cellules eucaryotes (végétales et animales) dans lequel s’effectue la respiration cellulaire., organiteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigorganite
Enclave cellulaire limitée par une membrane biologique, ayant une ou plusieurs fonctions particulières., réductionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigréduction
Réaction au cours de laquelle un corps chimique (atome ou molécule) reçoit un ou plusieurs électrons. Ce gain peut être combiné à celui de protons (H+). Classiquement, la perte d’oxygène par un composé chimique est aussi un cas de réduction..
Fig. : Structures et étapes simplifiées de la respiration cellulaire : exemple d’un animal à circulation sanguine.
Le concept de respiration cellulaire a été étendu à des processus existant chez des bactéries, donc à des systèmes cellulaires dépourvus de mitochondries. Dans ces cas, les molécules réduites, produites au cours du catabolisme des molécules organiques, donnent leurs électrons à une chaîne de transport (présente dans la membrane interne des bactéries) qui les conduit à un accepteur final d’électrons :
Voir : aérobieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigaérobie
Organisme vivant en présence d’oxygène., anaérobieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biganaérobie
Micro-organisme vivant en absence de dioxygène., anoxieplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biganoxie
État d’un milieu dépourvu de dioxygène (O2)., catabolismeplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcatabolisme
Ensemble de réactions métaboliques aboutissant à la simplification de molécules organiques plus ou moins complexes., dénitrificationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdénitrification
Désoxygénation des nitrates (NO3-) qui permet la respiration de bactéries en milieu carencé en dioxygène..
Les mitochondries sont délimitées par une enveloppe faite de deux membranes. La plus interne possède de multiples replis, les crêtes mitochondriales. Celles-ci sont le siège des réactions d’oxydo-réduction conduisant à la synthèse d’ATP, qui se fait grâce à l’ATP synthétase, complexe protéique ayant une fonction enzymatique. En microscopie électronique ce complexe apparaît sous forme de sphères pédonculées, la sphère étant positionnée dans la matrice de la mitochondrie.
Voir : oxydo-réduction.
Les molécules d’acide pyruvique formé dans le cytoplasme, par la glycolyse, pénètrent dans les mitochondries. C’est le point de départ d’une suite de réactions enzymatiques conduisant à des décarboxylations (par des décarboxylases) et des déshydrogénations (par des déshydrogénases).
Chaque molécule d’acide pyruvique (molécule à trois atomes de carbone) subit une première décarboxylation et une première déshydrogénation.
La molécule à deux atomes carbone restante (groupement acétyle de l’acide pyruvique ; CH3-CO) se fixe sur une molécule en C4 (quatre atomes de carbone) présente dans la matrice mitochondriale, et issue du cycle Krebs. La molécule en C6 formée s’engage dans une suite de réactions. Tout d’abord deux décarboxylations sont associées à deux déshydrogénations. Le corps C4 obtenu subit deux autres déshydrogénations. Un nouveau cycle peut recommencer, avec fixation d’un groupement acétyle.
À la fin du cycle de Krebs, les six atomes de carbone d’une molécule de glucose se retrouvent dans six molécules de CO2.
En outre, par les déshydrogénations, le cycle de Krebs a formé des transporteurs d’hydrogène (TH2).
La réoxydation des transporteurs TH2 produits lors du cycle de Krebs se fait au niveau membrane des crêtes mitochondriales. Les TH2 cèdent leurs électrons à une chaîne de transporteurs présents dans cette membrane, la chaîne respiratoire. Le transfert des électrons de transporteur en transporteur libère une énergie qui va servir au transport actif des protons, de la matrice vers l’espace intermembranaire. Cet espace accumule ainsi des protons qui ont tendance à retourner vers la matrice, moins riche en protons. Le flux de retour des protons se fait par les canaux à protons des sphères pédonculées. L’énergie libérée au cours de ce transfert permet la phosphorylation de l’ADP par l’ATP synthétase présente au niveau de ces sphères et la formation d’ATP.
La réoxydation des transporteurs TH2 produits lors du cycle de Krebs et cette phosphorylation constituent ce que l’on appelle la phosphorylation oxydative.
En fin de chaîne respiratoire, les électrons sont fixés par le dioxygène. C’est l’accepteur final. L’oxygène, ainsi réduit, réagit avec deux protons et forme de l’eau.