Utilisation excessive, parfois compulsive, des outils numériques tels que : téléphones « mobiles » disposant de nombreuses applications (téléphones dits « intelligents » ou smartphones) et ordinateurs.
e. f.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a déjà alerté sur ce phénomène en le caractérisant comme une addiction à internet (une dépendance), tout en précisant que c’était une maladie à part entière. Cette alerte de l’OMS répond à un constat assez commun aujourd’hui, l’acquisition du premier téléphone portable se fait de plus en plus précoce, et, d’une façon générale, les écrans (tablettes, smartphones, et télévisions), occupent une part croissante dans la vie des jeunes enfants et adolescents, au détriment d’autres activités, transformant leur manière de vivre et d’apprendre.
Ce constat est problématique puisque l’enfance et l’adolescence sont des périodes de grande vulnérabilité l’individu étant en construction, particulièrement au niveau cérébral, la surexposition aux écrans comportant alors des risques d’effets néfastes.
L’obésité et le diabète sont en lien avec la sédentarité résultant du temps passé devant les écrans, et d’une alimentation souvent déséquilibrée par une attention capturée par les écrans.
Voir : diabèteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigdiabète
Maladie non transmissible correspondant à un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par l’alimentation se traduisant par un taux élevé de glucose dans le sang (hyperglycémie)., métaboliqueplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigmétabolique [alias]
Voir : métabolisme., obésitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigobésité
Excès de masse grasse d’un organisme ayant des conséquences néfastes pour sa santé., sédentarisationplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsédentarisation
Fait, pour un nomade, de se fixer durablement en un lieu, où il pourra pratiquer l’agriculture et l’élevage..
Ces risques sont l’anxiété, la dépression, et la tendance à se replier sur soi-même, à se couper du réel et à se réfugier dans le monde virtuel, celui-ci semblant moins compliqué que le réel.
La technique du « scrolling », c’est-à-dire du défilement en continu des écrans sur les smartphones et les tablettes pour capter des nouvelles (en général non vérifiées) se fait presque de façon automatique.
Plusieurs fonctions peuvent être affectées.
L’ensemble des aptitudes mentales (mémoire, attention, langage) qui permettent aux individus de penser, d’apprendre, de raisonner et de résoudre efficacement des problèmes peuvent être affectées par la surexposition.
Cette diminution des interactions verbales avec les parents conduit à un appauvrissement du langage. Ce dernier ayant lui-même d’autres conséquences.
La surexposition réduit les interactions sociales (communication, coopération, empathie) dont on connaît l’importance sur le développement de l’enfant. La désocialisation est très étudiée pour les risques de retards dans le développement cognitif qu’elle induit.
Alors que l’utilisation des écrans est devenue incontournable, il est difficile de faire la part entre les effets positifs et négatifs sur le développement des enfants des contenus numériques, tant ceux-ci sont nombreux, mais il faut insister sur le fait qu’il existe de nombreuses applications éducatives franchement positives.
Le cyberharcèlement par les réseaux sociaux, et ses notifications toxiques incessantes, est parfaitement identifié comme ayant des effets dévastateurs sur la santé mentale des enfants.
Les jeux d’argent et de hasard qui s’appuient sur des mécanismes qui suscitent l’espoir de récompense, contribuent à cette addiction. Ils favorisent un usage compulsif avec perte de contrôle. Ils conduisent progressivement à l’addiction et à un usage excessif.
Brainrot est un mot anglais, très en vogue, désignant la dégradation mentale résultant de l’état d’obsession causé par le flot incessant de contenus de qualités médiocres et addictifs, captés sur Internet.
L’intrusion de l’IA en tant que source d’informations a contribué à un accroissement considérable des inquiétudes :
Voir : intelligence artificielleplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigintelligence artificielle
Ensemble des théories et des techniques s’appuyant sur de puissants outils informatiques, qui permettent de réaliser des machines capables de simuler les processus cognitifs humains. .
Une source réflexion pouvant être proposée est la difficulté qui réside dans le fait de savoir si ce sont les écrans qui génèrent tel ou tel type de troubles ou si ces troubles préexistent.
La liste des griefs que l’on peut imputer à ces nouvelles technologies est longue ! Face à ces réserves, certains auteurs font remarquer que chacun de ces risques n’ont pas une seule cause, et que, « scientifiquement », on ne peut leur attribuer tous les dommages cognitifs qu’on leur impute. Le même type d’interrogation (lier une cause à un effet) eut lieu avec les climatosceptiques avant que l’avalanche de données scientifiques repousse le doute… sauf pour des personnes comme Trump ! La même difficulté, existe toujours, avec le phénomène complexe de surmortalité dans les colonies d’abeilles, les causes d’effondrement, étant multiples.
Voir : surmortalitéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigsurmortalité
Excès de mortalité au sein de populations humaines, animales ou végétales..