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====== restauration de la nature ======
===== Définition =====
==== Environnement ====
Ensemble d’actions visant à améliorer la structure et le fonctionnement des écosystèmes dégradés ou détruits, dans l'objectif d'améliorer leur résilience et leur biodiversité.
**n. f.** (lat. //restaurare//).
**Voir** : [[glossaire:entrees:b:biodiversite|biodiversité]], [[glossaire:entrees:e:ecosysteme|écosystème]], [[glossaire:entrees:f:fonction|fonction]], [[glossaire:entrees:n:nature|nature]], [[glossaire:entrees:r:resilience|résilience]], [[glossaire:entrees:s:structure|structure]].
===== Informations complémentaires =====
Nous avons également créé une entrée « restauration de la biodiversité», les deux expressions étant couramment utilisées avec des sens légèrement différents, bien que les objectifs soient très proches. Cette entrée apporte des informations et des réflexions qui précisent les objectifs.
Pour la loi européenne sur la restauration de la nature, voir ci-dessous la rubrique « Réflexion développement durable ».
**Voir :** [[glossaire:entrees:r:restauration_de_la_biodiversite|restauration de la biodiversité]].
==== Obstacles et risques ====
=== Irréversibilité des dégradations ===
Les restaurations d’écosystèmes anciens ayant été dégradés n’aboutissent que rarement à une reconstitution à l’identique de l’ensemble biotope-biocénose tel qu’il était avant que commence le processus de dégradation. En fait, les destructions sont souvent irréversibles, fondamentalement en raison du fait que les réseaux trophiques, les relations inter- et intraspécifiques sont d’une immense complexité, une multitude de facteurs biotiques et abiotiques interagissant les uns sur les autres. Les changements climatiques et sociaux-économiques sont à ajouter aux facteurs rendant impossible le retour à un état antérieur.
**Voir :** [[glossaire:entrees:b:biocenose|biocénose]], [[glossaire:entrees:b:biotope|biotope]], [[glossaire:entrees:c:changement_climatique|changement climatique]], [[glossaire:entrees:f:facteur_abiotique|facteur abiotique]], [[glossaire:entrees:f:facteur_biotique|facteur biotique]], [[glossaire:entrees:r:relation_interspecifique|relation interspécifique]], [[glossaire:entrees:r:relation_intraspecifique|relation intraspécifique]], [[glossaire:entrees:r:reseau_trophique|réseau trophique]].
=== Imprévisibilité des changements futurs ===
En outre, les effets des changements climatiques sont difficiles à anticiper : augmentation des fréquences et intensités des sècheresses, et aussi des températures extrêmes, et/ou encore modification des pluviométries. Les opérations de restauration nécessitent donc de prévoir des adaptations régulières.
Toutefois, un certain fatalisme prédomine plutôt, et toutes les actions qui sont lancées le sont avec l’idée de l’inéluctabilité d’une dégradation profonde de la biodiversité.
**Voir :** [[glossaire:entrees:a:adaptation|adaptation]], [[glossaire:entrees:p:pluviometrie|pluviométrie]], [[glossaire:entrees:s:secheresse|sècheresse]].
=== Le coût des travaux ===
Le coût d’une renaturation peut être élevé. Il dépend de la quantité et de la nature des travaux à engager sur les infrastructures qu’il s’agit de faire disparaître. Cela implique :
* la démolition du bâti et l’enlèvement des revêtements des sols ;
* la dépollution des sols ;
* le travail des sols et la constitution d’un anthroposol.
**Voir :** [[glossaire:entrees:a:anthroposol|anthroposol]], [[glossaire:entrees:d:depollution|dépollution]], [[glossaire:entrees:s:sol|sol]].
==== Les actions ====
Globalement, l’objectif est la reconstruction d’habitats favorables à la flore et à la faune pour retrouver une biocénose fonctionnelle grâce à des corridors écologiques.
Les actions d'aménagement pour rendre les villes plus durables vont dans le même sens, même s’il ne s’agit pas de restauration de la nature.
**Voir :** [[glossaire:entrees:c:corridor_ecologique|corridor écologique]], [[glossaire:entrees:f:faune|faune]], [[glossaire:entrees:f:flore|flore]], [[glossaire:entrees:h:habitat|habitat]], [[glossaire:entrees:v:ville_durable|ville durable]].
=== Interventions sur les infrastructures ===
Il peut s’agir :
* du démantèlement de barrages ;
* de la restructuration des cours d’eau ;
* de redonner une porosité au sol pour permettre l’infiltration de l’eau ;
* dépollution de sols.
**Voir :** [[glossaire:entrees:b:barrage|barrage]], [[glossaire:entrees:p:porosite|porosité]].
=== Interventions sur la biodiversité ===
Il peut s’agir de :
* la restauration de zones humides et de forêts adjacentes ;
* la reforestation ;
* la végétalisation ;
* la réintroduction d’espèces : plantes, animaux, bactéries, champignons indispensables à l’écosystème à restaurer (espèces clés de voûte, en particulier) ;
* l’éradication d’espèces non désirées, notamment les espèces exotiques envahissantes.
**Voir :** [[glossaire:entrees:e:eradication|éradication]], [[glossaire:entrees:e:espece_cle_de_voute|espèce clé de voute]], [[glossaire:entrees:r:reforestation|reforestation]], [[glossaire:entrees:r:reintroduction_d’especes|réintroduction d’espèces]], [[glossaire:entrees:v:vegetalisation|végétalisation]], [[glossaire:entrees:z:zone_humide|zone humide]].
===== Réflexion développement durable =====
Redonner leur fonctionnalité aux écosystèmes ayant été dégradés, fait qu’ils rendent de nouveau les services écosystémiques qui étaient les leurs.
==== Europe : le Pacte vert ====
L’Europe, avec le Pacte vert (Green Deal), compte :
* améliorer la productivité agricole ;
* augmenter la résilience au changement climatique ;
* freiner la perte de biodiversité et même la restaurer ;
* réduire les risques d'inondations, de sécheresses et de vagues de chaleur.
Dans le cadre du Pacte verte, la restauration de la nature fait l’objet de la composante 6 (Préserver et restaurer les écosystèmes et la biodiversité). Les11 composantes du pacte étant toutes interdépendantes, si la loi de restauration de la nature avait été rejetée en 2023 (voir la rubrique ci-dessous), c’est l’ensemble du Pacte qui eut été déséquilibré.
**Voir :** [[glossaire:entrees:i:inondation|inondation]], [[glossaire:entrees:p:pacte_vert|Pacte vert]], [[glossaire:entrees:r:restauration_de_la_biodiversite|restauration de la biodiversité]], [[glossaire:entrees:s:secheresse|sécheresse]], [[glossaire:entrees:s:service_ecosystemique|service écosystémique]].
=== La loi européenne sur la restauration de la nature ===
La loi vise à restaurer
* 20 % des terres et espaces marins à l’échelle de l’UE d’ici 2030 ;
* 100 % des terres dégradées d’ici 2050 ;
* 30 % des tourbières drainées utilisées en agriculture d’ici 2030.
**Voir :** [[glossaire:entrees:t:tourbiere|tourbière]].
==== Europe : Projet « Restaurer notre océan et notre milieu aquatique » ====
Le projet européen « Restaurer notre océan et notre milieu aquatique » prévoit un ensemble d’actions destinées à parvenir à la neutralité climatique, et restaurer la nature en protégeant et en restaurant la biodiversité dans le milieu aquatique, en réduisant la pollution, en favorisant une économie bleue durable et en développant le jumeau numérique européen de l'océan.
Les actions prévues sont diverses. Ce sont :
* des solutions de protection et de restauration pour les habitats côtiers et marins dégradés ;
* la protection et la restauration des zones humides, des plaines inondables, des zones humides côtières et des marais salins du Danube ;
* des actions visant à prévenir et à réduire au minimum la pollution chimique dans la Méditerranée et à y remédier ;
* la mise sur le marché de produits et solutions à base d'algues dans les bassins de la mer Baltique et de la mer du Nord ;
* la prévention et l'élimination des déchets, des plastiques et des microplastiques – des solutions innovantes pour des cours d'eau européens sans déchets ;
* la réduction des déchets et de la pollution du milieu marin au moyen d'engins de pêche intelligents et ayant une faible incidence sur l'environnement ;
* l'intégration des données relatives à la surveillance de la biodiversité dans le jumeau numérique de l'océan (voir ci-dessous) ;
* la création d'une bibliothèque électronique d'espèces marines et d'eau douce ;
* la mise au point de modèles commerciaux axés sur les communautés locales pour la culture océanique ;
Tous les États membres de l'UE participent à ce projet, en menant des actions qui vont de la mer Baltique et de la mer du Nord, à la mer Méditerranée en passant par le Danube et dans l'ensemble de l'Atlantique.
**Voir :** [[glossaire:entrees:c:cours_d'eau|cours d'eau]], [[glossaire:entrees:e:eau_douce|eau douce]], [[glossaire:entrees:m:microplastique|microplastique]].
=== Jumeau numérique ===
Le jumeau numérique de l'océan sera une plateforme numérique ayant pour ambition de fournir « une description virtuelle cohérente, à haute résolution, multidimensionnelle et en temps quasi réel et à venir de l'océan », afin d’ aider les décideurs politiques internationaux, les gouvernements nationaux, les chercheurs, les entreprises, les ONG et les citoyens à concevoir les moyens les plus efficaces pour restaurer et protéger les habitats marins et côtiers, à soutenir les marchés durables de l'économie bleue, ainsi qu'à atténuer le changement climatique et à s'y adapter.
==== Europe : les résistances au changement ====
=== Adoption du règlement européen sur la nature ===
La Commission européenne, en 2022, a proposé un texte de la loi pour la restauration de la nature. Ce texte, initialement, visait à restaurer d’ici 2030, 20% des écosystèmes terrestres et marins dégradés, et prévoyait l’extension de zones riches en biodiversité (haies, mares, jachères, tourbières, etc.).
Malgré le contexte de la crise agricole de janvier 2024 et les attaques de ceux qui pensent que la restauration de la nature est dangereuse pour l’économie (voir ci-dessous), la loi a été adoptée en février 2024, avec une courte majorité, après avoir perdu en 2023 beaucoup de sa substance, notamment sur la question de la restauration des agrosystèmes. Malgré tout, l’avenir a été préservé, tout en faisant avancer l’Europe dans son ensemble d’un petit pas !
Néanmoins, face à la crise de janvier 2024, la Commission européenne a cédé sur l’obligation de mise en jachère et abandonné la réglementation visant à diviser par deux l’usage des pesticides. Elle revenait ainsi sur les « conditionnalités environnementales » (voir cette entrée).
En juin 2024, la loi a été validée par le Conseil des ministres européens (Conseil de l’UE) de l’environnement.
**Voir :** [[glossaire:entrees:c:commission_europeenne|Commission européenne]], [[glossaire:entrees:c:conditionnalite_environnementale|conditionnalité environnementale]], [[glossaire:entrees:c:conseil_europeen|Conseil européen]], [[glossaire:entrees:e:ecosysteme|écosystème]], [[glossaire:entrees:h:haie|haie]], [[glossaire:entrees:j:jachere|jachère]], [[glossaire:entrees:p:pesticide|pesticide]], [[glossaire:entrees:u:union_europeenne|Union européenne]].
=== Les attaques politiques contre le projet ===
De puissantes forces politiques se sont opposées au projet. Ce sont les forces pour lesquelles la sauvegarde de la Planète n’est pas une priorité, et qui s’opposent, en toute circonstance, à l’idée d’imposer aux États des objectifs contraignants de restauration des terres et espaces marins dégradés par la pollution, ou encore de réduire l’exploitation intensive des ressources naturelles. Ces forces dénonçaient un texte nuisible à la production agricole et à l’activité économique, et demandaient le rejet de l’intégralité du texte, sous le prétexte de défendre la volonté des habitants des zones rurales.
Les forces qui font tout pour retarder la lutte contre les changements climatiques (envisageant même de sortir de l’Accord de Paris), ne sont pas à l’œuvre qu’au Parlement européen, elles ont été repoussées de justesse aux élections en Espagne, en 2023.
**Voir :** [[glossaire:entrees:a:accord_de_paris|Accord de Paris]], [[glossaire:entrees:p:pollution|pollution]], [[glossaire:entrees:r:ressource_naturelle|ressource naturelle]].
=== L’idée d’une « Pause réglementaire » ===
En 2023, peu de temps avant le vote de la loi pour la restauration de la nature, le premier ministre belge, reprenant le thème d’une déclaration ambiguë du président français, disait : « Je demande que l’on appuie sur pause. Pas sur la réduction du CO2, mais sur tout ce qui, à proprement parler, n’est pas lié au réchauffement climatique. »
Sa déclaration avait l’avantage d’être claire. C’était une attaque contre le règlement européen sur la nature, plus insidieuse, moins frontale que les attaques politiques sur le fond. La volonté de freiner les changements était claire.
Le vice-président de la Commission européenne s’opposa à cette idée de « pause », en déclarant : « On n’a pas le choix. On n’a pas le luxe de pauses, ni dans la politique climatique, ni dans la protection de notre biodiversité ». Il renvoyait ainsi au principe, largement étayé scientifiquement, selon lequel tout se tient dans l’environnement, climat, et biodiversité, mais aussi pollution et ressources en eau, pesticides et biodiversité, etc.
==== Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes 2021-2030 ====
La « Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes 2021-2030 », est une initiative de l'Organisation des Nations Unis ayant pour objectif d’intensifier, à l’échelle mondiale, la restauration d'écosystèmes dégradés ou détruits, de façon à lutter contre le changement climatique, à renforcer la biodiversité, la sécurité alimentaire et l'accès à l'eau potable.
**Voir :** [[glossaire:entrees:e:eau_potable|eau potable]], [[glossaire:entrees:e:ecosysteme|écosystème]], [[glossaire:entrees:s:securite_alimentaire|sécurité alimentaire]].
==== Objectif de développement durable (ODD) et cible ====
=== ODD concerné ===
La question de la restauration de l'environnement est traitée par les ODD :
* 6 – Eau propre et assainissement : Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ;
* 14 - Vie aquatique : Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable ;
* 15 - Vie terrestre : Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des terres et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité.
**Voir :** [[glossaire:entrees:o:odd|ODD]], [[glossaire:entrees:r:ressource_marine|ressource marine]].
**ODD-N° :** 6, 14, 15.
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=== Cible concernée ===
Les cibles plutôt concernées sont les :
* 6.6 - Protection et restauration des écosystèmes : D’ici à 2020, protéger et restaurer les écosystèmes liés à l’eau, notamment les montagnes, les forêts, les zones humides, les rivières, les aquifères et les lacs. 6.6 : D’ici à 2020, protéger et restaurer les écosystèmes liés à l’eau, notamment les montagnes, les forêts, les zones humides, les rivières, les aquifères et les lacs ;
* 14.2 - Écosystèmes marins et côtiers : D’ici à 2020, gérer et protéger durablement les écosystèmes marins et côtiers, notamment en renforçant leur résilience, afin d’éviter les graves conséquences de leur dégradation et prendre des mesures en faveur de leur restauration pour rétablir la santé et la productivité des océans ;
* 15.1 - Préservation des écosystèmes terrestres : D’ici à 2020, garantir la préservation, la restauration et l’exploitation durable des écosystèmes terrestres et des écosystèmes d’eau douce et des services connexes, en particulier les forêts, les zones humides, les montagnes et les zones arides, conformément aux obligations découlant des accords internationaux ;
* 15.2 - Gestion durable des forêts : D’ici à 2020, promouvoir la gestion durable de tous les types de forêt, mettre un terme à la déforestation, restaurer les forêts dégradées et accroître considérablement le boisement et le reboisement au niveau mondial ;
* 15.3 - Dégradation des sols : D’ici à 2030, lutter contre la désertification, restaurer les terres et sols dégradés, notamment les terres touchées par la désertification, la sécheresse et les inondations, et s’efforcer de parvenir à un monde sans dégradation des sols.
===== Réflexion pédagogique =====
Il est intéressant de réfléchir aux intérêts réciproques, d’une part des actions de référencement et d’échantillonnage des espèces pour réaliser des collections d’individus vivants (parcs nationaux, Réserves de biosphère, etc.) en vue de préserver la biosphère (patrimoine vivant, et milieux de vie), et d’autre part des programmes de réensauvagement et ou de restauration.
Bien entendu, on réfléchira aussi à l’intérêt écosystémique douteux des programmes technologiques de désextinction.
En outre, on doit aussi réfléchir au fait que si nous nous soucions de la nature, c’est en pensant d’abord aux services écosystémiques qu’elle nous rend, et donc en pensant à notre survie, même si, dans le même temps, nous prenons conscience qu’éthiquement la nature a des valeurs intrinsèques que nous devons respecter !
**Voir :** [[glossaire:entrees:b:biosphere|biosphère]], [[glossaire:entrees:d:desextinction|désextinction]], [[glossaire:entrees:i:individu|individu]], [[glossaire:entrees:p:parc_national|parc national]], [[glossaire:entrees:r:reserve_de_biosphere|Réserve de biosphère]].
===== Remarque linguistique et/ou historique =====
Les concepts de réensauvagement, restauration, réhabilitation et renaturation sont souvent utilisés avec le même sens, celui de rendre plus naturel un milieu qui a été dégradé par l’homme. Pourtant, on peut tenter d’établir des nuances.
**Voir :** [[glossaire:entrees:r:reensauvagement|réensauvagement]], [[glossaire:entrees:r:rehabilitation|réhabilitation]], [[glossaire:entrees:r:renaturation|renaturation]].
==== Réhabilitation et restauration ====
Alors que la réhabilitation consiste à rendre une fonctionnalité écologique à un site qui a été dégradé, mais sans chercher à lui rendre son état antérieur, la restauration écologique vise à son retour à un état proche de celui d'origine. La restauration a été conceptualisée et mise en œuvre vers 1935 pour faire face à la dégradation d’espaces utiles à l’agriculture, avec comme objectif une référence fonctionnelle connue (prairies, par exemple). Par ailleurs, les Nations Unies ont adopté une résolution déclarant la décennie 2021–2030 comme celle de la restauration des écosystèmes.
Les travaux qu’impliquent ces actions peuvent nécessiter des budgets importants pour enlever des sols polluer et les remplacer avec l’objectif choisi, restaurer ou réhabiliter.
==== Renaturation et restauration ====
Si on veut établir une distinction entre les concepts de restauration et de renaturation, on peut remarquer que le premier met en avant l’action de l’homme, alors que le second insiste sur la recolonisation d’un espace dégradé, par des entrées naturelles de la faune et de la flore.
**Voir :** [[glossaire:entrees:c:colonisation|colonisation]], [[glossaire:entrees:f:faune|faune]], [[glossaire:entrees:f:flore|flore]].
==== Renaturation et réensauvagement ====
Lorsque que la renaturation concerne la réintroduction d’espèces sauvages (prédateurs en particulier), on parle plutôt de réensauvagement.
L’objectif du réensauvagement est de retrouver les fonctions initiales d’un écosystème dégradé, c’est-à-dire que la composition initiale de l’écosystème peut changer, mais celui-ci retrouve une fonctionnalité.
=== Réintroduction de prédateurs ===
Le concept de réensauvagement a émergé dans les années 1990 avec la réintroduction du loup en 1995 dans le parc national de Yellowstone aux États-Unis. La prédation des herbivores sauvages par le loup a conduit à un nouvel équilibre de ces écosystèmes naturels.
Introduire des grands prédateurs nécessite souvent de grandes zones sans activité humaine. Un des grands conflits possible est celui avec les éleveurs. Il est donc parfois difficile de concilier les conséquences du réensauvagement avec les populations locales.
**Voir :** [[glossaire:entrees:h:herbivores|herbivores]], [[glossaire:entrees:p:predateur|prédateur]].
=== Réintroduction de grands herbivores ===
L’implantation de grands herbivores de races rustiques également dans le cadre du réensauvagement, mais pour d’autres écosystèmes.
==== Réensauvagement et restauration ====
La restauration s’impose dans les cas de fragmentation des écosystèmes créant de trop petits espaces, déconnectés des espaces naturels, empêchant les processus naturels de fonctionner rendant problématique les chances d’un réensauvagement.
=== Approches passives ===
Les approches passives reposent sur des réserves biologiques intégrales qui sont totalement protégées de la pression humaine.
=== Approches actives ===
Dans les approches actives, c’est l’Homme qui intervient toujours, par exemple en réintroduisant certaines espèces prédatrices.