Système de surveillance consistant à enregistrer et à évaluer les effets indésirables résultant de l’utilisation des médicaments à usage humain et/ou vétérinaire.
n. f.
Les effets indésirables observés sont divers : décès, invalidité, dérèglement physiologique, anomalie ou malformation congénitale, etc. La pharmacovigilance repose sur le signalement de ces effets par les professionnels de santé, qui les déclarent à des centres régionaux (CRPV), où ils sont évalués et transmis à la structure de coordination, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).
Les entreprises pharmaceutiques doivent informer l’ANSM des effets indésirables portés à leur connaissance.
Voir : ANSMplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigANSM [alias]
Voir : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé..
De nombreux médicaments, causes de troubles graves, ont conduit au renforcement des règles de la pharmacovigilance. On peut citer :
Un autre enseignement de ces drames fut de montrer la difficulté d’extrapoler à l’homme les études expérimentales sur l’animal, les expériences conduites sur le rat n’ayant pas fait ressortir d’effet néfaste du thalidomide.
Aujourd’hui, on lui reconnaît des effets très positifs, en particulier sur les vaisseaux sanguins, mais son utilisation se fait à chaque fois dans le cadre d’une surveillance très stricte.
Voir : ANSMplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigANSM [alias]
Voir : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé., Haute autorité de santéplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigHaute autorité de santé
En France, autorité publique indépendante à vocation scientifique, dont les missions sont relatives à l’assurance maladie.,
Pour le Thalidomide et le Médiator, ce fut l’obstination de médecins, de scientifiques et d’associations, face au milieu pharmaceutique, qui permit de prouver les effets néfastes d’un médicament et de lancer un débat éthique.
Dans le cas des pilules contraceptives de 3e et 4e générations, il a fallu attendre une action en justice pour connaître les risques. Jusque là, une grande partie des médecins français ont paru ne tenir aucun compte, ni des informations scientifiques à leur disposition, ni de la recommandation de la Haute autorité de santé.
On retrouve ici l’importance de la protection juridique des lanceurs d’alertes et de la mise en œuvre du principe de précaution quand un danger de santé publique est décelé.
Voir : lanceur d'alerteplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_biglanceur d’alerte
Personne dénonçant un risque pour l’environnement et la santé des populations, en rapport avec de nouveaux produits ou de nouvelles pratiques., principe de précautionplugin-autotooltip__small plugin-autotooltip__blue plugin-autotooltip_bigprincipe de précaution
Outil de gestion des risques vis à vis de dommages imprévisibles et incertains pour la santé humaine, pour la faune et la flore ou pour l’environnement, que ferait peser une action ou une politique donnée..
En France, la pharmacovigilance s’est mise à la suite drame du Thalidomide qui fut à l’origine de 10 000 nouveaux nés mal formés (voir ci-dessus). Aux États-Unis, en 1962, alors que ce médicament n’était pas commercialisé, une loi fut adoptée pour exiger des laboratoires qu’ils démontrent l’efficacité de leurs médicaments. Il en résulte la mise en place d’un système de phases d’essais cliniques.
Aujourd’hui, la pharmacovigilance se fonde de plus en plus sur des données numériques de masse qui utilise des informations venant de différentes sources.