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glossaire:entrees:p:particule_en_suspension

Table des matières

particule en suspension

Définition

Environnement

Particule solide ou liquide, suffisamment petite pour être portée par l’eau ou l’air, d’origine anthropique ou naturelle.

e. f. (lat. particula, petite part).

Voir : anthropiqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biganthropique

Qui est relatif à l’homme.
, naturelplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bignaturel

Ce qui appartient à la nature ou est produit par elle, à l’exclusion des produits résultant de l’activité humaine.
.

Informations complémentaires

Différents types de particules

Le terme particule, utilisé dans le domaine de la qualité de l’air, recouvre les aérosols, les fumées, ou encore les poussières, termes approximatifs.

Mailles des filtres

Pour les classer plus précisément, une codification a été adoptée. Elle utilise l’abréviation anglaise PM (particulate matter c’est-à-dire, en français, matière particulaire). En fonction des filtres qui les laissent passer, on distingue les :

En milieu urbain, 80 % de la masse de l’ensemble des particules de taille inférieure à 10 µm (PM10) sont des particules inférieures à 2,5 µm (PM2,5). Par contre, à la campagne, dans les poussières occasionnées par les moissons, le pourcentage de ces dernières est très faible.

Catégories de particules

Entre chacune des limites déterminées par des dimensions de mailles de filtres laissant passer ou non les particules, on distingue quatre catégories de particules (voir schéma ci-dessous), les particules :

Voir : aérosolplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigaérosol

Ensemble de particules liquides ou solides en suspension dans l’air et de petite taille, entre 0,001 et 10 micromètres.
, argileplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigargile

Roche sédimentaire, terreuse, formée de minéraux de petite taille (inférieure à 2 micromètres), surtout de silicates d’aluminium hydratés.
, dieselplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdiesel

Carburant issu du raffinage du pétrole, destiné pour moteur Diesel (moteur à allumage par compression)
, micromètreplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmicromètre

Unité de longueur égale à un millionième de mètre représentée par le symbole µm.
, nanoparticuleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bignanoparticule

Particule en suspension de taille inférieure à 100 nanomètres, comprenant quelques centaines à quelques milliers d’atomes.
.

Fig. : Échelle des particules, terminologie, et barrières physiologiques à leur transmission dans le sang.

Barrières physiologiques

En fonction de leur dimension, les particules franchissent différentes barrières anatomiques. Les particules de taille :

Toxicité

Les particules en suspension offrent des surfaces d’adsorption à divers polluants (dioxyde de soufre, goudron, gaz nitreux, plomb, etc.), devenant ainsi particulièrement toxiques. C’est le cas de certains hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) qui, dans l’atmosphère, se trouvent en phase gazeuse et en phase particulaire. Les particules peuvent être à l’origine d’inflammations du système respiratoire, aggravant l’état de santé des personnes atteintes de maladies cardiaques. L’inflammation touchant des cellules pulmonaires fragilisées (par le vieillissement, par exemple) peut être potentiellement cancérogène.

Les maladies les plus surveillées du point de vue de l’exposition aux particules fines sont : l’asthme, le diabète, l’obésité, Alzheimer. La pandémie de la Covid-19 a montré l’importance des particules fines dans la transmission des virus et qu’elles sont des facteurs de comorbidité.

L’OMS estime que la mauvaise qualité de l’air est la cause, à l’échelle mondiale, de plus de 7 millions de décès prématurés chaque année. C’est devenue la première menace environnementale pour la santé humaine.

Voir : adsorptionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigadsorption

Propriété que possèdent des corps de fixer sur leur surface certaines molécules.
, cancérogèneplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcancérogène

Qualifie un agent (facteur physique ou chimique) provoquant l’apparition de cancer (prolifération cellulaire pathologique) ou en augmentant la fréquence.
, HAPplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigHAP

Famille de molécules dont certains sont très toxiques.
, inflammationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biginflammation

Réaction d’un organisme à une agression externe (infection, trauma, brûlure, allergie, etc.) ou interne (cellules cancéreuses).
, surmortalitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsurmortalité

Excès de mortalité au sein de populations humaines, animales ou végétales.
.

Origine des particules en suspension

Particules d'origine naturelle

Ces particules proviennent principalement d’éruptions volcaniques, de l’érosion éolienne (argile, sables fins, etc.), des feux de végétation, ou du monde vivant (pollen, fibres végétales, acariens microscopiques).

Voir : grain de pollenplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biggrain de pollen

Structure microscopique produite par les étamines (organes mâles des plantes à fleurs) porteuse de gamètes mâles.
, monde vivantplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmonde vivant

Ensemble des êtres vivants en interaction avec la matière et l’énergie constituant leur environnement.
.

Particules d'origine anthropique

Pour l’essentiel, les activités humaines en cause sont :

Pour les combustibles, les parts approximatives (en %) de PM1,0 attribuables à chacun d’entre eux sont : le bois, 60 % ; le gazole, 15 % ; le fioul domestique, 10 % ; le charbon, 2 % ; les 13 % restants se répartissant sur d’autres types de combustibles. Le recours au chauffage au bois est donc un facteur important dans la production des particules en suspension lors de la combustion. Les villes européennes où ce mode de chauffage est largement utilisé, peuvent présenter des pics pour la teneur atmosphérique, voisins de 150 μg/m3.

Voir : combustibleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcombustible

Composé chimique qui se consume en présence d’un corps oxydant (comburant) et d’énergie, dans une réaction chimique (combustion) générant de la chaleur.
, combustionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigcombustion 

Fait de brûler en libérant de l’énergie sous forme de chaleur (réaction exothermique).
.

Réflexion développement durable

Dans leur ensemble, les particules sont très surveillées quant à leurs effets sur la santé publique. Les organismes de veille sanitaire estiment que des niveaux d’exposition aux particules en suspension, même relativement faibles, accroissent le risque de mortalité, en plus d’être la cause de nombreuses maladies. Neuf citadins sur dix à travers le monde sont exposés à une pollution de l’air aux particules fines PM10 (données de l’OMS en 2014).

Voir : mortalitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmortalité

Mort d’un certain nombre d’individus pour une période déterminée.
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Normes pour l'atmosphère

Pour les PM10, les normes européennes établies en 2005 interdisent de dépasser la concentration de 50 microgrammes par mètre cube (50 μg/m3) en moyenne journalière plus de 35 jours/an et, en moyenne annuelle, 30 μg/m3.

Pour les PM2,5, l’Union européenne a fixé comme objectif 20 μg/m3 en moyenne annuelle. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise de ramener leur teneur dans l’atmosphère à 10 μg/m3. En France, les valeurs observées se situent entre 14 à 19 μg/m3.

Dans les pays développés, la situation a tendance à s’améliorer, avec des valeurs proches des seuils à respecter. C’est le cas des pays d’Europe du Nord (Finlande, Norvège, Suède), des États-Unis, de l’Australie. En France, la baisse de la concentration moyenne en particules est régulière depuis 2000 (30 % de baisse, mais avec des pics qui subsistent).

En 2020, la Commission européenne a traduit la France devant la Cour de justice de l’Union européenne pour non-respect des valeurs limites fixées pour les particules PM10. Mais la plupart des pays européens ne respectent pas les normes qu’ils ont eux-mêmes votées !

Par contre, la pollution aux particules s’aggrave dans les pays en développement, le Pakistan étant le pays le plus à risques, avec des pics pour certaines villes entre 300 et 500 µg/m3.

Voir : OMSplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigOMS [alias]

Voir : Organisation mondiale de la santé.
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